Voici une tribune libre et... technocratique. Accuser les parents de ne pas avoir compris les enjeux de la réforme, c’est avant tout omettre la complexité d’un système jargonnant et opaque pour un profane.
Ensuite, je pense qu’il est de bon ton que les gens de terrain informent ceux qui, manifestement, s’en tiennent trop éloignés. Aujourd’hui, le principal grief de ceux qui s’opposent à cette nouvelle carte pour l’école primaire, c’est l’obligation d’un collège de rattachement. Les cartes scolaires sont parfois trompeuses : on trouve, bien heureusement, des collèges dans lesquels cohabitent des enfants issus d’écoles très défavorisées et d’autres issus de milieux très favorisés. On peut d’ailleurs se féliciter de cet état de fait. Avec la réforme actuelle, aussi nécessiteuse soit l’école, si le collège est mixte, l’école ne peut accéder aux moyens de l’EP. Voici plusieurs années que l’enjeu se trouve ici. Il a deux origines :
1/ La volonté de coordonner l’intégralité de la scolarité obligatoire, ce qui est plutôt louable.
2/L’éducation nationale ne dispose d’aucun chiffre utilisable sur la situation sociale des écoles primaires. Au collège, on a le taux de boursiers, et les CSP déclaratives à l’entrée en 6ème, qui, bien que bancales (elles sont déclaratives !) offrent une vision souvent assez juste des situations des collèges.
Reste la politique de la Ville et ses analyses, le quotient familial dont disposent les mairies. Ces chiffres sont à la disposition du ministère, mais, au grand regret des municipalité et des sous-préfets en charge de la politique de la ville, l’éducation nationale ne les utilise pas.
Ce manque de clairvoyance et de coopération conduit à des situations de terrain où des écoles primaires, situées en zone urbaine sensible, dont tous les indicateurs sociaux sont au plus bas, vont devoir se contenter de maigres compensations suite à leur éviction de l’EP.
Mon école a des indicateurs au niveau des REP+, mais est menacée de sortie. Alors, oui, pour les parents, les effectifs sont un combat. L’autre combat, c’est la stabilité des équipes. Comment vais-je pouvoir empêcher mon équipe de quitter une école dans laquelle les effectifs vont augmenter, dans laquelle les projets seront contraints (interventions en EPS, en musique, projet périscolaire renforcé, scolarisation des 2 ans, je tiens la liste à votre disposition !)et pour laquelle ils seront moins payés ? Certes, nous aurons une close de sauvegarde de 3 ans pour préparer notre départ et regarder nos collègues de REP dont la prime augmente de 50%, mais comble du cynisme pour les parents, nous aurons aussi le droit à une bonification de points pour quitter l’établissement rapidement, et intégrer un réseau qui, lui, aura eu la chance de rentrer dans le cadre technocratique.
Qui pourra demain demander à intégrer cette école, à part de jeunes enseignants inexpérimentés ? Qui voudra demain de la direction d’une école pour laquelle j’étais déjà le seul postulant il y a 3 ans, avec les moyens de l’EP ? Je ne souhaite à aucun IEN de devoir venir s’expliquer dans quelques mois au conseil d’école, lorsqu’il faudra gérer les conséquences.
Vous le savez surement, ces écoles sont des lieux d’engagement, dans lesquels les rencontres humaines forgent des projets et des fonctionnements qui font la richesse de nos établissements. Cette force du travail d’équipe et ce sens de l’engagement, on le le mesure pas dans des tableaux excel et des notes de synthèse.
Si vous souhaitez en humer l’atmosphère les portes de mon école vous sont ouvertes.
Bien à vous,
Alexandre, directeur d’école RRS.
Je trouve injuste que les professeurs documentalistes soient exclus de la pondération.
Je le vis avec une certaine amertume...
Par ailleurs, serons-nous concernés par la revalorisation de la part fixe à la rentrée 2015 ?
Myriam
Bonjour
Pour commencer à vous répondre je vais partir de mon experience personnelle car votre logique comptable me heurte profondément. J’enseigne depuis plus de 20 ans en Seine st Denis. Je n’ai fait que deux établissements tous deux bénéficiant de multiples labels de l’éducation prioritaire.
Le 2ème celui ou j’enseigne actuellement vient d’être exclu de l’EP. Ce que vous dites dans votre papier est extrêmement choquant. En effet vous semblez dire que les personnes mobilisées actuellement (dans mon etablissments le corps enseignant dans son ensemble edt en Greve depuis Le 20/11. Effectivement nous sommes inquiets pour nos effectifs car le bas montreuil limitrophe de Paris connait une croissance démographique sans précédent liee à 3 phénomènes superposés : l’attractivité de sa situation, sa relative accessibilité /Paris et le boom des naissances de l’an 2000. Chaque année nous refusons des inscriptions et cest le fait d’être en zep qui maintien nos effectifs à 24 par classe. L’explosion de ces derniers dans les années a venir n’a rien d’une chimère monsieur. Vous m’expliquerez ensuite s’il vous plait comment dans ces conditions nous pourrons intégrer nos élèves issus de classe d’accueil (juste francophones) en classe normale par exemple avec des effectifs à 28. J’ajoute que sur la question des effectifs /classe un récent rapport a été transmis à la ministre insistant sur son rôle determinant dans la réussite des élèves. Ce dernier étrangement a été ignoré.
Mais j’en reviens à mon cas personnel. Cela fait donc qq années maintenant, presque une demie carrière que je m’investis avec mes Collegues aupres des élèves du 93. Nous faisons des projets, pour lesquels chaque annee il faut se battre pour conserver les heures qui permettent de les mener à bien. Nous restons en poste malgré les crises violentes liées ici à un contexte social degradé. Nous faisons face avec les miettes que nous laisse l’institution. Continuons à nous battre pour accueillir des populations fragiles et stigmatisées. La question des effectifs n’est pas la seule en Jeu pour nous monsieur. Nous n’avons pas l’œil rive sur notte calculette sinon nous n’aurions pas consenti à tant d’efforts. Et pourtant pour nous remercier de cet investissement aujourd’hui l’éducation nationale nous éjecte comme des malpropres de l’EP. Aucune negociation aucun préavis, la décision est Tombee comme un couperet et nous en avons ete les derniers informés. Alors que perd un école qui perd la ZEP ? Je crois que si vous lisez attentivement mon témoignage je crois qu’en spécialiste de l’EP vous comprendrez qu’elle perd autre chose et perdra autre chose que le verrou qui limite le nombre d’élèves par classe. votre discours est celui d’un pilote en ressources humaines. Il est surplombant et pose le postulat que la politiqe de l’EP redefinie se fait sur des critères valides. Soyons sérieux. Vous savez sans doute qu’ils posent un nombre de pb important. Par ex. Pour mon college 10% des familles n’ont pas renseigné leur CSP. Par ex le revenu médian du quartier ou j’enseigne est de 1500 € par mois par foyer fiscal. La pédagogie les projets la formation nous la prenons en main nous enseignants. Quand l’état cessera t-il de dépouiller les pauvres en les culpabilisant de surcroit pour aider les plus démunis ?
Votre note est bien lacunaire et est tres choquante je le réitère pour les acteurs de terrain et les parents qui le soutiennent fermement
Bien cordialement.
V servat clg Eluard Montreuil 93. En Greve depuis 12 jours.
très belle synthèse, à envoyer à la rédaction de France Inter qui ce matin a laissé raconter, on ne va pas dire n’importe quoi, mais de grosses erreurs à une parente d’élève.
bonne continuation !
Franck IRJUD
coordonnateur REP+
Chères collègues,
Que vous souhaitiez conserver vos moyens de fonctionnement, c’est normal, c’est heureux. Mais que vient donc faire l’éducation prioritaire là-dedans ?
Ségolène a foutu un bordel monstre dans ce domaine en 1998 et nous le payons aujourd’hui. Qu’il y ait des problèmes sociaux dans un quartier et on se sent "de droit" d’être en éducation prioritaire. C’est idiot.
Les ZEP ont été créées en 1981 pour sortir des écoles et des collèges d’une situation infernale où l’Education nationale ne parvenait pas à assurer ses missions élémentaires à cause d’un cumul de problèmes sociaux, urbains, d’exclusion sociale, de santé... On a créé 350 ZEP, ce qui était déjà bien exagéré car il n’y avait (heureusement) qu’une centaine de situations de ce genre, impossibles à maintenir en l’état.
En 1990, on est passé à 558 ZEP et ce nombre, finement analysé en 1996 dans un rapport non publié de l’Inspection générale, était considéré comme trop élevé.
L’horreur est arrivée avec Ségo qui a laissé faire : on est passé à 1189 ZEP en 1999 ! Démago, mais surtout absurde. A cette époque, la DEP a eu les moyens de savoir précisément où se trouvaient les enfants de la classe ouvrière et les ZEP (ou REP) sont devenues les territoires où se trouvaient les enfants du peuple. Un dispositif d’exception est devenu un dispositif (22 %) de scolarisation pour les enfants du peuple ! L’Education nationale n’a-t-elle été créée pour lui ?
Aujourd’hui, évidemment, ceux qui sont en éducation prioritaire et travaillent pour ces enfants du peuple ont l’impression qu’on leur enlève un "droit" à avoir des moyens suffisants de travail.
C’est le foutoir conseptuel. De Robien avait annoncé en décembre 2005 qu’il publierait en juin 2006 trois listes : les REP+ (je reprends le vocabulaire de 2014), les REP et ceux qui sortaient du dispositif. Prévision : 100 REP+, 250 REP et 800 sorties. Il n’a jamais rien publié de la sorte, ni les ministres suivants.
Là, en 2014, on ne fait pas l’opération vérité nécessaire, on fait juste quelques petits progrès et c’est la révolution ! Et les protestations sont compréhensibles puisque le sens de l’éducation prioritaire a été dévoyé en 1999. On ne sait plus ce que c’est. La lecture des articles nombreux publiés sur ce site le montre.
Je soutiens mes collègues qui réclament les meilleurs moyens possibles pour eux et pour les élèves mais pas au nom de l’éducation prioritair.
Mario
Chère collègue bonjour,
Je ne peux que compatir...
Je suis également directrice et mon école (Paul Fort à Vitry-le-François, Marne) est exactement dans la même situation, nos chiffres sont très proches... Tous les critères sont réunis pour que l’école reste en Éducation prioritaire, indépendamment du collège.
Il faut absolument que collège et école soient dissociées pour ces cartes de REP.
Pour le projet dont tu parles, il en est de même pour l’école : nous avons un maitre supplémentaire, ce qui nécessite un investissement dans le temps. Comment maintenir une équipe stable dans ces conditions ?
Je partage les mêmes craintes et compte vraiment sur les politiques locaux, sur les syndicats, sur l’IEN faire en sorte que soient réétudiée la situation des écoles situées dans des quartiers sensibles.
Bon courage...
P.Lemut
Madame
Vous avez parfaitement raison sur le fond. Sur la forme, il s’agissait de signaler à nos lecteurs, en quelques mots, une émission qui pouvait les intéresser.
Votre attaché(e) de presse n’avait pas jugé bon de nous adresser votre livre, ni RTL de nous prévenir de cette émission, je n’avais pas votre contact, et je devais publier en urgence cette brève, avant que l’émission ne soit diffusée.
Nous plaidons donc les circonstances atténuantes. Mais nos colonnes vous sont ouvertes pour une tribune en réponse.
Cordialement
P Bouchard
ToutEduc (redaction@touteduc.fr)
La présentation de cette émission que nous avons publiée sur notre site ne fait que reprendre intégralement (et avec son autorisation) le texte de celle du site "Tout Educ".
Cordialement
Le Quotidien des ZEP
Dommage en effet que vous n’ayez rencontré que l’un des interlocuteurs de ce que vous présentez à mon avis à tort comme un combat.
Je suis èvidemment à votre disposition pour rèpondre à d’éventuelles questions concernant ma position, un brin moins caricaturale que celle que vous voulez bien présenter.
Emmanuelle Piquet.
Je suis directrice de l’école Littré.
Le groupe scolaire Littré vient d’apprendre sa sortie du dispositif d’éducation prioritaire. C’est une catastrophe pour notre école car cela signifie la perte de moyens supplémentaires à long terme :
– humains pour accompagner les élèves dans leur parcours scolaire
– financiers pour mettre en place des projets.
De plus, cette année l’équipe enseignante a mis en place un projet riche et ambitieux afin de permettre à chaque enfant de bénéficier d’un parcours d’apprentissage personnalisé. Ce projet novateur a été motivé par la très grande hétérogénéïté de la population accueillie, représentative d’une véritable école de la République.
L’investissement des enseignants est considérable depuis 6 mois pour repenser les modalités d’apprentissage afin que chaque enfant progresse à son rythme. Les enseignants ont créé de nouveaux outils pour que les élèves investissent activement et positivement leurs apprentissages dans un esprit coopératif et de bienveillance.
Le projet de l’école se retrouve en pleine adéquation avec les nouvelles orientations du futur socle commun et des nouveaux programmes.
Au regard des difficultés massives rencontrées par une forte population de l’école, si les effectifs augmentent, ce projet n’est plus viable, et donc les élèves seront voués à l’échec scolaire, bien loin de l’ascenseur social indispensable à la formation de tout citoyen éclairé.
De plus, l’école craint la fuite des élèves issus de milieux plus favorisés dans le privé suite aux déclarations de certaines familles en apprenant cette décision ministérielle. Ceci impliquerait une ghettoïsation de l’école.
Concernant l’équipe pédagogique, l’investissement de ces derniers mois pour un travail de fond sur le long terme ne peut être balayé si facilement. L’école Littré n’est pas demandée au mouvement. Si les conditions se dégradent, les enseignants partiront, et l’équipe ne sera plus composée que d’enseignants nommés au second ou troisième mouvement et donc il y aura un fort turn-over des enseignants. Or le bon fonctionnement de l’école dépend de la stabilité et de la solidité de l’équipe enseignante.
Si les enseignants partent et que les effectifs augmentent, le climat global de l’école et les conditions d’apprentissage se dégraderont rapidement, la violence des années précédentes refera surface.
Certes notre école ne dépend pas d’un collège situé en REP, néanmoins les réalités du terrain ne se réduisent pas à de telles cases. Il se trouve que notre école est bien en situation de REP même si elle est la seule dans sa zone.
Les chiffres de l’école sont éloquents et correspondent aux critères de REP :
plus de 60% des familles font partie de catégories socio-professionnelles défavorisées ;
plus de 10 % des élèves bénéficent du fonds social ;
plus de 20 % ne parlent pas français à la maison ;
35 % nécessitent une prise en charge par une structure d’aide ;
près de 40 % nécessitent un programme personnalisé de réussite éducative (PPRE) ;
un nombre considérable d’équipes éducatives (plus de 60 pour 172 élèves).
L’Inspecteur d’Académie a promis oralement le maintien de certains moyens (notamment le maintien de la prime REP pour les enseignants) pendant 2 ans, afin d’apaiser la situation et la mise en place d’un groupe de travail. Mais nous ne sommes pas dupes : si le groupe scolaire Littré sort de l’Education Prioritaire aujourd’hui, ce n’est pas pour y rentrer de nouveau dans les années futures.
Or ce n’est pas notre motivation première. Ce qui nous préoccupe c’est la réalisation de notre projet sur le long terme et la réussite des élèves de cette école.
Le Président de la République a encore affirmé jeudi 6 novembre à la télévision l’engagement de moyens de son gouvernement pour l’Éducation Nationale. Nous ne pouvons nous résoudre à accepter de condamner ces élèves qui peuvent être en réussite avec un projet solide mais ne le seront pas si les conditions se détériorent.
Madame La Ministre dans un courrier à Mme Lemorton député de la circonscription s’engage (extrait de la lettre) : "Je suis en mesure de vous annoncer que l’école Littré qui accueille un public défavorisé, particulièrement issu de familles itinérantes et de voyageurs et d’enfants allophones continuera à disposer de la part du ministère de l’éducation nationale des moyens relevant de l’éducation prioritaire" Donc pourquoi nous faire enlever le statut éducation prioritaire.
Ce qui nous inquiète le plus c’est le paragraphe concernant les enseignants : "S’agissant des enseignants, leur régime indemnitaire est protégé par la clause de sauvegarde pour une durée de trois ans. Il conserve donc le bénéfice de l’indemnité spécifique qu’ils percevaient. S’ils le souhaitent, les enseignants qui voudront rejoindre un poste comparable où la nouvelle indemnité sera versée bénéficieront d’une bonification d’une bonification de points dans le cadre du mouvement départemental." Ce dernier paragraphe est très inquiétant car cela signifie instabilité de l’équipe éducative donc mort du projet. En sachant que l’école n’est pas ou très peu demandée au mouvement, ce qui entraînera des enseignants sortant de formation, d’années en années, ne permettant plus une cohérence pédagogique et au vu de notre projet d’école, une continuité logique du sens des apprentissages, sans parler des risques de montée de la violence, connue sur l’école il y a quelques années. La fuite vers le privé réduira la mixité sociale qui est une véritable richesse dans une école de la République.
Article de la dépeche du Midi sur l’école Littré, à Toulouse :
http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/11/1988677-ecole-littre-les-parents-font-pression.html
A Toulouse, une école rejoins le mouvement. L’école Littré n’est pas rattachée à un collège REP. (Le collège de rattachement est à 45 minutes de trajet en transport en commun)
Ainsi, cette école sort du dispositif alors que la population répond aux critères REP...
– plus de 60% des familles faisant partie de catégories socio-professionnelles défavorisées
– plus de 10% des élèves bénéficiant du fond social
– plus de 20% des élèves ne parlant pas français à la maison
– 35% des élèves nécessitant une prise en charge par une structure d’aide,
– près de 40% des élèves nécessitant un programme personnalisé de réussite éducative
Démonstration d’une loi qui ne prend pas en compte ce type de particularité.
Disparité de territoire, en NPDC, on ne peut pas être à la fois coordo et directeur...
Ce n’est pas une heure perdue de temps en temps qui fait plonger dans l’échec. Ce n’est pas d’être présent dans une salle de cours qui permet d’apprendre : il faut être attentif et avoir une démarche active pour mémoriser.
Par contre, la France est le pays où on perd le plus de temps à faire de la disciple, où les élèves se plaignent le plus du climat scolaire.
Mon avis est que ce texte se base sur une analyse fausse. Il faut le temps de présence en situation d’écoute dans la classe.
Mon avis est que stigmatiser les profs à tort de cette manière ne permet pas d’avoir une ambiance propice au travail.
Il faudrait donner les moyens de faire une véritable politique d’améliorer l’ambiance scolaire et arrêter de refuser de voir les conséquences pour les autres élèves quand on oblige les profs à garder les perturbateurs quoi qu’il arrive.
Merci beaucoup !