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Progression des performances des élèves de CP à mi-parcours entre 2020 et 2021. "Mais, par rapport à 2020, on observe une augmentation des écarts entre le secteur public hors EP et le secteur public relevant de l’EP, surtout en français" (Depp, juin 2021)

29 juin Version imprimable de cet article Version imprimable

Progression des performances des élèves de CP à mi-parcours entre 2020 et 2021
Note d’Information DEPP n° 21.29, juin 2021

Extrait de education.gouv.fr de juin 2021

EXTRAIT

 En janvier 2021, l’ensemble des élèves de CP ont été évalués en français et en mathématiques (plus de 800 000 élèves dans 32 000 écoles). Ce point d’étape, en milieu d’année scolaire, permet de mesurer l’évolution des acquis des élèves dans certains domaines de la lecture, de l’écriture et de la numération.
À la différence de ce que l’on observait en début de CP 2020 par rapport au début
de CP 2019, on ne constate pas de baisse entre mi-CP 2020 et mi-CP 2021. Il y a même une amélioration des résultats en mathématiques quel que soit le secteur. En français, l’amélioration concerne le public hors éducation prioritaire, le privé et les REP. Mais, par rapport à 2020, on observe une augmentation des écarts entre le secteur public hors éducation prioritaire (EP) et le secteur public relevant de l’éducation prioritaire, surtout en français. Cette augmentation des écarts était déjà visible en début de CP.
Cependant, comme l’année dernière et de façon plus marquée, les écarts entre le public hors EP et le public en EP diminuent entre début de CP et mi-CP. Mais cela ne permet toutefois pas de retrouver les écarts de mi-CP 2020, en raison de l’augmentation des écarts observée en début de CP 2020 par rapport à 2019.
En français, un peu moins des trois quarts des élèves sont entrés correctement dans la lecture. En mathématiques, dans le domaine de la résolution de problèmes, les difficultés constatées en début de CP, comme en début de CE1, se confirment à mi-parcours.
Les filles présentent des performances plus assurées dans les différents domaines
évalués en français. Ce n’est pas le cas en mathématiques où les garçons affichent
de meilleurs résultats, mais de façon moins marquée qu’en début de CE1.

[...] Des réussites hétérogènes selon les secteurs de scolarisation
Comme lors des deux précédentes évaluations à mi-CP, en français, des différences importantes sont constatées en fonction des compétences testées et du
secteur de scolarisation des élèves (écoles REP+, REP, publiques ou privées). En général, les élèves accueillis dans le secteur privé ont une meilleure maîtrise que les élèves du secteur public. Ces résultats doivent bien entendu être mis en regard de la structure sociale des publics accueillis.
Dans le secteur public, les élèves des écoles d’éducation prioritaire ont une maîtrise
moins affirmée pour l’ensemble des domaines évalués en français (voir Pour en savoir plus – figure 3bis -). L’écart le plus important concerne la compréhension orale
pour l’exercice Comprendre des phrases lues par l’enseignant , il y a 23,4 points de
différence entre les proportions d’élèves de REP+ et ceux du public hors EP présentant une maîtrise satisfaisante (au-dessus du seuil 2). Pour la lecture, les écarts entre REP+ et public hors EP existent, mais sont moins élevés (respectivement 13,3 points et 14,1 points pour la lecture à voix haute de mots et de texte). C’est également le cas pour l’écriture de syllabes ou de mots dictés (respectivement 10,6 et 11,5 points) et pour ce qui concerne le principe alphabétique (connaissance des lettres et des sons associés) et la conscience phonologique (respectivement 7,4 et 11,8 points d’écart).
En mathématiques aussi, on observe des écarts de performances selon le secteur de
scolarisation. Les exercices pour lesquels les écarts entre éducation prioritaire et hors
éducation prioritaire sont les plus faibles, restent, comme en 2020, ceux d’écriture ou
de comparaison de nombres : respectivement 7,4 et 9,4 points de différence entre REP+ et public hors EP pour ces exercices. La rupture entre éducation prioritaire et autres secteurs apparaît plus nettement pour les exercices de soustraction (16,9 points) et de résolution de problèmes (17,5 points).

Les écarts selon le secteur de scolarisation se réduisent entre l’entrée en CP et la mi-CP
Sur deux des trois compétences évaluées en français à la fois en début de CP et à
mi-CP sur la cohorte d’élèves entrés en CP en 2020, les écarts entre l’éducation
prioritaire et le public hors éducation prioritaire diminuent plus fortement que sur
la cohorte précédente : baisse s de 7,1 points de l’écart entre début de CP et mi-CP pour la connaissance du nom des lettres et du son qu’elles produisent et de 4,8 points pour la manipulation des phonèmes. On n’observe pas de baisse en compréhension de phrases à l’oral (voir Pour en savoir plus – figure 4bis -).

Sur les quatre compétences de mathématiques évaluées à la fois en début de CP et à la mi-CP sur cette même cohorte, les écarts entre l’éducation prioritaire et le
public hors éducation prioritaire diminuent aussi : baisse de 6,8 points en résolution
de problèmes, de 4 points en écriture de nombres, de 5,7 points en comparaison de
nombres et de 4,8 points pour l’exercice de la ligne numérique.

Les réductions des écarts entre les élèves entrés en éducation prioritaire et ceux entrés dans le public hors éducation prioritaire entre le début CP et la mi-CP sont plus importantes en 2021 (cohorte 2020) qu’en 2020 (cohorte 2019). Cependant, en français, cela ne permet pas de retrouver les écarts de mi-CP 2020, en raison de l’augmentation des écarts observée en début de CP 2020 par rapport à 2019. En effet, pour rappel, à l’entrée de CP en septembre 2020, les écarts entre le secteur public hors éducation prioritaire et le secteur de l’éducation prioritaire avaient augmenté, de près de 2 points en manipulation de phonèmes et de syllabes et dans la connaissance du nom des lettres et le son qu’elles produisent. 

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