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Dans les grandes écoles, la diversité sociale n’a pas progressé depuis 10 ans, une vaste étude de l’Ecole d’économie de Paris (IPP, janvier 2021, 308 p)

20 janvier Version imprimable de cet article Version imprimable

Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le milieu des années 2000 ?
Rapport IPP n°30 – Janvier 2021

Auteurs : Cécile Bonneau, Pauline Charousset, Julien Grenet et Georgia Thebault
Contact : julien.grenet@ipp.eu

Financeurs : Cette étude a été réalisée dans le cadre de l’appel à projets de recherche DEPP-SIES intitulé « Filières sélectives et mobilité sociale ». Elle a bénéficié du soutien financier de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports (MENJS-DEPP) et de la Sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI-SIES).

Présentation : Ce rapport documente, de manière aussi précise que possible, l’évolution du recrutement des classes préparatoires et des grandes écoles depuis le milieu des années 2000. L’étude privilégie une approche quantitative s’appuyant sur un ensemble très riche de données administratives qui n’ont pas jusqu’à ce jour été exploitées de manière systématique. Ces données sont mobilisées pour caractériser l’évolution du profil des étudiants de ces formations selon plusieurs dimensions : leur origine sociale, leur genre, leur origine géographique et leur parcours scolaire antérieur.

Lire le rapport

Extrait de ipp.eu de janvier 2021

 

Dans les grandes écoles, la diversité sociale n’a pas progressé en dix ans
Des élèves issus des couches les plus favorisées de la société et résidant en Ile-de-France : le vivier de recrutement de ces établissements n’a pas bougé, indique une vaste étude menée par un laboratoire de l’Ecole d’économie de Paris.

[...] Augmentation du taux de boursiers
Le panorama offert par cette étude s’éloigne sensiblement des constatations généralement basées sur le taux de boursiers dans ces formations, qui sert souvent de baromètre de l’ouverture sociale des grandes écoles. En effet, le nombre de boursiers a largement augmenté à la fin des années 2000 en raison de l’élargissement des critères ouvrant droit aux aides, sans pour autant qu’il s’agisse toujours de jeunes défavorisés. Un élément qui biaise les analyses, selon ces chercheurs.

« Le statut de boursier ne recoupe pas toujours la réalité sociale qu’on lui associe, et il ne permet pas les comparaisons dans le temps car sa définition a beaucoup changé, nous avons donc préféré travailler sur la catégorie socioprofessionnelle des parents », explique Julien Grenet.

« Le chantier de la diversité sociale est plus que jamais ouvert et il y a une réelle volonté des grandes écoles pour parvenir à des résultats », assure-t-on à la Conférence des grandes écoles, une association d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche, tout en soulignant les limites de chaque indicateur.

Extrait de lemonde.fr du 19.01.21

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