Voilà un député LREM qui a des idées et qui les exprime : bonne nouvelle. De plus, il propose que soit resserré le nombre de territoires de la politique de la ville (donc des REP puisque les cartes des uns et des autres doivent être de plus en plus liées, annonce-t-on).
Très bien.
En réduire le nombre à 50 est probablement trop fort mais retirer plus de la moitié serait à la fois sain, en évitant les conséquences négatives de cette appartenance, et capital pour les territoires véritablement en déshérence (si le budget global reste le même, ce qui est aussi annoncé).
Il y aurait évidemment une levée de boucliers : on a vu, pour les REP, les difficultés de mise en place de la nouvelle carte scolaire il y a quelques années, alors que les suppressions étaient rares et, à ce que j’ai vu, logiques. Il faut donc prévoir la suite pour ces territoires qui quitteront le dispositif "ville".
C’est à mon avis aux territoires voisins d’assurer la suite : comment est-il possible qu’un département ultra riche comme les Hauts-de-Seine voit sur son territoire arriver le l’argent du budget de l’Etat pour ses 2 REP+ et autres REP ? Il pourrait sans mal assurer lui-même ces responsabilités au titre de la cohésion interne du département. Comment est-il possible que la ville la plus riche du Val-de-Marne voit l’Etat intervenir dans l’un de ses quartiers excentrés pauvre ? Ne peut-elle assurer cette charge financière pour la cohésion interne de sa commune ?
En revanche, il y a des territoires où non seulement l’intervention de l’Etat est nécessaire mais elle peut même être complétée par un soutien de l’Europe. Il y a une diversification à faire, plutôt à accentuer car elle existe quand même un peu.
Ce soutien à la réduction massive du nombre de territoires entrant dans la Politique nationale de la Ville n’est pas de principe : elle résulte du constat de l’immense décalage entre des quartiers ou communes qui se retrouvent à égalité dans une même liste. Allez dans un super marché de Grigny (Essonne) ou de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Il ne s’agit pas de misérabilisme, juste de prendre la mesure du réel.
La carte de l’éducation prioritaire était de 350 dans les années 1980, elle a explosé en 1999 de façon folle et irresponsable, rendant dérisoire le soutien aux "vraies" ZEP de l’époque, ce que l’OZP avait dénoncé. Une circulaire au BO, en 2006, prévoyait le départ d’un tiers d’entre elles du dispositif, mais elle n’a jamais été appliquée.
La situation s’est un peu assainie en 2014, résultat de beaucoup d’efforts. Reste à faire l’essentiel de la réduction et le transfert des responsabilités en faveur des partants.
Ce député, Monhamed Laqhila, nous le propose. J’espère qu’il sera entendu, sauf si son propos est utilisé pour réduire l’effort d’Etat à la Politique de la Ville.
Bonjour à toutes et à tous ayant vécue à la cité 9 j’ai habité le 9 batiment 7 au RDC Je fais partie de la famille DEBAA (Jamila ) j’ai bien connus certaines familles Milhouf Taleb, Bougherara, Zégdana , Latrèche Hadji , Bélarbi et la sacré Paulette et la famille Nebchi Zarhim ,Antar la Famille MANSOURI Babéladj (Shaf) Achoui kehloucha et Zoubir les Mékhali la famille Elleit en fait je me souvient de pratiquement de tout le monde j’espère que chaque familles vas bien malgré les décès de certains...!!! Jamila DEBAA.
Bonjour
Pour vous aider sur la ville de Lyon (et ailleurs) et parce qu’on ne peut pas vous oublier :
Réseaux locaux de commerçants et d’habitants solidaires des personnes sans domicile
Le Carillon @lecarillon_asso 24 oct.
Demain lancement du Carillon à Lyon ! Habitants, avec ou sans domicile, commerçants, assos, élus venez nombreux ! 💙🙏 https://www.facebook.com/events/368498483581032??ti=ia …
Habitants, avec ou sans domicile, commerçants, associations, retrouvons-nous pour fêter ensemble le lancement officiel du Carillon de Lyon !
AU PROGRAMME :
– Conso Solidaire
– Contribuez en apportant vos meilleurs tartes, cakes et salades cuisinées avec les fins de frigo !
– Animations ludiques pour casser les clichés
– Présentation du réseau Le Carillon par l’équipe et mise à disposition des listes des commerçants solidaires de Lyon
– Rencontres et bonne humeur !
COLLECTES
En partenariat avec l’association "Règles élémentaires", nous récolterons des produits d’hygiènes féminines (tampons et serviettes hygiéniques) !
INFOS PRATIQUES :
Bar L’envers des pentes
112 monté de la grande côte
Le mercredi 25 octobre à partir de 19h00
Des questions ? lyon@lecarillon.org
REJOINDRE LE RESEAU SOLIDAIRE : lecarillon.org
Un grand merci à L’envers des pentes pour son accueil chaleureux !
Le Carillon @lecarillon_asso 26 oct.
Carillonneurs ! 🔔 prenez quelques secondes pour voter pour Le Carillon sur http://fondation.edf.com/fr/node/8303 ! Merci pour votre solidarité !
Bonjour
Sans mettre en concurrence les dispositifs, les personnes et surtout en acceptant de laisser de côté tous types de préjugés on ne peut que reconnaître l’excellence des ressources utilisées :
• le site Roll
• les références bibliographiques de M.OUZOULIAS
• les différents sites académiques ayant mis en place des MACLE
Je parle en connaissance de cause, en assumant et en toute liberté.
Les difficultés rencontrées sont récurrentes lorsque l’on innove :
• Le manque d’intervenants et de partenaires
• Disponibilité des locaux pour éviter de faire travailler plusieurs groupes dans la même classe.
• Les déplacements entre les 2 écoles génèrent une perte de temps.
Le "plus de maîtres que de classes" pourrait venir en appui.
Il faudrait une hybridation.
Je l’ai connue, je l’ai vécue et j’y crois.
Bien cordialement.
Dhiaf
Bonjour
J’ai lu l’information ci-dessous le 24/10/2017 :
Le nouveau préfet de région a passé en revue les dossiers en cours et notamment la situation des 134 enfants qui dorment dans la rue dans la métropole de Lyon après l’évacuation de l’école Lucie Aubrac : "Nous prendrons, a-t-il dit , le relai de la métropole et de la ville de Lyon pour prendre en charge ces enfants et leurs familles. Nous regarderons aussi leur situation au regard de la législation ".
Bien cordialement.
Dhiaf
Ce qu’écrit M. Guillaume est important. Je me permettrai ici d’ajouter quelques compléments.
Dès 1981, quand les ZEP furent créées chacun savait que ce dispositif ne résoudrait pas les problèmes posés par l’objectif du Plan Langevin-Wallon de démocratisation de l’enseignement. C’est l’une des raisons du désintérêt manifesté alors pour ce dispositif par de grandes organisations liées à l’école publique.
Pour réduire la transmission de génération en génération de la pauvreté il faut agir sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi, au-delà des politiques menées par les gouvernements qui ont eu cet objectif de démocratisation (il y en a eu aussi qui s’en sont moqué), un travail spécifique a été mené à différentes époques. Ainsi, en 1990 – 1991 une réflexion partenariale a été menée par le recteur Joutard sur le thème « grande pauvreté et la réussite solaire ».
Ce travail a été poursuivi dans le cadre d’un atelier spécifique issu des assises nationales ZEP de Rouen en 1998. Catherine Moisan et Jacky Simon, qui les avaient organisées, savaient bien que les élèves pauvres ne se trouvaient pas que dans les ZEP, d’où la création de cette commission nationale en prolongement de Rouen. Plusieurs stages nationaux furent organisés mais la commission fut supprimée en 2002.
En 2006, Béatrice Gilles, Anne Armand et d’autres inspecteurs généraux visent à nouveau la partie la plus défavorisée du public scolaire en publiant un rapport où l’on aborde dans le détail les problèmes pédagogiques que posent non seulement les élèves de ZEP mais aussi tous les élèves dont le rapport au savoir induit par leurs conditions de vie freinait la scolarité.
Ainsi, le travail sur l’éducation prioritaire a engendré des travaux spécifiques sur les « enfants pauvres », catégorie inexistante dans la recherche en France jusqu’au colloque de mars 2003 organisé par le Conseil de l’Emploi, des revenus et de la cohésion (CERC) dont on peut regretter qu’il n’ait pas eu de suites, tout au moins directes.
Mais l’histoire n’est pas terminée : après une période où les questions de pauvreté n’étaient plus d’actualité rue de Grenelle, où les acteurs du terrain ont néanmoins continué leurs recherches-actions dans ce domaine, l’objectif national de réussite scolaire pour tous revint à la page. Résultat, en 2014, on vit aboutir le plan de rénovation de l’éducation prioritaire (intégrant le remarquable « référentiel » utilisé bien plus largement que dans les seuls REP) et, simultanément, s’élaborer un nouveau rapport sur la grande pauvreté et la réussite scolaire dont le principal acteur était M. Jean-Paul Delahaye.
Ce rapport a été construit en collaboration avec le Conseil économique, social et environnemental (CESE), entraînant donc dans la réflexion les organisations syndicales de salariés et du patronat ainsi que d’autres forces vives du pays. Le Rapport Delahaye est exhaustif dans ce domaine : tout y est recensé. Il s’agit bien de scolarité des enfants pauvres et l’éducation prioritaire, citée dans le rapport, y est analysée comme un dispositif particulièrement précieux et utile, mais nullement capable d’atteindre la majorité des élèves pauvres. L’affaire est claire, pas d’illusions !
Ce retour sur les 35 dernières années montre la nécessité, pour parvenir à rompre la transmission de génération en génération de la pauvreté et pour empêcher la création de nouvelles pauvretés, d’adapter le système scolaire à deux réalités : l’existence d’une pauvreté engendrant l’échec scolaire sur tout le territoire, rural comme urbain, et l’existence de concentrations localisées de la pauvreté où les difficultés se multiplient les unes aux autres.
Ce retour montre aussi que les efforts d’adaptation existent de manière éparpillée quand les politiques générales ne traient pas la question mais que ces efforts prennent de l’assurance et de l’efficacité quand les politiques générales, y compris au-delà de l’Education nationale, s’en préoccupent.
Encore deux mots puisque, sur ce site, il n’y a pas de limite à la longueur des réactions :
-Tout d’abord il faut souligner ce que M. Guillaume a écrit : les problèmes pédagogiques posés aux élèves pauvres sont bien plus difficiles à résoudre dans les concentrations de familles en difficulté sociale, comme les cités de relégation sociale (Cf. le rapport de Jean-Marie Delarue 1991), d’où l’idée de ZEP. Cela ne signifie pas qu’un enfant pauvre vivant dans un milieu aisé (l’exemple facile est celui des enfants de nounous africaines habitant les chambres de bonne du XVIe arrondissement de Paris) sera à égalité avec ses pairs : le service public de l’Education nationale devra s’adapter à lui (Cf. Rapport Delahaye pour le « comment ») comme à ceux des quartiers de relégation. L’actualité nous le rappelle : les enfants SDF de Lyon (octobre 2017) ne sont pas scolarisés en REP.
- Enfin, M. Guillaume le sait mieux que d’autres, les définitions, nombres et pourcentages d’élèves « favorisés » ou « défavorisés » laissent à désirer, c’est le moins qu’on puisse dire. Quant aux élèves « en situation de grande pauvreté » c’est encore plus flou ! J’espère que, définitivement, nous avons, en France, mis de côté l’idée de « handicap social ». Car, on l’a oublié, de 1965 à 1982, cette catégorie a existé dans notre système scolaire. Ses effets ségrégatifs ont été si forts qu’on en a heureusement abandonné l’idée, d’autant plus qu’elle n’avait jamais eu de base scientifique. Mais les débats sur l’école, au Parlement comme sur les réseaux sociaux montrent qu’elle plait toujours à certains. Sur le handicap social dans l’Education national, voir les travaux les travaux du Crésas-Inrp (années 70 et 80) et, en 2016, l’historique établi par une universitaire, Lydie Heurdier.
FC
Bonjour
J’ai pris connaissance de cet article ce matin :
Bien cordialement.
Dhiaf
« Les trois quarts des élèves défavorisés étudient hors de l’éducation prioritaire ». Ce constat tiré d’une étude du Centre d’Observation de la Société a provoqué sur les réseaux sociaux des commentaires du genre : « Est-ce à dire que la carte des ZEP est dépassée ? Qu’en pense l’OZP ? » Ces réactions traduisent un contre sens persistant dans l’opinion publique et les medias sur le sens de l’éducation prioritaire.
L’OZP est d’accord pour l’essentiel avec l’étude du COS : les CP à 12 élèves en REP ne concerneront en effet qu’un quart des élèves des catégories dites défavorisées. Cela signifie que la politique des ZEP ne peut à elle seule compenser les inégalités sociales à l’école.
C’est ce que l’OZP a toujours affirmé dans ses Manifestes de 2006 et 2017 : la scolarisation des enfants des classes populaires est une mission normale de l’école de la République. La correction des inégalités dans son ensemble relève d’une politique de refondation de l’école et non d’un dispositif dérogatoire tel que l’éducation prioritaire. Ce dispositif dérogatoire est nécessaire dans les territoires où sont concentrés des élèves qui du fait de leur origine sociale ne sont pas en connivence avec les valeurs et la culture scolaires et où le fonctionnement normal du service public ne peut pas toujours être assuré.
L’éducation prioritaire refondée, inscrite dans la refondation de l’école, a une double dimension : C’est une politique territoriale, aujourd’hui très effacée, faisant converger l’action des institutions et des forces sociales de ces territoires en soutien à leur école. C’est surtout « une entrée par la pédagogie », rendue possible par l’attribution de moyens spécifiques : coordonnateurs de réseau, formateurs des REP+, professeurs référents, assistants pédagogiques, maîtres+, etc. Dans ces réseaux, qui associent écoles et collèges, des collectifs professionnels émergent et les pratiques professionnelles s’enrichissent. Au plan national, le référentiel d’éducation prioritaire et, au plan local, le projet de réseau encadrent cette évolution.
La contribution de l’EP à la réduction des inégalités ne se concrétisera pas en augmentant le nombre de ses territoires afin de prendre en charge tous les enfants des classes populaires mais en réussissant à faire du dispositif un laboratoire de la transformation sociale par :
– l’évolution du métier d’enseignant grâce à l’émergence de collectifs professionnels ;
– le développement progressif de fonctions et de dispositifs facilitant la réussite de tous, tels les maîtres+, le travail inter-degrés, la formation à l’intérieur du réseau, etc.
Cette contribution suppose que la refondation de l’école dans le sens d’une réduction des inégalités se poursuive.
Un article sera prochainement proposé sur ce site qui développera une critique de l’utilisation abusive de statistiques.
F.-R. GUILLAUME
En tant que réalisateur du film "Dis Maîtresse !" (en salles depuis le 25/11/2015), je me suis immergé un an dans une TPS... puis six mois dans une salle de montage à voir et à revoir les trente heures de rushes dont les enfants étaient les principaux acteurs.
J’ai ensuite participé à plus de 140 projections-débats de ce film dans la France entière. Partout, il a été reçu comme "C’est vraiment comme ça que cela se passe !" ; autrement dit une école telle qu’elle est et non pas telle qu’elle devrait être.
La vision systémique et statistique du rapport recoupe à la fois la vision impressionniste de la seule réalité que j’ai filmé (une classe) mais aussi les multiples échanges auxquels j’ai participé.
Dans la période actuelle, je ne soulignerai qu’un seul point de convergence parmi tous les autres : la nécessaire stabilité des priorités et des objectifs... Combien de maires ou d’adjoints m’ont dit être prêts à investir dans des locaux dédiés (une nécessité) mais à la condition que ce soit pour plus de cinq ans...
Sur le sujet, à lire les 5 articles de Luc Cédelle consacré au livre "réapprendre à lire". Ces articles me paraissent très intéressant dans le débat actuel
http://education.blog.lemonde.fr/
Bonjour,
y a-t-il eu un compte-rendu suite à cette action que vous avez mené ? Je serais intéressé par savoir ce qu’en ont ressorti les élèves.
Merci.
Franck de cinema-paris.com
Et heureusement, car ceux qui vivent dans les quartiers "prioritaires" ne bénéficient que de peu de choses et subissent la concentration de la misère sociale et l’effondrement des dispositifs d’aide de plein fouet. Il serait temps de regarder si les fameuses "politiques des quartiers prioritaires, du DSQ à la ZEP, du contrat de ville à l’ECLAIR, des RAR aux REP + ont eu un effet bénéfique pour les habitants. IL EST EVIDENT QU ILS NE SONT PAS EFFICACES. Les fonds ne parviennent pas aux intéressés pour ce qui serait prioritaire de faire. Il y a plus de "2ans" scolarisés en privé qu’en ZEP. Il y a plus d’argent donné aux classes prépas qu’aux REP + et l’an prochain les CP à 12 vont se faire sur les ruines des Pdmqdc, des RASED, des CMPP, et de la médecine scolaire. 100 % de réussite : tout le monde sait que cela ne sera pas possible. Mais ce sera tellement pratique d’accuser les maîtresses de CP au moment de faire avaler le gel de tous les avantages sociaux...
Maitres+ et ou CP à 12 ? La lecture du texte de Bruno Suchaut faisant du dédoublement des CP, un choix préférable à celui des maitres+ oblige à le renvoyer à la lecture du compte rendu de la rencontre OZP et au communiqué de l’OZP publiés sur ce site le 26 juin. En résumé :
1) Aucune mesure administrative créant des postes de maitres+ ou pour le dédoublement des CP ne peut à elle seule changer l’école et produire une réussite significative.
2) Les études purement quantitatives montrent parfois des progrès, en moyenne, dans les performances des élèves, mais ces progrès ne sont jamais significatifs par rapport à l’ampleur de l’échec scolaire. Ces progrès moyens masquent une forte dispersion des résultats entre réussites et échecs.
3) L’important est d’identifier ce qui se passe, aussi bien quand « ça marche » que lorsque ça ne marche pas. Il est dommage que des chercheurs en sciences de l’éducation renoncent à faire ce travail d’analyse pédagogique pour s’en remettre aux conclusions des économistes dont les chiffres parleraient d’eux-mêmes.
4) La constitution de groupes plus petits, (jusqu’à l’individualisation), est un allant de soi de la culture professionnelle enseignante (mais aussi de l’opinion publique). Le groupe de suivi du dispositif « plus de maîtres que de classes » peut lui aussi se traduire par un dédoublement. Les deux dispositifs que l’on oppose rencontrent donc le même problème : à quelles conditions l’enseignement en petits groupes peut-il être efficace ?
5) Pourquoi l’OZP soutient-il les maitres+ ?
D’abord parce qu’il est inacceptable, qu’une fois de plus l’éducation prioritaire ne bénéficie de la continuité nécessaire. Mais surtout parce que ce dispositif fait évoluer les pratiques professionnelles et amorce la constitution de collectifs professionnels.
François-Régis GUILLAUME
Espé de Créteil : le ministère et la rectrice répondent au CLR (15 mai 17)
15 mai 2017
Voici la réponse que nous avons reçue aujourd’hui même du directeur de cabinet de la ministre de l’Education nationale.
"Cher Monsieur,
Voici ci-après des éléments transmis par la rectrice, qui confirment mes propos.
Bien à vous
Olivier Noblecourt
« Monsieur le directeur de cabinet,
Je vous confirme les éléments de réponse au mail que vous m’avez transféré du Comité Laïcité République.
Le colloque est organisé par l’UPEC sur le site de Bonneuil, qui se trouve par ailleurs être un des sites de l’ESPE, qui n’est pas co-organisateur. À ce titre, le président de l’UPEC fera l’ouverture des travaux.
Le site internet de l’ESPE ne fait nullement mention dans son actualité du colloque et de son programme et ne fait pas publicité du lien d’inscription.
Enfin, les enseignants de l’académie de Créteil n’ont pas été convoqués pour participer à ce colloque dans le cadre du plan de formation académique, ou à aucun autre titre.
Bien à vous,
Béatrice Gille »
Communiqué du Comité Laïcité République
La confusion règne toujours à l’Espé de Créteil
15 mai 2017
Comme indiqué précédemment, le Comité Laïcité République a interpellé par écrit la rectrice de l’académie de Créteil et le cabinet - encore en fonction - de la ministre de l’Education nationale, au sujet des deux journées d’étude au contenu plus que problématique organisées à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (Espé) de Créteil. Il n’a, à ce jour, obtenu aucun retour de la première et des réponses fragmentaires du second.
Ainsi nous a-t-il été confirmé le retrait de cette information du site de l’Espé et le fait que les enseignants en formation à Créteil ne seraient désormais pas conviés à ces journées.
Si nous prenons acte avec satisfaction de ces décisions, nous persistons toutefois à penser que celles-ci n’auraient pas eu à intervenir si la simple vigilance républicaine que l’on est en droit d’attendre d’un recteur d’académie ou d’un directeur d’Espé avait été à temps et clairement exercée.
De plus, ces décisions - aussi timides que tardives - n’empêcheront sans doute pas certains étudiants en formation de se rendre à ce colloque. D’autant que l’information figure toujours en bonne place sur plusieurs sites institutionnels tels ceux de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) et de l’ENS de Lyon, sans compter nombre de sites associatifs ! Autant dire que le mal est fait et qu’il eut été plus clair - mais encore fallait-il le vouloir - d’annuler purement et simplement la tenue de ces journées au sein de l’Espé. Car là demeure le véritable scandale : qu’une telle ligne anti-laïque et hostile aux lois et valeurs de la République puisse se faire entendre dans ce lieu de formation des futurs cadres de notre école !
Le Comité Laïcité République n’a jamais cherché à interdire de parole des personnes qui tiennent un discours contraire au sien. Tribunes et médias divers ne manquent pas vers lesquels ceux-ci peuvent se tourner. Mais il est clair pour nous que la confusion ne saurait être admise - et moins encore encouragée - dans l’enceinte d’une institution spécifiquement dédiée, comme cette Espé, à l’expression, l’enseignement et la diffusion de nos valeurs laïques et républicaines.
Patrick Kessel
Président du Comité Laïcité République
16 mai 2017