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Comment la pandémie frappe les "enfants pauvres" (The Conversation)

13 avril Version imprimable de cet article Version imprimable

Comment la pandémie fragilise les « enfants pauvres »

Vanessa Stettinger
Maîtresse de conférences en sociologie, Université de Lille

Marie Danet
Maîtresse de conférence en psychologie, Université de Lille

En 2018, en France, plus de 9,3 millions de personnes (soit 14,8 % de la population), dont 2,9 millions d’enfants (soit 21 %), vivaient sous le seuil de pauvreté.

La pauvreté des enfants est définie, encore aujourd’hui, à partir de la pauvreté des parents. La mesure la plus utilisée en France est celle de la « pauvreté monétaire ». De ce point de vue, un « enfant pauvre » vit dans un ménage dans lequel le revenu global se situe au-dessous d’un seuil de pauvreté – déterminé, d’après l’Insee, « par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. »

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Une autre mesure de la pauvreté est celle de la « pauvreté en conditions de vie ». Un ménage est considéré comme pauvre de ce point de vue s’il ne peut faire face à au moins huit difficultés ou restrictions parmi vingt-sept, regroupées en quatre domaines : les contraintes budgétaires, les retards de paiements, les restrictions de consommation et les difficultés de logement (Insee, 2020). En 2017, 11 % des ménages étaient pauvres en conditions de vie en France.

Besoins socio-émotionnels
Comme l’indicateur de pauvreté monétaire, l’indicateur de pauvreté en condition de vie se construit à partir du ménage, et non à partir des enfants, et il ne tient pas compte des différenciations existantes au sein du ménage (entre parents, entre fratries) ni des besoins spécifiques aux enfants. [...]

Voir aussi Inégalités scolaires : des risques du confinement sur les plus vulnérables (31.03.20)

Extrait de theconversation.com du 11.04.21

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