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Pap Ndiyae salué par ses collègues historiens et universitaires (Le Café, ToutEduc)

24 mai

Pap Ndiaye salué par ses collègues
Alors que l’extrême droite attaque violemment le nouveau ministre de l’Education nationale, ses collègues le saluent. " Tout au long de sa carrière Pap Ndiaye a témoigné d’une conception profondément citoyenne de sa fonction et d’une idée très élevée du rôle des sciences humaines et sociales dans la compréhension des grands enjeux du monde contemporain", écrivent Laurence Bertrand Dorléac, présidente de la FSNSP et Mathias Vicherat, directeur de Sciences Po. "Il a toujours mis son savoir et ses idées au service du plus grand nombre, sans sectarisme, dans le strict respect des règles du débat universitaire, celles d’un échange serein d’arguments rationnels, étayés par des faits, où les prises de position s’appuient sur des connaissances, sur une expertise... Celles et ceux qui, dès sa nomination, ont engagé une chasse aux sorcières à son encontre sont emblématiques de cette méconnaissance, trop largement partagée, de l’enseignement supérieur et de la recherche, teintée de mépris pour les sciences humaines et sociales. Les nuances de la pensée, le doute méthodique, les principes de l’enquête, les subtilités de la controverse scientifique, leur sont étranger. Ils nous donnent, par les voies étriquées et tortueuses de la malhonnêteté intellectuelle et de la vacuité argumentative, un bel exemple de la nécessité brûlante d’accorder la plus haute importance à la formation (de l’école primaire jusqu’au doctorat) et à la recherche".
" Dix de ces 28 ministres de l’Éducation nationale ont été professeurs. Il est remarquable qu’ils sont tous agrégés", rappelle Claude Lelièvre. Pap Ndiaye n’échappe pas à la règle. " En 2021, il est nommé par le président de la République Emmnanuel Macron à la tête du Palais de la Porte-Dorée qui héberge le Musée national de l’histoire de l’immigration.
Selon le sociologue Michel Wievorka, « le chef de l’Etat voulait lancer un signal politique pour contrebalancer les positions des ministres Jean-Michel Blanquer, Frédérique Vidal et Gérald Darmanin » (épisodes remarqués des évocation de « la cancel culture » et de « l’islamo-gauchisme »). Un an plus tard, Emmanuel Macron vient de l’installer à la tête d’un ministère très exposé (celui de « l’Education nationale et de la Jeunesse ») pour qu’il succède précisément à Jean-Michel Blanquer avec son passé et son passif. Sans compter la perspective d’être la cheville ouvrière (sinon le maître d’oeuvre) d’une « refondation de l’Ecole » voulue et dûment annoncée par le président de la République nouvellement réélu. Rude tâche..."
L’APHG met aussi en garde ce collègue. " Au-delà du symbole que représente l’arrivée rue de Grenelle de l’un de nos collègues historiens, dix-huit mois après l’assassinat de l’un des nôtres, Samuel Paty, l’APHG souligne l’impérative nécessité d’un dialogue renouvelé entre tous les acteurs éducatifs et notre ministre, fondé sur la confiance et l’intérêt commun d’œuvrer à la réussite des élèves. Les blessures sont profondes et il faudra une attention constante pour les apaiser et les soigner."

APHG

C Lelievre

Extrait de cafepedagogique.net du 22.04.22

 

Pap Ndiaye : son portrait par la direction de Sciences po

"Il y a tout lieu de se réjouir qu’un historien de la trempe de Pap Ndiaye, qu’un universitaire français reconnu internationalement, ait été nommé à la tête d’un ministère aussi crucial que l’est le ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse", estiment Laurence Bertrand Dorléac, présidente de la FNSP (Fédération nationale des sciences politiques) et Mathias Vicherat, directeur de Sciences Po, où celui-ci est professeur depuis 2012, en détachement depuis 2019 pour exercer la fonction de directeur général du palais de la Porte-Dorée et directeur du musée de l’Histoire de l’immigration.

Enseignant, "il incarne ce qui se pratique de plus exemplaire dans l’enseignement supérieur, la recherche et les sciences humaines et sociales", il a d’ailleurs "été un acteur très actif de la politique d’ouverture sociale de Sciences Po et un des plus fidèles soutiens aux Conventions éducation prioritaire (CEP)". Pour les deux responsables, "il est l’un des meilleurs historiens spécialistes de la période contemporaine de sa génération", "ses travaux portent sur l’histoire industrielle, l’histoire des États-Unis et l’histoire contemporaine des Africains-Américains" et ils sont "servis par une qualité d’écriture rare, en français comme en anglais (...). Il a toujours mis son savoir et ses idées au service du plus grand nombre, sans sectarisme, dans le strict respect des règles du débat universitaire, celles d’un échange serein d’arguments rationnels, étayés par des faits, où les prises de position s’appuient sur des connaissances, sur une expertise (...). Les nuances de la pensée, le doute méthodique, les principes de l’enquête, les subtilités de la controverse scientifique sont étrangers" à "celles et ceux qui, dès sa nomination, ont engagé une chasse aux sorcières à son encontre", lesquels "nous donnent, par les voies étriquées et tortueuses de la malhonnêteté intellectuelle et de la vacuité argumentative, un bel exemple de la nécessité brûlante d’accorder la plus haute importance à la formation (de l’école primaire jusqu’au doctorat) et à la recherche".

Extrait de touteduc.fr du 23.05.22

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