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Les Grandes écoles de management font 10 propositions "pour une ouverture sociale plus importante "

5 mai Version imprimable de cet article Version imprimable

Propositions pour une ouverture sociale plus importante dans les Classes préparatoires et les Grandes écoles de management
L’ouverture sociale dans les Grandes écoles de management françaises est un sujet important sur lequel beaucoup de monde s’exprime à partir de statistiques plus ou moins erronées.

Il est temps que les principaux acteurs concernés puissent prendre la parole et expliquer leur position sur ce qu’ils préfèrent nommer « l’égalité sociale et territoriale ». Aussi, l’APHEC, le Chapitre des écoles de management de la Conférence des grandes écoles (CGE) et le Bureau National des Étudiants en Écoles de Management (BNEM) souhaitent présenter leur vision et les dispositifs qui sont à l’œuvre pour faire en sorte que tous les lycéens puissent se dire, quelle que soit leur origine sociale ou territoriale : « une classe préparatoire et une Grande école, oui c’est possible pour moi !

Lire la lettre ouverte et les propositions de l’APHEC, la CGE et le BNEM

EXTRAIT :
Les propositions
Conscients ensemble de la nécessité de ne priver aucun talent de la possibilité d’intégrer une classe préparatoire ou une école, nous sommes collectivement engagés pour mettre en œuvreun ensemble d’actions dont les résultats seraient soumis à évaluation statistique, en tirer les conclusions dans trois ans, et définir un guide de bonnes pratiques en matière d’égalité sociale et territoriale pour les Classes préparatoires et pour les Grandes écoles.Les actions qui seront testées sont réparties sur deux niveaux :

1. Actions vers les lycées et les Classes préparatoires :
•Agir après l’échéance du concours semble dénué de sens, nous proposons le renforcement des « taux minimum » de boursiers sur PARCOURSUP dans les filières CPGE, en rendant les critères plus contraignants, notamment dans les institutions privées et les lycées prestigieux d’Île-de-France qui concentrent chaque année la diversité de profils la plus faible.•La création d’une « journée nationale des Grandes écoles ». Sur la base d’une cartographie réalisée par les services des rectorats, de la DGESCO et de la DGESIP permettant d’identifier les lycées les moins contributeurs aux CPGE, nous proposons dans un premier temps d’organiser la banalisation d’une journée au cours de laquelle l’ensemble des étudiants en Grande école de management seraient déployés. Ce serait une présentation réalisée conjointement par les classes préparatoires, les Grandes écoles et les étudiants du BNEM dans chaque lycée à classe générale ou technique.•La mise enplace dans le périmètre des Grandes écoles de management d’un programme d’ambassadeurs et de parrainage des lycées et notamment des filières STMG, par les étudiants.
•L’expérimentation du prêt contingent au revenu dans le périmètre des écoles de management de la Conférence des grandes écoles.

2. Actions dans les Grandes écoles : les écoles du Chapitre qui recrutent des élèves issus de CPGE vont mettre en œuvreces expérimentations par petits groupes :•Il s’agirait alors, en lieu et place d’une bonification par points pendant le concours, d’accorder à chaque candidat boursier la liberté de faire évoluer le coefficient d’une matière en réaffectant une partie de celui-ci sur une autre matière de son choix
•Mettre en place le double appel à l’oral.•Bonifier les « candidats carrés » et maintenir cette bonification pour les « boursiers cubes ».
•Accompagner des étudiants boursiers entre l’écrit et l’oral (coaching, mentorat ...).
•Organiser un tutorat par les écoles pour les Classes préparatoires ayant le plus fort taux de boursiers.
•Accompagner les préparationnaires boursiers dans des programmes nommés « Chances augmentées », au moins 50 étudiants boursiers préparationnaires par école.

Sans remettre en cause le principe d’une expérimentation, l’APHEC et le BNEM soulignent cependant qu’une partie de leurs adhérents sont dubitatifs sur l’utilité de certaines mesures, et n’y sont pas toujours favorables.Ces 10 actions, non exhaustives, doivent être testées nonobstant les réticences des uns et des autres. Nous nous engageons à les mettre en oeuvre par groupes d’écoles et d’étudiants et de professeurs des classes préparatoires. Nous ferons régulièrement des retours d’expériences et serons en mesure de publier un guide de bonnes pratiques pour consolider et disséminer les actions les plus respectueuses des étudiants et celles qui feront non seulement bouger nos établissements, mais surtout notre société

Extrait de cge.asso.fr du 28.04.21

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