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Evaluations de mi CP : JM Blanquer répond aux syndicats. Le SNUipp invite les enseignants à en discuter en conseil des maîtres et à ne pas les faire passer (ToutEduc). Un entretien du syndicat avec Roland Goigoux (le Café)

18 janvier Version imprimable de cet article Version imprimable

Jean-Michel Blanquer répond aux syndicats qui doutent de l’intérêt des évaluations au CP

Après les dédoublements de CP et CE1 en éducation prioritaire, le ministre de l’Education nationale s’interrogera sur la possibilité de dédoublements en maternelle, en commençant par la grande section. Il l’a dit hier 16 janvier à l’occasion de ses voeux à la presse spécialisée. Jean-Michel Blanquer a d’autre part indiqué qu’il avait répondu aux syndicats qui lui demandaient, le 14 janvier dans un courrier commun, d’abandonner la seconde phase de l’évaluation nationale des CP (voir ToutEduc ici et ici).

Dans la lettre qu’il leur a adressée hier 16 janvier, le ministre leur fait part de sa volonté de les "associer davantage encore à la réflexion" sur ces évaluations et leur annonce qu’il leur proposera à ce sujet "une rencontre au mois de février". Il leur indique déjà que des améliorations ont été apportées au dispositif et il souhaite que "ce processus d’amélioration", fondé les résultats d’une "enquête de satisfaction en ligne", "se poursuive d’année en année grâce à l’apport des acteurs de terrain comme de la communauté scientifique".

Les capacités du système informatique augmentées

Jean-Michel Blanquer ajoute que, sur les 19 000 enseignants qui ont renseigné l’enquête de satisfaction, 83 % "indiquent que les guides leur ont apporté suffisamment d’information" et 78 % que "les informations disponibles sur Eduscol ont répondu à leurs attentes dans la mise en oeuvre de la passation des évaluations", ce qui va à l’encontre de l’affirmation des syndicats selon lesquels les consignes de passation ont été "sources de confusion et de difficultés". Par ailleurs, certains exercices jugés trop longs ont été raccourcis".

En revanche, pour éviter "le décalage entre le temps affiché et le temps effectif de passation", "les séquences ont été redécoupées" et les quatre séquences "d’une durée de 10 minutes de travail effectif pour l’élève, ne devraient pas durer plus de 30 minutes chacune". En ce qui concerne la saisie des résultats, 69 % des enseignants l’ont trouvée "aisée", mais "des difficultés ont été rencontrées lors des connexions" et les services informatiques du ministère ont augmenté "les capacités de traitement de l’information".

L’occasion d’une réflexion en équipe

Par ailleurs, les inspecteurs "n’ont pas mentionné de phénomène général de stress des élèves", contrairement à ce qu’indiquent les syndicats. Ceux-ci ont fait part de leurs doutes sur l’utilité de ces évaluations qui ont pourtant semblé pertinentes aux deux-tiers des enseignants de CP et à près des 3/4 des enseignants de CE1, même si "certains exercices sont nettement moins appréciés que d’autres". Le ministre a demandé "que soient mises en ligne sur le site Eduscol des fiches explicitant les finalités des exercices" et présentant "des exemples d’utilisation pédagogique". Pour sa part, le CSEN (Conseil scientifique de l’Education nationale) "s’est mobilisé pour contribuer à l’explicitation des exercices et à l’élaboration de ressources de remédiation". Le ministre invite ses interlocuteurs à se reporter à cette vidéo. Il récuse l’accusation de "parti pris faisant fi de l’ensemble des résultats de la recherche" en invoquant "l’engagement de scientifiques éminents" au sein du CSEN.

Mais surtout, dans ce courrier, le ministre invite les enseignants à s’approprier les résultats de leurs élèves qui peuvent être "l’occasion d’une réflexion en équipe", "l’aiguillon de la réflexion pédagogique, le levier des initiatives, et aussi le moyen d’un dialogue renforcé avec les familles" dont l’implication "est un facteur important de la réussite de leur enfant".

Des apports parlementaires dans la loi pour l’école de la confiance

Lors de ses voeux à la presse, il a en effet indiqué que la relation de l’Ecole avec les parents était le second facteur de réussite, avec la formation des enseignants. Il a précisé qu’il abordait avec un "esprit ouvert" le débat parlementaire sur le projet de loi "pour une école de la confiance" et que des "apports parlementaires" y seraient intégrés.

Extrait de touteduc.fr du : |->http://www.touteduc.fr/fr/abonnes/article/id-15761-jean-michel-blanquer-repond-aux-syndicats-qui-doutent-de-l-interet-des-evaluations-au-cp]

Evaluations au CP : le SNUIPP encourage les enseignants à en délibérer collectivement

Le syndicat FSU du 1er degré publie par ailleurs sur son site un message vidéo de sa secrétaire générale. Francette Popineau constate que le ministre a répondu négativement à la demande de la plupart des syndicats du 1er degré d’abandonner les évaluations. Le SNUIPP appelle donc "les enseignantes et les enseignants à discuter en conseil des maîtres et à ne pas faire passer les évaluations pour protéger leurs élèves".

Que signifie lire ?

L’organisation syndicale estime en effet que les conséquences de ces évaluations sont "lourdes" puisqu’elles donnent à penser que la lecture se réduit au déchiffrement. Elles permettront au ministre, ajoute Francette Popineau interrogée par ToutEduc, d’afficher de bons résultats là où l’accent est mis sur le code, alors que "ce n’est pas ça, lire". D’ailleurs, "c’est là le vrai sujet, qu’entend-on par lire ? Pour nous, lire c’est comprendre. Ca passe évidemment par la connaissance du lien graphème-phonème, mais il est complexe, on ne peut pas dire, comme l’a fait récemment le ministre que ’p et a font pa’, il suffit de penser au mot pain ; déchiffrer ne suffit pas, le passage au sens n’a rien d’automatique. Nous ne voulons pas d’évaluations qui contiennent un certain angle, qui induisent une illusion d’enfants lecteurs et qui influent en ce sens sur les programmes de maternelle..."

La lettre adressée au ministre était collective tout comme la réponse qui leur a été faite, et les organisations syndicales réfléchiront ensemble à l’opportunité d’un nouveau courrier collectif.

Extrait de touteduc.fr du 17.01 ;19 : Evaluations au CP : le SNUIPP encourage les enseignants à en délibérer collectivement

 

Goigoux : Les risques des évaluations de CP Ce1

Alors que les 6 syndicats du premier degré ont demandé l’abandon de l’évaluation de mi CP, JM BLanquer répond dans un courrier du 16 janvier en mettant en avant leur dimension scientifique. "Ces évaluations ont été conçues avec l’appui de chercheurs de haut niveau... L’engagement de scientifiques éminents au sein du conseil scientifique me semble de nature à dissiper les inquiétudes", écrit-il. C’est sur ce terrain que lui répond le Snuipp avec un entretien avec Roland Goigoux, un spécialiste très reconnu par les enseignants. "Tous les tests portent sur le code sauf un sur la syntaxe de phrase", explique R Goigoux. "La maitrise du déchiffrage est la seule préoccupation du conseil scientifique ,même si les évaluations internationales montrent qu’à 10 ans les élèves français rencontrent des difficultés en compréhension et non en déchiffrage... Un danger guette les maitres. Que tout le temps d’enseignement soit consacré à l’étude du code au détriment du travail sur l’écriture..., l’étude de la langue, le vocabulaire, la compréhension".

Sur le site du Snuipp

Alors que les 6 syndicats du premier degré ont demandé l’abandon de l’évaluation de mi CP, JM BLanquer répond dans un courrier du 16 janvier en mettant en avant leur dimension scientifique. "Ces évaluations ont été conçues avec l’appui de chercheurs de haut niveau... L’engagement de scientifiques éminents au sein du conseil scientifique me semble de nature à dissiper les inquiétudes", écrit-il. C’est sur ce terrain que lui répond le Snuipp avec un entretien avec Roland Goigoux, un spécialiste très reconnu par les enseignants. "Tous les tests portent sur le code sauf un sur la syntaxe de phrase", explique R Goigoux. "La maitrise du déchiffrage est la seule préoccupation du conseil scientifique ,même si les évaluations internationales montrent qu’à 10 ans les élèves français rencontrent des difficultés en compréhension et non en déchiffrage... Un danger guette les maitres. Que tout le temps d’enseignement soit consacré à l’étude du code au détriment du travail sur l’écriture..., l’étude de la langue, le vocabulaire, la compréhension".

Sur le site du Snuipp

Extrait de cafepedagogique.net du 18.01.19 : Goigoux : Les risques des évaluations de CP Ce1

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