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Une réforme de l’Education nationale en profondeur et en silence (Libération)

8 juin Version imprimable de cet article Version imprimable

Enquête
Réformes dans l’Education nationale : silence, Blanquer avance dans l’indifférence
Outre les refontes médiatiques comme celles du bac, le ministre mène avec autorité une transformation en profondeur de l’institution, réduisant son indépendance. Une stratégie de long terme.

Jean-Michel Blanquer mène sa politique comme d’autres font des puzzles. « Il avance plein de dossiers dans tous les sens, qu’on ne relie pas forcément les uns aux autres, mais qui font système. Peu arrivent à le voir », glisse un universitaire. Changement de statut des enseignants qui travaillent dans l’administration centrale, règles de nomination des recteurs, fin du rôle des syndicats dans les commissions de mutation, refonte de l’inspection générale… Mises bout à bout, ces mesures, en apparence cosmétiques, changent en profondeur l’Education nationale.

Ils sont beaucoup à le penser, peu à le dire publiquement. La peur de parler a toujours été présente dans l’institution mais elle atteindrait, ces temps-ci, des sommets. Quelques hauts cadres en viennent à donner des rendez-vous secrets au cas où leurs conversations téléphoniques soie…

Extrait de liberation.fr du 07.06.21

 

Blanquer champion de la gestion managériale selon Libération
JM Blanquer change en profondeur l’Education nationale. Et pour cela tous les moyens sont bons, y compris les pressions sur les fonctionnaires. C’ets ce que démontre LIbération du 7 juin qui publie un long article de Marie Piquemal sur la réforme en profondeur réalisée par JM Blanquer.

L’article part d’une découverte. Un texte paru au BO en décembre sur l’affectation des enseignants "en centrale" c’est à dire au ministère. Jusque là ils étaient affectés au ministère. Dorénavant ils sont détachés. Et cela change tout. " La mise en place du détachement… Mais cela précarise énormément la situation des enseignants qui montent au ministère explique Bernard Toulemonde, un ancien haut responsable du ministère entre 1980 et 2005. Libération y voit "la méfiance envers les pédagogues. " Cela participe à un mouvement, imperceptible mais bien réel, "d’administrativation" de la fonction publique", ajoute-il.

Pour Alain Bouvier, ancien membre du HCE sous N Sarkozy, "JM Blanquer touche à l’architecture même du système. Ce sera très difficile pour le ministre qui lui succèdera, quand il réalisera que tout a été modifié à ce point, en profondeur." Un changement en profondeur, sans débat, par petites touches invisibles...

Extrait de cafepedagogique.net du 07.06.21

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