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Publication prochaine du rapport Azema-Mathiot : "conforter, adapter et cogérer la politique d’éducation prioritaire", "en finir avec les effets de seuil..."

11 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Rentrée : JM Blanquer entre satisfaction, esquives et annonces

"On pourra toujours trouver des problèmes mais..." La formule résume assez bien les réponses de JM Blanquer aux questions des députés de la Commission de l’éducation de l’Assemblée nationale le 10 septembre. Le ministre vante la qualité du dialogue social qu’il mène depuis un an, juge la réforme du lycée enthousiasmante et les dédoublements efficaces. Ce qui a changé c’est une certaine prudence sur l’avenir de l’école du socle ou des directeurs d’école. Et déjà une remise en question de l’éducation prioritaire.

(...) La réforme du prioritaire

Finalement le principal apport de cette réunion concerne l’éducation prioritaire. Le ministre annonce la remise prochaine (en septembre) du rapport Azema Mathiot. "L’objectif est d’en finir avec les effets de seuil", dit JM Blanquer. "On doit arriver à mieux cibler les élèves qui en ont besoin. On doit avoir une vision pas seulement territoriale mais individuelle". Des propos qui pourraient indiquer l’abandon de la labellisation.

F Jarraud

Extrait de cafepedagogique.net du 11.09.19

 

Les politiques d’éducation prioritaire en France – un bref état des lieux

Par Ariane Azéma et Pierre Mathiot
Inspectrice Générale de l’Education Nationale et Politiste, Directeur de Sciences Po Lille

L’éducation prioritaire est un axe structurant des politiques scolaires françaises depuis 1981. Pourtant, les études menées sur ses résultats montrent qu’elle n’a pas significativement modifié le déterminisme social affectant les résultats scolaires des élèves concernés. Chargés d’une mission sur le thème « Territoires et réussite scolaire », les auteurs disent pourquoi il convient malgré tout selon eux de conforter, adapter et cogérer la politique d’éducation prioritaire.

La France a mis en place une politique publique dite d’éducation prioritaire en 1981, sous l’égide du ministre socialiste de l’Éducation Nationale Alain Savary. Une circulaire ministérielle publiée dès le 1er juillet 1981 créait des « zones prioritaires » au profit desquelles l’État prévoyait d’allouer des moyens spécifiques dans le but de compenser des inégalités scolaires jugées inacceptables. Il s’agissait alors d’une évolution historique dans le sens où l’État rompait là avec le principe de l’égalité formelle de traitement entre l’ensemble des établissements, des personnels et des élèves et installait ce qui s’apparentait de facto à une politique de discrimination positive.

Depuis presque 40 ans, cette politique constitue un axe structurant des politiques scolaires françaises. Elle bénéficie aujourd’hui à près de 20 % du total des écoliers et des collégiens[1]. ...

Extrait de aoc.media/opinion (article payant mais essais gratuits) du 11.09.19

 

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