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Idées reçues sur les territoires. Les villes plus riches que les campagnes : vrai ou faux ? (étude cartographique du Cget)

5 février Version imprimable de cet article Version imprimable

Idées reçues sur les territoires
Les villes plus riches que les campagnes : vrai ou faux ?

En 2015, le revenu disponible médian en France métropolitaine était de 20 566 euros par an par unité de consommation*. De forts écarts de niveau de vie se font cependant sentir entre les 13 régions, mais aussi au sein même de ces territoires. Où les disparités de revenus sont-elles les plus inégalitaires du pays ? « Quartiers & Territoires » distingue le vrai du faux…

[…] Le constat

Certes, la France connaît de forts contrastes de niveau de vie entre ses 13 régions. C’est ainsi en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes que les habitants disposent des revenus médians annuels les plus élevés du pays. A contrario, ceux des Hauts-de-France, de la Corse et de l’Occitanie ont les revenus les plus modestes.
Île-de-France : 22 639 € (par unité de consommation, en 2015).
Auvergne-Rhône-Alpes : 21 231 €.
Hauts-de-France : 18 982 €.
Corse : 19 247 €.
Occitanie : 19 672 €.

Concrètement, les habitants des Hauts-de-France ont des niveaux de revenus près de 20 % inférieurs à ceux de la région capitale. Un décalage encore plus marqué avec La Guyane et Mayotte, parmi les plus faibles niveaux de revenus de l’Union européenne.

Mais, ces écarts de revenus apparaissent de manière plus sensible quand on les observe à l’échelle infrarégionale et que l’on compare les territoires les plus urbains et les plus ruraux :
les grandes aires urbaines concentrent les très hauts revenus ;
les pôles urbains, de manière générale, accueillent des habitants plus pauvres que leur couronne et présentent les revenus parmi les plus inégalitaires du pays. Les plus grands pôles urbains (+10 000 emplois) renferment même les plus forts écarts entre populations riches et populations pauvres du pays ;
les couronnes périurbaines de ces grands pôles présentent, quant à elles, les revenus les plus homogènes et plutôt élevés ;
les territoires ruraux, notamment les communes dites « isolées » (hors de l’influence des pôles et de toute aire urbaine), connaissent les écarts de richesse les moins marqués. Mais, quoique plus égalitaires, ils disposent d’un revenu médian inférieur à celui de tous les autres types d’espaces. Ils comptent parmi ceux où la pauvreté des populations est la plus marquée, en France. Une caractéristique qu’ils partagent avec les territoires les plus fragiles des grands pôles urbains.

L’analyse

La comparaison des revenus médians régionaux apporte un premier éclairage global sur les grands équilibres nationaux. Mais elle doit être complétée par une analyse plus fine des disparités qui existent à l’intérieur même des régions. Notamment au prisme du degré d’urbanisation d’un territoire : c’est, en effet, une clé essentielle pour comprendre les inégalités de revenus en France.

* Pour comparer les niveaux de vie de ménages de taille ou de composition différente, l’Insee utilise une mesure du revenu corrigé par « unité de consommation ».

Focus sur Lyon […]

Extrait de cget.gouv.fr du 30.01.19 : Les villes plus riches que les campagnes : vrai ou faux ?

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