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L’application sur le terrain de la réforme des ZEP

30 mai 2006 Version imprimable de cet article Version imprimable

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25 Messages de forum

  • Je suis à la recherche d’informations sur les modalités d’élaboration des projets ambition réussite.
    Qui les écrit, comment la communauté éducative a -t-elle été associée à la préparartion de ces projets, comment ont-ils été validés ? Quels en sont les axes ? Dommage qu’il n’existe pas un espace de mutualisation des projets...

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    • Dans ma ZEP-RAR, on a reçu un schéma à remplir, envoyé par le niveau départemental (ou rectoral, je ne sais). Il y a donc déjà eu une réunion pour le remplir, ce qui sera vite fait.

      Cela est choquant car remplir des cases toutes préparées, ce n’est pas élaborer collectivement un projet localement adapté partenarial et interdegrés.

      Pourtant, à la réception de ce texte, on a apprécié. En effet, par deux fois depuis 1999 on a élaboré en équipe un projet qui nous semblait être exactement ce qui convenait à notre ZEP et il nous a été retoqué par l’administration parce que "hors sujet" !

      Quand aura-t-on des relations adultes entre administration et base ?

      Que les Cahiers de doléances de 1789 aient eu du mal à s’élaborer et aient eu recours à des schémas tout préparés, on le comprend (même si c’est regrettable). En revanche, 120 ans plus tard, cette volonté administrative de tout encadrer est mortifère. De même qu’est mortifère l’imprécision quand il n’y a aucun cadre donné par celui qui décide ensuite tout seul. Le travail en commun, et lui seul, peut aboutir à satisfaire les deux "camps".

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      • Je ne suis pas enseignante, c’est au titre d’animatrice socio-culturel que la crétion de P.R.E. m’a touché. Habitante d’un quartier défavorisé et stigmatisé j’ai commencé par donner de mon temps au centre social de ce quartier : en accompagnement à la scolarité et en atelier d’arts plastiques.

        Quelques mois plus tard j’ai accepté une embauche de quelques heures par semaine et continué mon bénévolat en accompagnement à la scolarité car j’y avais trouvé un élément clé dans le lien avec les familles. Depuis j’ai été embauché à plein temps et j’ai travaillé à développer l’accompagnement à la scolarité en direction des élémentaires et des adolescents ( collège et lycée ) . Peu de moyens humains, Des subventions CLASS et Contrat de ville insuffisantes, je ralais, pestais et me démenais avec l’équipe pour faire vivre cette action et apporter aux familles, aux enfants et jeunes ce que nous pouvions. Le partenariat avec les écoles du quartier et le collège de secteur était casi inexistant, malgré notre volonté, rien n’arrivait à percer de ce côté là.

        Toutefois le directeur d’une des écoles élémentaire qui est aussi coordinateur ZEP me confie que ses collègues sont contents des progrés scolaires de certains enfants que nous accueillons, qu’il est content du travail que je fais en inter-classe , activité théatre, et cela m’encourage. Nous commençons à tisser des liens. Sur l’autre école élémentaire , la résistance moins forte du directeur nous permet d’avancer aussi. Au niveau du collège notre seul lien passe par l’A.S. qui ne fait pas, de fait, partie de l’éducation nationale , le directeur nous ignore, la CPE aussi. La mairie fait un appel au bénévolat (ce que nous faisions avec beaucoup moins de résultat) et cela nous permet d’accueillir enfin des bénévoles motivés , qui n’ont pas peur du quartier, et avec qui nous travaillons de mieux en mieux, l’équipe s’étoffe, notre projet évolue de façon satisfaisante.

        Parallèlement j’entends parler pour la première fois du PRE et suis invitée sur les réunions de mise en place du projet. Chacun prend la parole et comme par miracle le partenariat se met en place, nous sommes tous là pour les mêmes raisons, faciliter la réussite des enfants et jeunes. Les partenaires Sociaux sont frileux, mais ils soulèvent avec raison, le problème d’une aide individuelle et nominative qui nous conduirait à donner à la mairie des éléments au sujet desquels, unanimement, nous sommes tous opposés. Nous proposons un projet de renforcement d’accompagnement à la scolarité en lien avec les écoles et le collège, à l’intérieur duquel la parentalité est bien sûr mise en avant ( travail sur le passage du CM2 à la sixième avec les familles des enfants, rencontres débats ...) en précisant que nous sommes daccord pour rendre compte sur un effectif, sur une évaluation du projet, mais que nous garderons par devers nous les données nominatives.

        Ce projet est accepté, le budget est voté et à l’heure actuelle j’ ai un mi-temps de coordinatrice de l’action accompagnement à la scolarité sur le centre social, les liens avec écoles et au collège sont désormais existantes, porteuses d’espoir, nous accueillerons plus d’enfants dans de meilleures conditions : embauches d’animateurs, tous les bénévoles reviennent, création d’activité d’expression avec un intervenant formé ( théatre, atelier d’écriture) sur les écoles et sur le temps d’accompagnement à la scolarité, présentation du projet à l’équipe éducative des écoles ...

        Je ne peux que me féliciter de l’apport du PRE et souligner l’effet de la mise en place efficace du partenariat des acteurs sociaux et éducatifs de la ZEP. Evidemment j’ai encore plein de doutes et de questions, le budget est reconductible tous les ans, tous ceci est encore fragile. Pour nous aussi l’aide efficace passe par le financement de moyens humains et par le respect de nos convictions de travailleurs sociaux. Je suis certaines que la réussite éducative ( et non scolaire je précise ) passe par le travail partenarial de tous les acteurs de la ZEP, le soutien aux familles qui sont facilement oubliées certaines fois ( voir culpabilisées ) et la valorisation des enfants et jeunes. Le PRE accompagne le RAR , prendre l’élève dans sa globalité ( vie de famille, vie de quartier, ressources à sa portée, loisirs dont il dispose ...) et prendre en compte toutes les structures qui peuvent y contribuer me semble logique.

        Que les professeurs se sentent donc encouragés dans leur travail et regardent l’apport qu’ils peuvent trouver en dehors de l’éducation nationale, plutôt que de rester centrés sur ce seul univers.

        Je ne sais si j’ai pu répondre aux questions posées, Les faits exposés ne concernant que la mise en place du PRE, sachant que celle ci dépent du réseau partenarial existant et qu’il peut être différent d’une ZEP à l’autre.

        Coordinatrice d’accompagnement à la scolarité

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    • Cet espace existe...il se trouve sur le nouveau site de l’éducation prioritaire...

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    • Pour aider ceux qui en sont encore au stade de la réflexion sur la conception du projet ne surtout pas oublier de faire valoir l’extrait du texte de loi ci joint !!!

      "Dans le contexte d’un pilotage national confirmé, d’un accompagnement académique conforté et d’un pilotage local rénové, l’autonomie des établissements et la liberté pédagogique des équipes sont renforcées. "
      Extrait du bulletin officiel [B.O.] n° 14 du 6 avril 2006 -

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  • je me pose une question simple : que devient l’éducation prioritaire sans les coordonnateurs ?
    postes non pourvus, postes disparus, passage de temps plein à mi-temps qui devient la règle ...
    n’est-on pas en train d’assister à une mise en touche voire à une disparition qui ne se dit pas ? en toute discrétion....
    il me semblait pourtant qu’éducation prioritaire rimait avec cohérence des actions, évaluation, suivi, accompagnement, partenariat et territoire ...tâches qui nécessitaient bien une personne pour oeuvrer à tout ça..
    or il semble que le coordonnateur d’indispensable qu’il était soit devenu inutile voire gênant ...
    redéfinir ses missions, ne pas le laisser désespérement seul face à ce travail de titan certainement ... mais le supprimer même en douceur ?
    quelle idée de l’éducation prioritaire, quelles évolutions de notre système éducatif se cachent derrière ce danger de disparition ?

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    • J’ai tiré la sonnette d’alarme dès février dernier mais les coordos sont une minorité qui va avoir beaucoup de mal à être entendue ! Que faire ?

      L’OZP pourrait elle être un lieu de réaffirmation de l’importance de ces missions par l’organisation de rencontres, la diffusion de témoignages ? Quitte à se rendre compte que les nouveaux dispositifs peuvent se passer de ces postes ... après tout ! mais pas en catiminie aux allures de restrictions budgétaires, avec argumentations pédagogiques et sociales efficaces !

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      • j’étais coordonnatrice, je suis secrétaire

        Hier mon IEN avait une coordonnatrice pour les relations interdegrés et tous les partenariats, aujourd’hui un chef d’"entreprise-établissement" a une secrétaire de plus. Cela fait bien dans le tableau. Il est plus puissant. On me trouvera bien un petit coin de bureau. Pas encore trouvé en 2 semaines mais il faut garder espoir. Finie la coordination (c’est mon chef) ni les partenariats (c’est mon chef). Il m’a dit que j’étais secrétaire du RAR et que ces questions étaient hautement politiques. C’est vrai qu’avant ça tournait dans la bonne humeur et que ça c’est suspect pour la politique. J’espère qu’il y a une décoration avec (mais aussi une chaise).

        Si j’avais su que la réforme des ZEP amenait les coordos à devenir des secrétaires j’aurais repris mon CM1

        Le métier de secrétaire est utile, c’est un beau métier et mes collègues secrétaires qui aiment leur métier sont gentilles. Ne voyez pas d’attaques contre les secrétaires mais je n’avais pas choisi de faire ce travail.

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  • novembre 2005 : URGENCE - émeutes dans les quartiers.

    Qu’est ce que ces jeunes font dans la rue au lieu d’être...au collège ? Pas "dans les écoles", "au collège" ! Résultat : "collège ambition réussite"... euh non "Réseau ambition réussite"... ben oui mais collège quand même !

    Dans notre ville moyenne, la mixité sociale est réalisée dans les collèges qui recrutent sur les villages voisins (favorisés) et les quartiers de la ville (souvent défavorisés voire très défavorisés). Mixité réalisée dans les collèges... pas dans les écoles !

    Pour nous, le résultat de la réforme des ZEP telle qu’elle est envisagée, c’est que 2 groupes scolaires déjà classés en ZEP et 1 groupe scolaire classé en REP pourraient sortir de l’Education Prioritaire puisque ce sont des écoles... et pas des collèges ! Autre conséquence, 2 autres groupes scolaires qui pourraient prétendre intégrer l’Education Prioritaire (la refonte de la carte des ZEP a du bon) ne pourront pas car ce sont des écoles ...

    Alors, qu’on veuille éteindre le feu (et préparer les élections) pourquoi pas, d’où l’intérêt de travailler sur le collège (qui en a besoin) mais, bon sang, il ne faudrait pas fournir le bois et les allumettes pour les prochains incendies qui pourraient bien être allumés par des "petiots" qu’on aura pas vu venir parce que les écoles auront été oubliées !

    D’où les questions suivantes :
    - Peut-il y avoir une ZEP 2 composée uniquement des écoles de la ville ? (certaines stagnent tout de même à 80% de CSP défavorisées depuis 3 ans !)
    - Où va se situer la barrière entre EP2 et EP 3 ? selon quels critères ?

    Un coordonnateur de ZEP/REP dans les écoles... et le collège

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  • S’il fallait encore un coordo inquiet, en voilà un. Pire, déçu, pas que pour lui, futur secrétaire à mi-temps d’une ZEP qui malgré ses deux temps complets ne manque pas de travail, mais, pour les élèves !!!! Eh oui, ce que personne ne dit, c’est qu’avec cette réforme issue entre autres d’une interprétation douteuse d’un article d’un journal national, les ZEP qui "réussissent" à force d’énergie, d’engagement, de temps (bénévole) sont logées à l’enseigne d’un discours généraliste qui n’a d’autre objectif que de justifier son mépris de la fonction publique.

    Ce n’était vraiment pas le moment de démotiver des équipes qui avaient bien du mérite à le rester et l’histoire nous retrouvera sûrement trop vite.

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    • La dotation globale des crédits pédagogiques de notre collège EP1 Ambition réussite passent de 6900 l’an passé à ... 3600 cette année ! Cherchez l’erreur. En 10 ans de coordination, je n’ai jamais ressenti un tel découragement des collègues !!!

      Autre sujet : Où en êtes vous des définitions de poste et du recrutement des Assistants péda ?

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      • Chez nous, c’est le top : on prend des postes d’ assistants d’éducation dur la ZEP et hop ! on les transforme en assistants pédagogiques sur le RAR ... Ah ! Ah ! Il fallait y penser...

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        • chez nous aussi c’est du redéploiement, mais pas forcément à l’intérieur de chaque ZEP (pour autant qu’on arrive à comprendre, car c’est très flou... difficile d’apprécier les conséquences précises pour le fonctionnement des établissements, la situation des personnes concernées et la viabilité des projets existants ou futurs !

          chez vous, ça se passe comment ? les Assistants d’Education en place restent, mais changent de "casquette" et de missions ? ou bien des postes d’Assistants d’Education vacants (suite à fin de contrat ou démission) sont convertis en postes d’Assistants Pédagogiques, qui seront pourvus (ou non...) par recrutement de personnes nouvelles ?
          et dans les deux cas, quid des tâches qui étaient jusqu’à présent assurées par ces Assistants d’Education ? on est censé embaucher des chômeurs sans qualification en contrats de 6 mois (CAE-EVS) pour boucher les trous à la Vie Scolaire ou dans les CDI ?

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  • L’application sur le terrain de la réforme des ZEP

    1er juin 2006 08:43, par une coordonnatrice ZEP

    Reprise d’un article publié dans la rubrique Libres propos

    Les défauts de notre système me semblent avoir pris, encore une fois, le pas sur les avancées qu’aurait pu permettre le texte de relance, car un texte n’est pas grand chose, c’est bien sa mise en oeuvre qui est essentielle et c’est là que je commence à être pessimiste !

    - La carte des réseaux ambition réussite ne me semble pas pertinente et elle présente de nombreux défauts qui entachent gravement le principe pourtant indispensable de réduction de la carte de l’éducation prioritaire. Certes les « réseaux » ont remplacé les « collèges » ambition réussite mais, concernant la définition de la carte, le premier degré est assez absent du diagnostic (cf les critères des réseaux ambition réussite critères essentiellement collèges ). On sait pourtant que l’absence de mixité sociale est gravissime dans certaines écoles maternelles et élémentaires ; l’approche territoriale perdure de fait, mais, faute d’analyse fine, elle risque d’être mal ficelée...

    - La mise en œuvre de contrat d’objectifs dans un délai très court où les recrutements d’enseignants précèdent les projets à écrire autour de propositions intéressantes (travail autour de livret de compétences, travail en cycles sans redoublement etc...) mais sans outil, qui eux aussi viendront après ... Eviterons-nous ainsi des projets insatisfaisants bouclés à la va vite qui entraîneront frustration et déception ? Eviterons-nous l’impression des équipes de tout devoir inventer, seules et vite...

    - Certes il y a un accompagnement prévu dans lequel les IPR sont impliqués ; les quasi-seuls à être impliqués d’ailleurs puisque les IEN ont été « un peu » oubliés, ce qui donne une ambiance de coopération sur le terrain qui n’est pas au beau fixe (l’a-t-elle jamais été ? mais là ça risque d’être pire !). Des IPR donc, mais complètement débordés (par d’autres tâches) qui ne peuvent assurer un accompagnement de proximité.

    - Le risque de tout cela est encore une fois le travail vite fait, mal fait, superficiel sans réflexion aboutie ; on rendra des projets, on obéira aux injonctions... Pour le supplément d’âme et l’efficacitén, on verra après, comme d’habitude ! Je pense que le rôle des corps d’encadrement, pour des raisons diverses et à analyser, risque une nouvelle fois de ne pas être à la hauteur des enjeux.

    - Ajoutons à cela la mise en place des équipes de réussite éducative, énorme gaspillage annoncé, pour une approche individuelle qui pose des problèmes éthiques énormes que l’on feint d’ignorer ou que l’on minimise (quelle vision de la réussite, de l’échec scolaire ? Quelle analyse de la difficulté scolaire ? Quid du risque de la médicalisation à outrance (les psy les orthophonistes et autres pédopsychiatres ont de beaux jours devant eux !) ? Quid du risque de culpabilisation des individus, du risque de l’extériorisation des problèmes scolaires sous prétexte de partenariat et « que l’école ne peut travailler seule » (ce qui d’ailleurs est très vrai mais peut aussi cacher la politique de Ponce Pilate).

    - Que dire enfin des EP2 (ou 3, les oubliés de l’instant, qui attendent un peu dépités et vaguement inquiets, se demandant si après la lutte contre le CPE et la révolte des banlieues et avant 2007, la relance des ZEP osera aller jusqu’au bout ? Mais jusqu’au bout de quoi au juste, quand les progrès attendus se perdent dans les méandres pyramidaux ?

    Une coordonnatrice ZEP

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    • L’application sur le terrain de la réforme des ZEP 1er juin 2006 18:47, par Une autre coordo

      Merci chère coordo de tes remarques auxquelles j’adhère et que je complèterais volontiers par les lignes suivantes, un peu en vrac, mais correspondant bien à l’état d’esprit professionnel du moment :

      Localement, nous avons eu une réunion académique de tous les membres des comités exécutifs des RAR avec M Polivka le lundi 22/05. Cette réunion (couteuse) ne va rien permettre d’autre que de faire remonter un sentiment de plain accord puisque présence massive des collègues mais réunion suffisamment bien formatée pour que ne s’expriment le moindre doute, la moindre question de fond. Ce 30, il y a eu la même au niveau national, notre Principale y était convoquée, même remarque : les temps planifiés d’échanges avec le ministre ou ses représentants ont gentillement été oubliés.

      Pourtant, autant j’avais trouvé quelques bonnes idées dans la forme de cette loi à sa parution, autant maintenant, le fond me parait très préoccupant : "s

      Néanmoins, aucun moyen pour améliorer l’école élémentaire (fermetures de poste suivant règles traditionnelles de carte scolaire par ex) et, pire encore, détérioration de l’accueil en maternelle puisque malgré une natalité en hausse, pas de création, donc impossibilité d’inscrire les deux ans sur 2 écoles sur 4 à la rentrée (ou à en pendre plus de 26 par classe) ! Dans un département aussi rural que le notre, avec plus d’un tiers d’école à une ou deux classes et où il a fallu rendre 3 postes au ministère, difficile de trouver des solutions locale !

      Les enseignants sup., tous du collège*, vont avoir beaucoup trop à faire intra muros pour pouvoir intervenir pédagogiquement de manière sensible sur les écoles, malgré la volonté affirmée et écrite dans leur lettre de mission de travailler avec les cycles 3. Mais comment être sur tant de tâches si nouvelles et si gourmandes de temps (ex : accompagnement des PPRE) en seulement 2/3 du temps PLC ?

      De même pour les 4 ass péda ( à 20h/semaine, pris sur les ASSEDUS des lycées qui doivent rendre ces postes créés l’an passé !) qui ne pourront pas accompagner les études des 400 bénéficiaires potentiels (Cycle 3/collège) en se démultipliant chaque soir de 16h30 à 18h00. Les animateurs du centre social prendront le relais, sans vertitable formation ni accompagnement, comme jusqu’à maintenant. Les enfants qui bénéficieront de cet encadrement plutôt que de l’autre seront "triés" comment ? A moins qu’un enseignant participe avec les animateurs, payé en heure sup. Politique ville soit 26.80 alors qu’eux même le sont 8.60 !!!

      Et puis, que penser de l’école après l’école, sans l’école, comme principal recours à la difficulté scolaire ???

      Je m’inquiète aussi de l’impact de l’individualisation à outrance : quelle société prépare t’on ? Le chacun pour soi ne me convient pas. Encourager comme punir les individus en ne les regardant que dans leur unité propre (santé, famille, résultats, papiers ...) me donne l’impression de trier des pommes : une petite tache de pourriture ? On lui injecte un peu d’engrais, on la frotte et refrotte, on la retourne dans le cageot : si elle garde un minimum d’éclat, on la vend, sinon, on la jette. Par contre, on ne fait rien pour que la terre, l’arbre et le récoltant puisse améliorer leur production. En Education, je suis convaincue que la personnalisation est essentielle mais que l’individualisation est dangereuse.

      Que la volonté louable et à laquelle j’adhère totalement de l’OZP de faire évoluer la situation de l’Education prioritaire dans ce pays ,et surtout le droit à l’Education des plus fragilisés, ne fasse pas oublier de regarder ces nouvelles directives ministérielles au delà de la forme et en lien avec l’ensemble des autres mesures concernant l’enfance, la jeunesse, la famille (pour ne citer qu’elles).

      Les pédagogues volontaristes sont les plus sensibles aux questions de société, ils ne s’engageront pas dans de nouvelles innovations si ils ne sentent pas l’éttayage. Et comme le dit la coordo du message précédent, le PRE patauge déjà au bout de six mois, parce que l’argent ne résoud vraiment pas tout ! ( et encore faudrait- il pouvoir le dépenser car, ici, il y a toujours un des partenaires pour exprimer sa réticence au moment d’engager une dépense. Résultat, en six mois et une quarantaine de situations étudiées par l’équipe pluri disciplinaire, à peine 400 euros ont été réellement dépensés pour un service à l’enfance !!!)

      J’ai (avec ma Principale) engagé fortement notre ZEP dans le processus EP1 comme dans le PRE (combien d’heures sup ?) mais voyez que ce n’est pas sans réflexion.

      Nous ne sommes pas pour autant totalement péssimistes : Nous avons juste pris l’habitude d’affirmer que nous avions ici un projet de développement durable : le développement durable de l’Ecole Publique.

      Une autre coordo, de "province"

      (* on voit ici une limite de la politique "volontariste" de notre académie : ces profs ont été à choisir dans le second degré uniquement, non pas par choix pédagogique, ni sur critères d’évaluation des situations locales, mais parce que le services des moyens a trouvé l’aubaine de réduire des sureffectifs second degré)

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      • Bien consciente d’être un peu à côté du thème, je profite du forum pour une petite question, à la cantonnade : les ex-coordos devenus secretaires de comites executifs ont-ils reçus une lettre de mission nouvelle ? Si oui, leur mission est-elle modifiée et en quoi ?

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        • pas de lettre de mission dans notre académie mais une rumeur qui enfle : devenus simples secrétaires du comité exécutif, les coordos n’auraient plus besoin d’un temps plein , un mi-temps suffirait pour leur mission le reste du temps ils seraient en classe ?????
          rumeur purement locale ? (mauvaise) interprétation de bruits de couloirs nationaux ????
          on s’interroge...si vous avez des élements de réponse n’hésitez pas ...
          Une coordonnatrice déconcertée et inquiète ( actualité d’un pléonasme....)

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          • mêmes bruits de couloir, même inquiètude ... déjà 1 poste sur 2 devenu discrètement à mi-temps lors du dernier mouvement ... et l’IA qui annonce ne pas vouloir signer le projet RAR si on ne supprime pas (entre autres) l’objectif : "Conforter le rôle du coordonnateur au service de la totalité du réseau y compris dans sa dimension partenariale pour assurer la pérennité des projets."

            Pendant ce temps là, les incidents graves se multiplient dans nos établissements, profitant sans doute d’un découragement et d’un épuisement des équipes qui ont pris tant de temps à rédiger des objectifs ... pour lesquels ils n’auront ni les moyens, ni la reconnaissance.

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            • Vraiment c’est pas facile en ce moment, même si on avait envie d’y croire, mais voir tous les petits mic-macs pour gratter des postes à droite et à gauche pour faire croire qu’il y a de nouveaux moyens sur EP1 ... et les autres, ceux qui ne sont que EP 2 ou 3 , qui sont catrrément abandonnés. Je suis moi aussi une coordo inquiète, et je sens qu’on va stagner dans ces eaux saumâtres jusqu’en 2007....
              Que deviendront tous ces coordos qui ont accumulé des compétences spécifiques ?

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    • Professeur des Ecoles, Maître formatrice depuis peu, je vais faire partie des 1000 enseignants des réseaux Ambition Réussite.
      La réunion du comité tarde à venir, et je vous avoue me poser beaucoup de questions, tant sur la forme (horaires, mission) que sur le fond...
      Je me retrouve dans tout ce que vous énoncez, et suis assaillie de doutes quant à ce nouveau projet (et, accessoirement, quant à ce que va être mon "nouveau métier" !).

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      • Bonjour !

        Cete réforme des ZEP annonce un projet qui semble à priori logique mais les moyens sont simplement déplacés, d’après ce que je lis ; je pense que les professionnels auront à s’engager dans une démarche d e projet qui nécessite du temps pour établir déjà un diagnostic.

        J’ai participé à des activités d’accompagnement scolaire, j’ai dévelopé avec d’autres des réseaux d’échanges réciproques de savoirs à l’école, en classe et en interclasse. Je rejoins la nécessité exprimée par un message sur ce forum, de partir de la personne de l’élève. Je sais que cela n’est pas habituel à l’école quand il s’agit de transmission de savoirs. Faire émerger des demandes de savoirs et des récits d’apprentissages réussis peut recréer chez certains élèves une motivation . Quand en plus , les élèves peuvent par ces méthodes apprendre à s’écouter mutuellement, on avance aussi sur l’apprentissage de la tolérance et de l’appartenance, source de solidarité.

        Nous aurons beaucoup à gagner au développement du soutien scolaire entre élèves.

        Bonne chance pour votre nouveau métier

        pOUR ME JOINDRE / mich.hilaire@wanadoo.fr

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