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Questions du SNUipp à propos des PPRE (programme personnalisé de réussite éducative)

15 septembre 2005 Version imprimable de cet article Version imprimable

Extrait de « Fenêtres sur cours », hebdomadaire du SNUipp, n°273 du 13.09.05 : PPRE : nouvelle injonction ?

Qu’en est-il à cette rentrée du Programme Personnalisé de Réussite Éducative ? « Le coeur » de la loi d’orientation à l’école primaire selon l’ex ministre François Fillon. Son successeur, Gilles de Robien présentait dès le 7 juillet, après un temps de « dialogue » très raccourci, le projet de décret modifié « organisation et fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires » qui institue le PPRE.

Les organisations syndicales, dont le SNUipp, se sont opposées au passage en force ministériel et ont voté contre le projet de décret. Le décret publié, fin Août, stipule qu’à « tout moment de la scolarité le directeur d’école propose aux parents » de l’enfant le PPRE dont « les actions sont définies par le conseil des maîtres du cycle ». La circulaire (BO n° 30 du 25/08/2005) concernant « la préparation de la rentrée scolaire 2005 » avait anticipé la publication du décret pour présenter ces « dispositifs de soutien pour la réussite des élèves » et préciser que « l’année 2005 - 2006 pourra voir se développer une expérimentation de ce dispositif à l’école, prioritairement dans le cycle des apprentissages fondamentaux et la première année du cycle des approfondissements (CE2)... ».

Au titre « des objectifs et définition » le « guide pratique pour l’expérimentation » (1) rappelle que le PPRE « consiste en un plan coordonné d’actions conçues pour répondre aux difficultés d’un élève, formalisé dans un document qui en précise les objectifs, les modalités, les échéances et les modes d’évaluation ». Il s’agit de « difficultés traduisant autre chose qu’une faiblesse passagère. Il concerne également des besoins particuliers qui, s’ils ne sont pas pris en compte, retardent fortement l’acquisition des connaissances et compétences constitutives fondamentales ».

Le conseil des maîtres de cycle formalise le projet de PPRE « que le maître de la classe présente, avec le directeur, aux parents. » Le « document est préalablement discuté avec les parents, précise les formes d’aides mises en oeuvre pendant et celles proposées à la famille en dehors du temps scolaire. » Pour autant, le PPRE « ne se substitue ni aux formes de différenciation pédagogique mises en oeuvre au sein de la classe, ni aux enseignements adaptés qui répondent à des difficultés scolaires plus globales, graves et durables ». Dans les ZEP, « ces dispositifs se conjuguent avec ceux existants ».

Quel devenir pour les missions de prévention des RASED ? Quel rôle et quelle articulation avec le PPRE ? Seul, le guide précise que l’IEN, « définit avec l’appui des directeurs d’école, les orientations de travail pour l’année » : modalités d’accompagnement des redoublements, prolongement des projets d’aide déjà engagés, calendrier et « moments de l’année où sera définie l’utilisation des ressources disponibles dans la circonscription » dont les RASED, maîtres supplémentaires, etc. Il ne pourra s’agir au mieux que d’une mutualisation et d’un redéploiement des moyens dans le contexte actuel et certainement pas « des moyens supplémentaires » évoqués l’espace d’un instant. Au bout du compte, de nombreuses questions demeurent quant à la faisabilité. Les enseignants seront-ils mis en demeure face à une nouvelle injonction ?

(1) Guide pratique pour l’expérimentation des programmes personnalisés de réussite éducative à l’école et au collège

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