Dans la ZEP de Saint-Florentin (89)

20 mars 2005

Extrait de « L’Yonne républicaine » du 19.03.05 : pour apprendre en jouant avec les mots, à Saint-Florentin.
Après les devoirs, place aux jeux : l’accompagnement scolaire du centre social propose une méthode ludique pour développer la concentration des jeunes.

Les enfants s’activent autour de Raja, l’animatrice qui aide tous les soirs les CE 1 et CE 2 pour les devoirs au centre social. « Ils sont impatients de terminer pour s’occuper à inventer leurs mots croisés », explique l’animatrice. Pour les enfants, il s’agit d’un jeu. A ce jeu-là, pas de perdant.

Ensemble, les enfants créent depuis le début de l’année scolaire des mots croisés, inventent des anagrammes.

Partenariat avec les enseignants

Certains seront intégrés dans un journal qui sera distribué dans toutes les écoles de la ville ainsi qu’aux parents après les vacances de Pâques. Le support papier masque en fait un projet beaucoup plus vaste.
« Il sera une réalisation concrète d’un travail inédit sur le développement intellectuel et culturel », explique Brigitte Paulmier, responsable de l’accompagnement scolaire au centre social et à l’initiative du projet. En clair, la soixantaine d’élèves du primaire inscrite à l’aide aux devoirs, participe cette année à un nouveau concept : apprendre en jouant.

Selon la responsable, il manquait une carte à l’accompagnement scolaire crée en 1986 et subventionné par la Caisse d’allocations familiales (CAF) et le Fonds d’action et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations (FASILD).
Les jeux préparés - inventer une histoire à partir d’une image, créer des devinettes, jouer avec les sons... - s’adaptent selon le niveau et le programme scolaire.
Ils doivent aider les enfants à développer leurs capacités de mémorisation, de concentration et de réflexion logique. « Ils doivent surtout permettre à l’enfant de s’ouvrir au monde et de s’épanouir », insiste la coordinatrice d’un projet de longue date.

Faute de temps, celui-ci n’a vu le jour que cette année. Il résulte d’un travail de coopération avec les deux groupes scolaires de la ville, la coordinatrice ZEP et la conseillère pédagogique.

Sans l’approbation des enseignants, « le projet n’aurait pu aboutir », reconnaît Brigitte Paulmier. Car prendre le temps de jouer, même de manière éducative, suppose d’alléger les enfants d’une partie de leurs devoirs scolaires. Le projet ne concernant qu’une minorité des écoliers florentinois, difficile de convaincre les instituteurs.

(...)

E H.

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