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Le bilinguisme turc-français : un séminaire académique interdegrés tenu début octobre à l’école REP de Saint-Claude (Jura)

30 octobre Version imprimable de cet article Version imprimable

Le bilinguisme turc-français : un atout pour la réussite scolaire

Mercredi 3 octobre, dans les locaux de La Fraternelle à Saint-Claude, symboliques de l’histoire locale et conservatoire de celle des migrations, l’inspecteur d’académie du Jura, Léon Folk a ouvert ce premier séminaire interdegré et intercatégoriel.

Cette journée d’étude réunissait une centaine de personnes, des représentants de tous les métiers de l’académie, des équipes d’écoles, des délégués des CASNAV de Grenoble, Nancy et Dijon, des partenaires associatifs et institutionnels ainsi que des universitaires venus de Lyon, Paris ou Genève... Léon Folk a rappelé à cette occasion combien son propre parcours professionnel avait été marqué par l’intérêt qu’il y a à construire des ponts entre les langues premières des élèves et la langue française garante de la réussite, et appelé de ses vœux une école plus ouverte au plurilinguisme.

La journée d’étude était co-organisée par les laboratoires Crit et C3s de l’université de Franche-Comté (Nathalie Thamin et Annie Lasne), l’ESPE (Ann-Birte Kruger) et le CASNAV, avec le soutien de la FREduc et de la DIFOR, dans le cadre d’un projet de recherche-action en cours portant sur les relations des familles migrantes à l’institution scolaire et la formation des enseignants aux contextes plurilingues.

Le programme a permis à des universitaires de Strasbourg, Besançon et Rouen ainsi qu’aux trois professeurs de langue vivante turque de l’académie de Besançon de présenter à tous des avancées tangibles quand l’expérience des équipes et la recherche sont alliées. La journée a suscité l’intérêt d’un public faisant preuve d’une grande qualité d’attention : il a pu débattre avec les intervenants des conditions langagières d’un parcours de réussite pour des enfants d’abord locuteurs du turc puis du français acquis ensuite à l’école de la République. L’ensemble du parcours de l’élève bilingue a été envisagé, de la maternelle au baccalauréat, ainsi que la relation centrale avec les familles. Dans ce cadre, le choix du turc langue vivante de scolarisation au collège (Territoire de Belfort) et au lycée (Saint-Claude) a pu être approché en tant que levier de réussite attesté par les études dans une région, la France-Comté qui est la seconde de France après l’Alsace à scolariser en nombre des enfants pour lesquels la langue turque est langue familiale.

L’inspecteur de la circonscription de Saint-Claude, Olivier Maucourant a rappelé, outre les avantages cognitifs du bilinguisme, le travail de collaboration et de formation engagé par les équipes locales depuis une dizaine d’années sur la question du bilinguisme des enfants turcophones notamment avec le concours de Chantal Piroux, conseillère pédagogique et de Maud Güzel, coordonnatrice REP. Maryse Adam-Maillet, responsable du CASNAV a clos la journée en insistant sur les potentialités d’excellence académique offertes par le bilinguisme turc-français quand il est soutenu par la communauté éducative.

Programme

Bibliographie de la journée d’étude

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