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16/07 - Des ERS dans les ZEP au niveau primaire, (Voila)

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Extrait du site « Voilà » du 16.07.04 : des ERS dans les ZEP au niveau primaire

L’avant-projet de loi de cohésion sociale prévoit la création en cinq ans de 34 internats de "réussite éducative", où seraient accueillis des jeunes en situation difficile, avec l’accord des parents et sur proposition du représentant de l’académie.
Il s’agit, explique le texte dont l’AFP a obtenu copie mardi, de "permettre la réinsertion dans un processus éducatif d’enfants connaissant des difficultés de comportement ou d’environnement compromettant gravement leurs chances de réussite".
Le développement des internats éducatifs est dans l’air du temps depuis que Ségolène Royal en a lancé l’idée lorsqu’elle était ministre déléguée aux Affaires scolaires. Jack Lang, alors ministre de l’Éducation, avait suivi en lançant en 2002 un plan de relance de "l’internat éducatif", qui avait sensiblement les mêmes objectifs que le projet défendu par le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo.
Mais Jack Lang avait insisté sur le fait qu’il ne fallait pas confondre l’internat avec des lieux accueillant enfants en extrême difficulté ou en situation de pré-délinquance. Il avait insisté sur leur besoin de mixité sociale.
En 2000, 4% des élèves du second degré et seulement 0,32% des collégiens étaient en internat. Depuis, le pourcentage n’a guère changé, selon le ministère de l’Éducation nationale. Il y a, en 2004, selon une enquête du ministère, 155.731 internes, hors BTS et classes préparatoires. Le plan de cohésion sociale présenté le 30 juin par M. Borloo précise que les internats accueilleront des collégiens et comporteront, à parts égales, un enseignement général, pré-professionnel et des activités culturelles. A partir de 14 ans, les adolescents pourront travailler en alternance ou effectuer des stages d’observation en entreprise. A partir de 15 ans, ils pourront être en pré-apprentissage. Trois internats devraient ouvrir en Île-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Nord-Pas-de-Calais, les régions où la demande est la plus forte, et un pour chaque autre région.
Le président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) Georges Dupon Lahitte, a alerté jeudi contre le risque de créer des "ghettos à la campagne". Ce projet, "s’il était bien encadré, avec suffisamment de moyens et de personnels, pourrait être une solution, mais je doute qu’il y ait suffisamment d’argent", a-t-il déclaré à l’AFP. "C’est le quartier d’où viennent ces jeunes qu’il faut transformer, et les conditions économiques de leurs parents, pour qu’ils ne soient pas dans la misère. Il faut traiter les causes et non les symptômes", a-t-il ajouté. L’autre grande fédération de parents d’élèves, la PEEP, était injoignable mardi.
Par ailleurs, l’avant-projet de loi, prévoit la création de 750 équipes de "réussite éducative" pour organiser un accompagnement éducatif, social, sanitaire et culturel des enfants qui cumulent les difficultés. Ces équipes, chargées de développer la prévention précoce, vont mobiliser les spécialistes de la petite enfance dans 6.975 écoles primaires situées en zones d’éducation prioritaire (ZEP), et s’appuieront sur la caisse des écoles ou un groupement d’intérêt public.
Le coût annuel d’une telle équipe est estimé à 1 million d’euros, co-financé par l’État et ses partenaires, selon le ministère de la Cohésion sociale. L’État consacrera près d’1,5 milliard d’euros sur cinq ans à la mise en place des internats et des équipes éducatives, précise l’avant-projet de loi.

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