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Journée nationale OZP 2015. La contribution des collectivités locales à la refondation de l’éducation prioritaire (atelier)

10 juin 2015 Version imprimable de cet article Version imprimable

Journée nationale OZP du 30 mai 2015

La contribution des collectivités locales à la refondation de l’éducation prioritaire

Compte rendu de l’atelier n°3

Comment les partenaires de l’école sont-ils associés à la refondation ? Quelle place leur fait-on ? Où en sont-ils dans l’élaboration de projets communs ? Existe-t-il une meilleurs connaissance et reconnaissance de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative dans une légitimité d’éducation partagée ? C’est autour de ces questions et à partir de deux témoignages, celui d’Arnaud Wauquier, vice-président de l’Andev, et celui de Raphaëlle Buschenschutz pour le Conseil Général du 93 que s’est organisé ce temps d’échanges.

Les constats
- Entre la refondation de l’école et les orientations concernant l’Éducation prioritaire, la modification des rythmes scolaires, les territoires qui évoluent, la réduction des dotations, les collectivités sont impactées fortement.
- Prendre en compte l’ensemble de ces modifications pour élaborer des projets avec l’Éducation nationale, mutualiser les réflexions et les pratiques sont des défis à relever mais dans des conditions difficiles.
- La réussite d’un projet construit en partenariat dépend de l’engagement des différents acteurs et de leur volonté à travailler ensemble
- Le rôle et la place des collectivités dans le référentiel sont très restreints.
- Les acteurs sont souvent sur les mêmes préoccupations (décrochage scolaire, absentéisme, exclusion, l’éducation à la citoyenneté, la relation aux familles, …) sans pour autant réfléchir et construire collectivement.

Des propositions
- Se connaître, se reconnaître, se respecter et respecter les compétences de chacun
- Se rencontrer, se former sur des temps communs
- Agir ensemble : quelles actions pertinentes au regard d’un territoire et des besoins des enfants peut-on mettre en place ?

Les conditions de la réussite
- Faire en sorte que le partenariat ne fonctionne pas sur la bonne volonté ou l’engagement d’un chef d’établissement d’où la nécessité de formations communes permettant de comprendre les enjeux d’un partenariat réussie et d’affirmer que l’éducation est une mission partagée.
- Impulser dans le cadre du Comité de pilotage dont la vocation est de faire travailler ensemble les collectivités territoriales et l’Éducation nationale des déclinaisons en petits groupes avec des objets de travail déterminés conjointement.
- Harmoniser les territorialisations
- Associer les collectivités, les associations, les mouvements d’Éducation populaire à partir de diagnostics partagés :
à l’élaboration du projet de réseau avec les pilotes ;
à l’élaboration de projets avec les enseignants, et particulièrement sur les questions d’intérêt général (les parents, l’absentéisme, les exclusions) tout en explicitant et en définissant la légitimité éducative de chacun.
- Privilégier la co-construction pour éviter les projets livrés clés en main
- Mutualiser et valoriser les actions conduites en partenariat.

Compte rendu rédigé par Brigitte d’Agostini

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