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Vous avez dit mixité ? (revue de presse des Cahiers pédagogiques du 19.09.21)

21 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Vous avez dit, Mixité ?

Dans un article réservé aux abonnés du Monde, Claire Legros fait un bref historique de la mixité à l’école qui fut plus le résultat de considérations pratiques et économiques que d’une volonté politique. On y apprend que : “Le mot lui-même apparaît tardivement, en 1956, dans la revue Les Cahiers pédagogiques. Il désigne d’abord exclusivement la mixité de sexe, avant de se généraliser, à partir des années 1990, à d’autres formes de mixité, sociale ou culturelle.”

“Dès l’origine, l’instruction commune des garçons et des filles ne fait pas partie de l’idéal révolutionnaire de 1789, malgré les appels de Condorcet à la « réunion des deux sexes » sur les bancs de l’école.

« Si la mixité s’est imposée au fil du temps, c’est avant tout pour des raisons pratiques et économiques », résume l’historienne Geneviève Pezeu, autrice d’une histoire de la mixité (Des filles chez les garçons, Vendémiaire, 2020).” dans un article intitulé :

La mixité filles-garçons à l’école, une révolution inachevée

Par exemple, quand une femme noire devient proviseure d’un lycée parisien, on en fait un article, parce que, la mixité, c’est bien, mais à ce niveau, c’est rare.Dans les faits, l’égalité est loin d’être acquise et les réflexes racistes tenaces.

“Devant l’école, on la prend pour la nounou, si elle se tient debout devant la loge du lycée, on la prend pour la dame de service ou pour une surveillante, si elle accompagne des élèves en sortie scolaire… raconte Chantal Lorho pour RFI.

Toute sa vie, Mahi Traoré a refusé d’être assignée à sa couleur de peau et à ses origines maliennes. À 48 ans, première femme noire africaine à devenir proviseure d’un lycée parisien, elle continue à composer avec la condescendance vis-à-vis des citoyens français issus de la diversité. Qu’en est-il des chefs d’établissements issus de l’immigration maghrébine à l’Éducation nationale ? L’École républicaine peut-elle promouvoir l’ascenseur social pour ses élèves avec si peu de diversité à sa tête ?”

Femme, noire et proviseure de lycée : quelle diversité des cadres à l’Éducation nationale en France ? – 7 milliards de voisins (rfi.fr)

Tant qu’on parle des filles, n’oublions pas les afghanes qui sont carrément privées d’école. En 2021. Dans un monde connecté, mondialisé.

“Une rentrée 100% masculine en Afghanistan : seuls les collégiens et lycéens ont été autorisés à reprendre le chemin de l’école dans le pays, samedi 18 septembre. Dix jours après la réouverture des universités privées du pays, le ministère de l’Education afghan a annoncé vendredi que “tous les professeurs hommes et les élèves” du secondaire allaient retrouver leur établissement, sans faire aucune mention des enseignantes ou des collégiennes et lycéennes.”

Afghanistan : les filles privées de rentrée dans les collèges et les lycées (francetvinfo.fr)

Extrait de cahiers-pedagogiques.com du 07.09.21

 

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