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Pour le SNUipp, ZEP et REP ont besoin de "plus de maitres que de classes" (Fenêtres sur cours, 2005)

10 décembre 2005

Additifs février 2013 :
- Voir mot-clé "Surnuméraire" dans le groupe "Acteurs et partenaires" (3e colonne)

- Le 6 février 2013 à Paris, Rencontre OZP. "Plus de maîtres que de classes dans le primaire" (COMPTE RENDU)

- Note : La première référence officielle aux postes surnuméraires en éducation prioritaire figure dans la circulaire de préparation de la rentrée 2006 (BO du 31.03.06)

- "Interrogée par l’OZP, Lydie Heurdier, auteure d’une thèse sur l’histoire des ZEP, signale la présence de maîtres supplémentaires à Clichy-Montfermeil (textes de Patrick Bouveau) dès 1982. A la rentrée 1985, les quatre postes maître de soutien sont supprimés suite à des fermetures de postes. La décision d’implanter des maîtres supplémentaires dans le premier degré, en surnombre, ici ou là, est un choix de répartition des moyens décidé par l’IA en accord ou sur proposition de l’IEN, voire de l’équipe enseignante, et non l’effet ou l’application d’une directive nationale.
Lydie Heurdier souligne que, dans les années 80, une grande latitude était laissée aux équipes de terrain et aux autorités intermédiaires.

 

Extrait de « Fenêtres sur cours » n° 278 du 06.12.05 : Quels fonctionnements pour réussir l’école ?

La démocratisation de l’école dans les années 70 s’est accompagnée d’une modification du fonctionnement du système éducatif. Face à l’échec scolaire, le fonctionnement de l’école apparaît comme une des pistes à interroger. La relancer suppose notamment de réfléchir à une organisation nouvelle.

(...)

Faire évoluer le fonctionnement de l’école ne peut se faire non plus sans prendre en compte toutes les situations particulières. Celle des écoles rurales par exemple. Elles scolarisent près du quart des élèves et pourtant leur condition d’isolement reste insuffisamment prise en compte.

Les établissements classés en ZEP ou en REP ont eux aussi des besoins spécifiques compte tenu de la mission spécifique qui leur est dévolue : scolariser et faire réussir les enfants issus des zones urbaines sensibles. Une récente enquête de l’INSEE est venue corroborer les résultats d’études plus anciennes : les ZEP ne bénéficient pas des moyens qui devraient leur être attribués. Cela n’empêche pas, dans les écoles, aux équipes de prendre des initiatives pour améliorer leur fonctionnement. Dans les Côtes d’Armor, les enseignants d’un RPI proche de Guingamp multiplient les projets communs (lire page 18).

Dans le Pas-de-Calais, une école de la REP de Le Portel bénéficie d’un maître surnuméraire pour le soutien, le décloisonnement, la co-intervention et l’enseignement des sciences (lire page 16). Cela rappelle que les modes de fonctionnement doivent aussi partir du terrain, des besoins, et pour cela il faut donner un certain degré d’autonomie aux équipes.

(...)

Plus de maîtres que de classes

La présence d’enseignants surnuméraires dans les écoles change les pratiques des équipes pédagogiques. L’organisation du temps de travail s’en trouve modifiée, la préparation individuelle évoluant vers plus de travail collectif. Les projets se discutent ensemble et le plus souvent les emplois du temps sont établis en fonction de ces discussions. Ces maîtres supplémentaires sont principalement affectés dans les écoles situées en ZEP ou en zone rurale.

Leurs modalités d’intervention varient selon les décisions des équipes pédagogiques.
Une étude de la DEP, datant d’avril 2004, relève quatre organisations pédagogiques fréquemment utilisées : le co-enseignement avec l’enseignant dans la classe, le dédoublement, le décloisonnement et les ateliers, essentiellement mis en place autour du français et de la maîtrise de la langue. Même si souvent, le maître surnuméraire permet de prendre en charge les élèves les plus en difficulté.

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