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"Education prioritaire : il y a urgence pour une autre politique" (une affiche de Cgt Educ’Action)

7 décembre 2020 Version imprimable de cet article Version imprimable

ÉDUCATION PRIORITAIRE
Il y a urgence pour une autre politique
Donnons plus à celles-ceux qui ont le moins

Pourquoi le projet Elimas veut liquider l’Éducation prioritaire ?
À chaque réforme, on nous explique que l’Éducation prioritaire ne remplirait pas sa mission : difficultés et inégalités qui perdurent, étiquette « stigmatisante » créant fuite des élèves les moins en difficultés et une ghettoïsation, multiplicité des labels non lisibles…

Au prétexte que la carte des réseaux actuelle oublie les LP, les zones rurales défavorisées et les écoles isolées, une expérimentation dans les académies d’Aix‐Marseille, Lille et Nantes va créer des « contrats passés entre les établissements et les rectorats sur la base de leur projet ». Selon la secrétaire d’État à l’Éduc prio, il y aura un « cadrage et une grille d’indicateurs nationaux ». Or , instaurer un cadre national avec des indicateurs (lesquels ?) et attribuer des moyens locaux par
« projet », c’est incompatible.
Cette réforme n’a qu’un seul objectif : réduire l’Éducation prioritaire au minimum tout en accentuant la concurrence entre établissements par ces contrats de trois ans. D’ailleurs, Nathalie Elimas dit elle‐même que les moyens économisés pourraient servir ailleurs ou à « une autre politique de rémunération des enseignant·es ». La CGT Éduc’action s’oppose à cette expérimentation inspirée du rapport Azema‐Mathiot
et qui vise, à terme, à liquider les REP. Puisqu’effectivement lycées, ruralité « pauvre » et écoles isolées sont oubliés, elle exige leur intégration dans une carte refondée de l’Éducation prioritaire avec les moyens de cette extension.

 

DIVISER POUR MIEUX REGNER

Expérimenter … pour mieux généraliser !
Seules 3 académies « provinciales » seront pilotes pour ces « contrats d’établissements ». On évite ainsi les académies parisiennes souvent fortement mobilisées...
Les REP+ épargnés… pour le moment ! Les établissements REP+, les plus défavorisés, ne seraient pas touchés mais rien n’indique que leur situation sera
maintenue durablement, alors même que leurs moyens se sont déjà réduits dans
plusieurs académies.
Ruralité contre quartiers populaires !
Il faudrait choisir la répartion des moyens entre ruralité et zones urbaines défavorisées… C’est surtout une répartition de la pénurie et une bataille assurée entre zones géographiques qui sont imposées.

 

QUELS CRITERES POR L’EDUC PRIO ?

Les « contrats d’établissements » nient les besoins des élèves, leur réalité sociale pour se concentrer sur un soi-disant « projet » soumis à l’arbitraire, facteur de pression sur les personnels et d’accroissement des inégalités.
La CGT Éduc’action refuse cette logique et revendique des critères objectifs, transparents, et reposant sur les difficultés sociales des élèves pour définir la carte de
l’Éducation prioritaire. La notion de réseau liant écoles, collèges et lycées doit prévaloir dans la définition de la carte de l’Éducation prioritaire.
un cadrage national des moyens alloués à l’Éducation prioritaire dans les académies, doit être institué ;
une nouvelle carte scolaire coordonnée à la politique de la ville et permettant la mixité sociale doit être mise en place ;
la carte des écoles, collèges et lycées (LGT et LP) de l’Éducation prioritaire doit être fixée en fonction des besoins, et non pas à partir de contraintes budgétaires.

Lire ci-dessous le texte intégral de l’affiche
Extrait de cgteduc.fr du 24.11.20

 

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