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Un rapport de l’Institut Montaigne sur l’échec des politiques publiques en matière d’insertion et d’emploi en Seine-Saint-Denis. Extraits sur l’éducation

28 mai Version imprimable de cet article Version imprimable

Politiques publiques en Seine-Saint-Denis : les raisons d’un « échec »
L’Institut Montaigne publie un rapport analysant l’impuissance des institutions concernant l’emploi et l’insertion dans le département. Refusant de parler « d’abandon de l’Etat », l’étude analyse surtout les causes de son inefficacité.

[...] Premier exemple : le cas des étudiants issus des quartiers populaires qu’on « laisse tomber » à la seconde où ils mettent un pied à l’université : « On dépense de l’argent pour qu’ils fassent des études supérieures, mais une fois qu’ils sont à la fac, plus personne ne s’occupe d’eux, il n’y a aucun suivi. Dans les universités Paris-VIII et Paris-XIII, les services chargés de ces questions sont squelettiques. » Résultat, beaucoup de ces étudiants sans réseaux ni soutiens passent directement des bancs de l’université aux salles d’attente de Pôle emploi. « C’est une catastrophe, notamment pour les générations suivantes, les petits frères et les petites sœurs, qui se retrouvent découragés avant même d’avoir essayé », dénonce l’auteure du rapport.

Extrait de lemonde.fr du 27.05.20

 

Institut Montaigne
Seine-Saint-Denis : les batailles de l’emploi et de l’insertion
RAPPORT - MAI 2020

[Extrait]

[...] L’absence d’une véritable stratégie de gestion des ressources humaines dans le département aboutit, dans le domaine de l’éducation, à ce que des enseignants débutants soient affectés dans des établissements confrontés aux plus grandes difficultés scolaires et à un turnover important des équipes pédagogiques. À titre d’exemple, 35,7 % et 50 % des professeurs des écoles primaires et des enseignants du second degré restent moins de deux ans dans la même école ou le même établissement en Seine-Saint-Denis et le taux d’efficacité de la suppléance (le remplacement des enseignants absents) est de 51,26 %, c’est-à-dire près de 25 points inférieurs aux taux de suppléance sur toute la France (78,41 %). Cette situation induit une perte de temps scolaire qui peut être estimée à une année sur l’ensemble de la scolarité des enfants de Seine-Saint-Denis.

Extrait de institutmontaigne.org de mai 2020

 

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