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Lycées ex-ZEP : - nouvelles déclarations syndicales - une tribune d’universitaires dans le Monde

17 janvier Version imprimable de cet article Version imprimable

Additif du 18.01.17

ZEP : « Les inégalités sociales à l’école ne s’effacent pas une fois les élèves sortis du collège »

L’avenir des lycées relevant de l’éducation prioritaire est incertain face aux hésitations de l’Etat. Mais plutôt que de fragiliser cette politique de discrimination positive, il faudrait lui accorder des moyens pérennes, estime un collectif.

[...] Ces principes de fonctionnement doivent être sécurisés par la publication immédiate d’une carte élargie de l’éducation prioritaire et l’unification de tous les dispositifs qui en relèvent autour d’un label unique garantissant des moyens pérennes. Les inégalités sociales à l’école ne s’effacent pas une fois les élèves sortis du collège !

Le collectif : Martin Andler (mathématicien), Christian Baudelot (sociologue), Stephane Beaud (sociologue), Christophe Charle (historien), Claire Hancock (géographe), Chantal Jaquet (philosophe), Pierre Léna (astrophysicien), Dominique Méda (philosophe) et Gérard Noiriel (historien)

Extrait de lemonde.fr du 18.01.17 : ZEP : « Les inégalités sociales à l’école ne s’effacent pas une fois les élèves sortis du collège »

 

Poursuite nationale du mouvement après le 10 janvier. Nouveau temps fort de grève avec MANIF NATIONALE à Paris jeudi 19 janvier.

Le site de "Touche pas à ma ZEP"

 

En cette rentrée de janvier, la mobilisation reste forte, notamment en Région parisienne et particulièrement dans les Bouches-du-Rhône où plus d’un tiers des établissements ont été complètement bloqués la première semaine. Lors de la journée de grèves du 10 janvier, tous les établissements du département étaient dans l’action et 14 sur 15 étaient fortement perturbés.

Les précédentes journées de mobilisation ont déjà permis d’arracher des concessions au ministère, mais les revendications des personnels ne sont toujours pas entendues :

le classement immédiat en Éducation prioritaire des lycées anciennement classés,
l’établissement d’une liste élargie sur des critères sociaux transparents et partagés,
une diminution réglementaire drastique des effectifs par classe par l’attribution de moyens à la hauteur des difficultés des élèves issu-es des classes populaires...

C’est pourquoi, la promesse de 450 postes et l’extension des clauses de sauvegarde sont largement insuffisantes : aucun dispositif ne garantit durablement ces moyens, la liste des établissements ex-ZEP est devenue une simple liste des établissements "les plus fragiles" et rien ne précise les conditions d’attribution des postes.

Pour la CGT Éduc’action, il est temps que ce gouvernement cesse ces manœuvres dilatoires et accède aux revendications légitimes des personnels. On ne peut, comme le fait la ministre, clamer son attachement à l’Éducation prioritaire sans prendre ses responsabilités : le classement immédiat des ex-lycée ZEP et l’ouverture rapide de négociations sur une nouvelle carte de l’Éducation prioritaire reposant sur des critères transparents dans le cadre d’un dispositif ambitieux.

Les établissements mobilisés se sont fixés une nouvelle date de grève le jeudi 19 janvier.

La CGT Éduc’action, à leur côté, appelle donc à la grève les personnels des lycées relevant ou devant relever de l’Éducation prioritaire le jeudi 19 janvier.

Elle les appelle également à se réunir et à décider collectivement des suites à donner à cette nouvelle journée de mobilisation.

Extrait de cgteduc.fr du 13.01.17 : Education prioritaire : la mobilisation encore et toujours

 

[...] Les lycées et l’éducation prioritaire
A plusieurs reprises déjà, le Sgen-CFDT et d’autres organisations syndicales interviennent sur ce sujet. La prorogation pour deux années supplémentaires des mesures indemnitaires et des points de mutations acquis avant le 31 août 2015, l’implantation de 450 postes dans les lycées les plus défavorisés sont des mesures qui ne nous laissent pas indifférents.

Cependant, cela n’épuise pas le sujet. Il faut amorcer le travail d’état des lieux, et de structuration de la politique éducative et de ressources humaines en lien avec la priorité à donner aux publics scolaires les plus défavorisés. Cela prendra du temps. Ce temps n’est pas uniquement électoral. Il est aussi celui de la construction par les directions générales du ministère, en concertation avec les représentants des personnels, de projets de politique publique différenciatrice.

Extrait de sgen-cfdt.fr du 11.01.17 : Déclaration liminaire au CTMEN

 

Les enseignants mobilisés pour l’avenir des lycées dans l’éducation prioritaire
La rentrée de janvier 2017 est marquée par la détermination remarquable des enseignants mobilisés pour l’avenir des lycées dans l’éducation prioritaire : grèves, blocages d’établissements, manifestations montrent que les personnels n’ont pas perdu espoir de voir l’avenir des lycées ZEP sécurisés.
L’annonce des 450 postes supplémentaires pour la rentrée 2017 et les déclarations de la Ministre affirmant que les lycées avaient vocation à rester dans l’éducation prioritaire sont de premiers éléments de réponses à la mobilisation des personnels. Mais l’absence de traduction dans les textes officiels de cette orientation du Ministère laisse intacte l’inquiétude de la profession sur le devenir des lycées ZEP. La liste des établissement bénéficiaires de ces emplois n’a pas été publiée au niveau national, et ne l’est que de manière très inégale dans les académies. Comment croire alors que l’éducation prioritaire en lycée est préservée ?
Les déclarations antérieures de la Ministre disant que l’éducation prioritaire s’arrêtait à la scolarité obligatoire, si elles ont été invalidées depuis, ont durablement entamé la confiance de la profession.
Les politiques d’éducation prioritaire doivent aussi concerner les lycéens : c’est une évidence. Puisque le Ministère en convient, il faut qu’il le traduise dans la réglementation, en affirmant que l’éducation prioritaire concerne aussi les lycées et en jetant les bases d’une carte renouvelée et élargie des lycées de l’éducation prioritaire.
C’est une nécessité, pour rassurer les personnels et les familles et sécuriser l’avenir des élèves. La décision du ministère de prolonger jusqu’en 2019 la clause de sauvegarde concernant les personnes (primes et bonifications) est importante, mais elle n’apporte aucune garantie aux élèves. Le SNES-FSU demande à Madame la Ministre de répondre à l‘inquiétude des personnels mobilisés depuis plusieurs mois.

Extrait de snes.edu du 09.01.17 : Les enseignants mobilisés pour l’avenir des lycées dans l’éducation prioritaire

 

Lycées de l’Éducation Prioritaire : grève et manifestation le 19 janvier

La ministre n’a rien compris aux enjeux de l’Éducation Prioritaire. Lors du CTA du 12 janvier, en réponse à une question de la FSU, la rectrice de Créteil a refusé de donner la liste des lycées qui vont bénéficier des 50 emplois fléchés destinés « aux lycées des territoires défavorisés ». Bien embarrassée par la cadeau empoisonné du ministère, la rectrice a annoncé sa méthode : un saupoudrage de moyens pour de faibles augmentation de la dotation d’un grand nombre de lycées « défavorisés » et certainement pas une préfiguration de carte de l’Éducation Prioritaire. De plus, comme pour les 450 emplois fléchés au niveau national, les 50 emplois de Créteil ne sont que des redéploiements : on ponctionne quelques heures sur l’ensemble des autres lycées pour un résultat qui est en total décalage avec les besoins et la réussite des élèves des lycée de l’Éducation Prioritaire. Le SNES dénonce cette mesure sur le fond comme sur la forme.

La ministre confond communication dans les médias et politique éducative. Ce n’est pas un redéploiement de moyens qui est attendu mais un effort d’investissement de la République dans les établissements d’Éducation Prioritaire. Il est nécessaire de combler les inégalités scolaires et sociales qui ne cessent de se creuser dans le système éducatif français comme le montrent les enquêtes internationales dans le premier comme dans le second degré.

La ministre doit obtenir des moyens supplémentaires du gouvernement, les lycées « défavorisés » ont toute leur place dans le réseau d’Éducation Prioritaire.
Avec les personnels des lycées concernés, le SNES-FSU continue donc de revendiquer :

la construction d’une carte élargie des lycées de l’Éducation Prioritaire, définie à partir de critères transparents, comprenant des lycées généraux, technologiques et professionnels, sur la base des besoins du terrain
la diminution du nombre d’élèves par classe
la communication rapide de la liste des lycées bénéficiaires des emplois au titre des lycées les plus défavorisés.
une dotation spécifique pour les lycées appartenant à cette carte afin de mettre en place des dédoublements en volume conséquent, de développer des projets diversifiés permettant la réussite des élèves
le maintien des avantages spécifiques (primes, bonifications) et leur élargissement à tous les personnels (AED, AESH…)
des équipes pluri-professionnelles renforcées : infirmières, assistantes sociales, personnels de vie scolaire, personnels de MLDS etc

Le SNES-FSU Créteil appelle à :
faire grève et manifester le 19 janvier, journée de temps fort pour mobiliser tous les lycées concernés ;
à discuter dans les AG d’établissements des suites de l’action et de ses modalités susceptibles de rassembler les personnels (nouvelle journée de grève, reconduction, interpellation des élus, actions avec les parents d’élèves, rassemblements de ville etc).

Extrait de creteil.snes.edu du 15.01.17 : Lycées de l’Éducation Prioritaire : grève et manifestation le 19 janvier

 

Les lycées de l’éducation prioritaire toujours en lutte
Nouveau temps fort de grève et de mobilisation le 10 janvier

Après 5 journées de grève en 2016, la mobilisation s’est intensifiée en ce début 2017. Le ministère n’a pas répondu à l’ultimatum posé par les lycées en lutte et depuis le 3 janvier la mobilisation se développe en continu, par la grève, les manifestations, les rassemblements, les occupations…

Le mardi 10 janvier 2017 sera le prochain temps fort de grève et de mobilisation des lycées qui sont classés ou qui revendiquent leur classement dans l’éducation prioritaire.
La fédération SUD éducation soutient les personnels en grève reconductible et appelle à participer massivement au 10 janvier pour amplifier le rapport de force et faire céder le ministère sur les revendications :

- Une carte élargie de l’éducation prioritaire et un label sur des critères nationaux et transparents
- des moyens pérennes et des droits pour tou-te-s
- des postes et des seuils d’effectifs contraignants.

Notre préavis de grève spécifique couvre toute la période.

Maintien des lycées dans l’éducation prioritaire ! De véritables moyens pour l’ensemble de l’éducation prioritaire !

Extrait de sudeducation.org du 10.01.17 : Les lycées de l’éducation prioritaire toujours en lutte

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