bonjour il y a une erreur dans l’article qui parle de mars 2005 au lieu de mars 2015.
cordialement.
Marc Jampy
chargé d’études au Centre Alain Savary
Pourriez vous changer mon premier texte écrit avec des fautes. Merci
Une enseignante accablée, triste et déçue
Ce n’est que la énième consultation au sujet de l’Éducation nationale qui n’arrête pas d’être réformée superficiellement depuis des années. Je suis PE depuis 1982 et je n’en peux plus de tous ces changements de programmes, de modes d’évaluation, de travail administratif qui s’ajoutent... dont ne bénéficient malheureusement pas les élèves, car leur niveau général en français et en logique ne fait que régresser. Notre système court à la catastrophe et surtout ce qui me chagrine outre mesure c’est que nos élèves en pâtissent tous les jours et mettent leur futur en danger. Il faut réagir d’urgence et changer de fond en comble notre organisation que l’on n’arrive pas à faire évoluer à cause d’une majorité de syndicats - pour tant je suis syndiquée - qui ne pense qu’à défendre leurs acquis, bloque toute réforme pouvant enfreindre leurs privilèges ; peu importe les élèves et l’évolution de la société. Souvent je rêve de créer un syndicat pour élèves. C’est eux qu’il faut défendre. Les parents, les enseignants, l’État au travail ! Soyez réellement responsables et solidaires. Comme l’a récemment souligné Edgar Morin : "nous vivons une crise radicale de l’éducation. On n’enseigne plus les problèmes fondamentaux et globaux auxquels nous sommes confrontés". La langue française en premier qui permet de communiquer. Je ne défends aucun parti politique, mais simplement l’humanité, nos enfants qui devront la préserver.
Michèle
Source de l’article "Contre la mixité sociale" :
Revue Territoires
n°450, septembre 2004
"Depuis les années quatre-vingt, l’idée s’est répandue d’un nécessaire approfondissement de la mixité sociale dans les quartiers. Sans que son contenu et ses objectifs soient jamais définis, cette notion a tout de même fini par être entérinée par la Loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions, en 1998, malgré les avertissements de chercheurs, d’associations et d’habitants.
En effet, cette idée est un non-sens sociologique et un danger politique, surfant sur des réflexes nauséabonds et occultant les débats importants sur les politiques du logement et de l’urbanisme, voire plus globalement, sur l’organisation de notre société.
Il ne s’agit pas de faire de la mixité sociale un "objectif à long terme", mais d’abandonner ce concept nécrosé pour se concentrer sur des débats plus essentiels."
lire le texte en ligne http://www.habiter.org/wp-content/uploads/Regard-sur-la-mixité-sociale-.pdf
Bonjour à toutes et tous.
La question du travail collectif me semble effectivement cruciale, peut-être davantage encore en éducation prioritaire où la globalité de la prise en charge de l’élève me paraît être LA condition de sa réussite.
Si le Légisteur donne ce temps de concertation (REP+), c’est un management partagé ou du moins participatif qui peut le mettre en oeuvre.
En effet, le travail collectif ne se décrète pas, il se crée. L’approche managériale dans la conduite de ce type de projet doit, selon moi, tendre vers une logique d’organisation apprenante. Il s’agit donc également pour le manager de créer les conditions de cette culture professionnelle (l’éducation prioritaire en est un terreau fertile) qui, elle, amènera chacun à auto-évaluer la pertinence d’un changement de pratique professionnelle.
Les défis sont importants, les moyens et autres modalités de mises en oeuvre semblent disponibles.
D’autres leviers comme ceux de la formation ou encore de l’innovation peuvent être actionnés à bon escient.
Sans oublier .... l’OZP !
Des journaux hebdomadaires intitulés "La gazette du RRS" puis après mon départ en retraite "La Gazette" et qui s’étendent sur les six dernières années, avec de très nombreux articles piochés sur le site de l’OZP, entrent-ils dans votre demande ?
Vivement la décentralisation, la formation l’affaire de tous mais pas seulement en Île de France, je sais que les moyens humains ne permettent pas de toucher le plus grand nombre alors pourquoi titrer "l’affaire de tous" ("Paris et le désert français")
Bonne année 2015 à l’OZP et merci pour ce site dont je profite régulièrement, bien que ne travaillant pas en ZEP. Votre lettre bimensuelle nous donne des idées et les (rares) opinions émises me semblent justes.
La communication de cette liste a donné lieu à une situation des plus ubuesque ce vendredi 12 décembre à Strasbourg. Alors que les syndicats avaient été conviés à un groupe de travail à 14h dans une annexe éloignée pour examiner les critères retenus et la liste des REP et REP +, qui en découlait, elles ont appris de source officieuse que le rectorat avait avancé la date de la conférence de presse annonçant la dite liste au même après midi 15h. Les délégués syndicaux dont j’étais ont été réunis à 300 mètres de l’endroit où le recteur faisait sa conférence de presse. Nous avons vite compris que rien ne serait communiqué à ce groupe de travail avant l’annonce officielle et avons donc claqué la porte pour rejoindre le rectorat et faire le pied de grue sous les fenêtres du recteur où les journalistes ont fini par nous communiquer la liste des heureux élus. A ce jour, à 48h du Comité technique académique censé avaliser cette liste, et malgré nos demandes insistantes, nous n’avons toujours pas eu accès aux chiffres ayant présidé à l’étonnante liste établie. Plus fort encore : surlr site officiel du rectorat on peut lire ceci : "La méthodologie retenue a fait consensus et a permis au Recteur d’arrêter un projet de liste des REP+ et REP pour la rentrée 2015" !Cherchez l’erreur...
Toute cette agitation est bien curieuse. Tout le monde parle de moyens et personne d’obligations pédagogiques. Dans mon collège, en 1990, nous avons voté en CA l’intégration dans l’éducation prioritaire. Trois ans plus tard, le même CA en a voté la sortie. Pourquoi ? Parce qu’en 1990 on nous avait bien parlé de mise au point d’un projet de zone impliquant des adaptations pédagogiques à la population de la commune, mais, surtout, on savait qu’il y avait quelques moyens à la clé, dont des indemnités de sujétion spéciale pour nous. Nous sommes donc entrés en fanfare dans l’éducation prioritaire. Mais ensuite, quand il a fallu changer notre manière de faire, considérer les parents comme autre chose que des moins que rien (puisqu’on était en ZEP), s’astreindre à des réunions pédagogiques, s’inscrire à des stages de formation permanente, appliquer le projet de zone... nous avons collectivement estimé qu’il valait mieux continuer nos petites affaires comme avant et nous avons voté la sortie de ZEP. Ne croyez pas qu’on se moquait des élèves pour cela, le travail était sérieux, il n’y a pas eu de relâchement lors de la sortie. Mais nous nous sommes libérés d’obligations professionnelles supplémentaires liées au dispositif d’éducation prioritaire. Les moyens (dont les ISS) ont été gardés quelques temps puis ont un peu diminué mais nous n’étions pas envieux vis-à-vis des courageux collègues qui travaillaient plus et mieux que nous, parce qu’en éducation prioritaire. Aujourd’hui, curieusement, cette question n’est jamais abordée, si j’en juge la lecture du site OZP. Question : n’y a-t-il plus aucune contrainte d’ordre pédagogique lorsqu’on est en REP aujourd’hui ?
Du calme, collègue ! C’est vrai, mais un peu vif ! Et puis, il faut distinguer syndicat et syndicat car on les met dans le même sac alors que tous n’ont pas appelé à l’extension du nombre de REP.
Je vous comprends : ces absurdités clamées au nom des enseignants nous choquent mais c’est là une limite à la liberté de parole et un effet du fonctionnement de la démocratie. Celle-ci laisse le champ libre à la démagogie. mais, vous en conviendrez avec moi, c’est quand même mieux qu’une société totalitaire.
La semaine commence : bon courage.
Mario
Trois collèges de l’oise Romain Rolland de Mouy, Pierre Mendes France de Méru et le collège de Crevecoeur le Grand et les écoles primaires dépendant des ses trois collèges sont en grève depuis le 01 Décembre parce que éjectés de leur REP respectif. Des lycées de l’oise vont faire grève la semaine prochaine. La colère gronde chez les parents d’élèves qui adhèrent au mouvement de contestation . Les mouvements se fédèrent !
Maintenant qu’on termine les élections, les conneries syndicales vont probablement finir ! Tout le monde en ZEP, assurément ! Priorité à tous ! On ne peut pas faire plus con !
Esteban.
Alors, "Tout le monde en ZEP ?"
Cela ne rappelle-t-il pas un peu "Knock, ou le triomphe de la médecine " ?
MJ
"Qui en éducation prioritaire ?"
Bonjour, Merci de votre témoignage argumenté qui permet la discussion.
Vous partez de votre expérience personnelle. Vous avez fait le choix de rester dans le même collège malgré les crises violentes et le contexte social dégradé et d’être solidaires de populations fragiles et stigmatisées. Et vous vivez la sortie de l’éducation prioritaire comme une expulsion.
La note qui vous a choquée est basée sur 3 idées :
1) L’éducation prioritaire est destinée aux territoires menacés de relégation sociale où le service public ne parvient pas à remplir normalement sa mission. Un fonctionnement en réseaux écoles-collèges, le partenariat avec le milieu environnant, un projet éducatif et pédagogique, le travail collectif des enseignants peuvent contribuer à retrouver une situation normale. Dans les plus difficiles, les 350 REP+, un coordonnateur, 4 professeurs référents, un temps de service affecté à la formation continue et au travail collectif, les maîtres en plus dans le primaire représentent des moyens importants, beaucoup plus décisifs que 2 ou 3 élèves en moins par classe. Dans les autres REP, ces moyens sont beaucoup plus limités.
L’éducation prioritaire est donc bien autre chose qu’un verrou limitant le nombre d’élèves par classe.
2) L’école ordinaire doit être capable d’accueillir normalement et de faire réussir les enfants des classes populaires (je préfère ce terme à celui de « catégories défavorisées » de la nomenclature officielle). Les indicateurs qui servent à déterminer les territoires en éducation prioritaires ne sont pas automatiques : c’est l’importance de la précarité qui est clivante, or elle n’est bien identifiée que localement. Est-ce le cas de votre quartier de Montreuil ?
Que des moyens horaires plus importants soient attribués aux territoires où les classes populaires sont plus nombreuses est nécessaire. Nous avons demandé, lors de la consultation de l’été 2012, que les moyens soient répartis proportionnellement aux difficultés sociales et scolaires. La ministre s’est engagée à la mettre en œuvre pour limiter les effets de seuil entre ZEP et hors ZEP. J’espère n’être pas trop naÏf en pensant que le ministère et les recteurs seront capables de l’appliquer malgré les protestations probables de ceux qui sont actuellement privilégiés.
3) C’est l’ensemble du système qui doit être refondé. Les perspectives sont beaucoup plus floues.
Cordialement F R Guillaume