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Une mission parlementaire va faire le bilan de J.-M. Blanquer, notamment sur le dédoublement

19 novembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Bilan de J-M Blanquer : une mission d’information au Sénat (interview exclusive de Max Brisson)
Quel bilan pour l’action de Jean-Michel Blanquer ? La question est posée au sein de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat. Max Brisson répond aux questions de ToutEduc.

ToutEduc : Pourquoi une telle mission d’information ?

Max Brisson : Il faut remonter à Victor Duruy ou à Christian Fouchet pour trouver un ministre qui ait une telle longévité à l’Education nationale (ou à l’instruction publique), et qui donc ne peut pas s’abriter derrière le manque de temps pour justifier l’absence de réformes. Dans le cas présent d’ailleurs, ce serait plutôt l’inverse, nous avons un sentiment de foisonnement, peut-être même de dispersion, et nous avons ressenti le besoin d’y voir clair.

ToutEduc : Vous êtes vous-même sénateur LR, agrégé d’Histoire, vous avez enseigné dans le second degré et en CPGE, vous avez été inspecteur général, vous connaissez bien les sensibilités qui traversent l’institution. Qui sont vos co-rapporteurs ?

Max Brisson : Annick Billon (Union centriste) est présidente de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes. Elle est à l’origine cadre commerciale et a exercé des fonctions municipales. Marie-Pierre Monier (socialiste) est vice-présidente de la même délégation. Elle est professeure de mathématiques.

ToutEduc : Vous évoquez un "foisonnement" de réformes. Vous allez toutes les passer en revue ?

Max Brisson : Non, nous n’en aurions ni les moyens, ni le temps, nous devons rendre notre rapport avant la fin février puisque le Parlement suspend ensuite ses activités pour cause d’élections présidentielle et législatives. Nous avons choisi quatre champs, le premier degré avec l’abaissement à trois ans de l’obligation d’instruction, les dédoublements et le plafonnement des effectifs. Second champ, l’école inclusive. Nous nous intéressons également à la réforme du lycée (général et technologique) et du baccalauréat et enfin à tout ce qui a été évoqué dans le cadre du "Grenelle de l’éducation", attractivité du métier, rémunérations, gestion des ressources humaines...

ToutEduc : Qui avez-vous déjà entendu ?

Max Brisson : Pour l’instant, surtout des représentants du ministère et des syndicats, Guillaume Gellé (CPU), Bruno Bobkiewcz (SNPDEN), Edouard Geffray (DGSCO), Vincent Soetemont (DGRH), Fabienne Rosenwald (DEPP), Gilles Demarquet (APEL), et nous avons organisé plusieurs tables rondes avec les syndicats lycéens, les syndicats enseignants, le collectif des AESH, les coordinateurs des PIAL... Mais nous souhaitons maintenant rencontrer davantage des acteurs de terrain, qui se situent en dehors de l’administration et des syndicats.

ToutEduc : Comment réagit Jean-Michel Blanquer à la création de cette mission ?

Max Brisson : Jean-Michel Blanquer n’a pas réagi et il ne serait pas convenable qu’il le fasse puisque diligenter une mission d’information est strictement du ressort du Parlement dans le cadre de sa mission de contrôle de l’action du gouvernement. Nous sentons parfois, c’est vrai, que l’exécutif se raidit, qu’il ressent ces démarches comme hostiles. Or, nous n’avons pas l’intention de dresser un réquisitoire, d’instruire à charge, nous ne sommes pas des procureurs. Nous allons essayer de bien cerner la réalité des décisions prises par le ministre et d’en examiner les conséquences. Par exemple, les maires ont le sentiment que les mesures prises l’ont été au détriment des écoles rurales, face à cela nous essaierons, en ce qui nous concerne, de mesurer la réalité de ce ressenti et d’en comprendre les raisons.

Extrait de touteduc.fr du 19.11.21

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