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Le "bleu" budgétaire fixe des objectifs pour le 2nd degré en EP : taux de succès au DNB, de redoublement, d’ancienneté des enseignants, indemnités (ToutEduc)

11 octobre Version imprimable de cet article Version imprimable

PLF 2022 : des ambitions pour le 2nd degré public (Education nationale)

Alors que l’enseignement agricole compte revenir aux taux de succès d’avant la crise sanitaire (ici), l’enseignement public affiche, pour le second degré, des ambitions importantes, que révèle le "bleu" budgétaire.

C’est ainsi qu’en ce qui concerne les taux de réussite au diplôme national du brevet (DNB), l’administration table sur une diminution de l’écart entre les collèges REP+ et les collèges hors éducation prioritaire. Cet écart était de 11 points en 2019, il devrait être de 8 points l’an prochain.

Le taux d’accès des élèves de 2nde GT à un bac général ou technologique (c’est à dire la capacité des lycées à conduire leurs élèves de seconde jusqu’à l’obtention du baccalauréat, même au prix d’un éventuel redoublement) devrait passer de 90,6 % en 2019 à 93,5 % dès 2022. Cet indicateur donne également des éléments d’information important sur la voie professionnelle. Le "taux d’accès au diplôme de CAP des élèves de première année de CAP par la voie scolaire" devrait passer de 73 % à 77 %, alors que pour les apprentis, il devrait passer de 58,6 % à 65 %. De même le "taux d’accès au baccalauréat des élèves de seconde professionnelle par la voie scolaire" devrait passer de 67 % à 74 % tandis que pour les apprentis, il était de 41,4 % en 2019 et que le "bleu" ne donne pas de prévisions sur les deux années à venir.

L’administration évoque également les redoublements. Alors qu’en REP+, 26 % des élèves entrant en 3ème avaient au moins un an de retard en 2019, ils ne devraient plus être que 21 % en 2022, un pourcentage à comparer avec la proportion d’élèves en retard hors éducation prioritaire, qui était de 12,4 % en 2019 et qui devrait être de 10 % l’an prochain.

Autres prévisions optimistes, le taux de poursuite d’études des nouveaux bacheliers, qui était de 78 % en 2019, qui était tombé en dessous de 75 % en 2020 devrait être l’an prochain de 83 % tandis que la proportion d’élèves de familles appartenant aux PCS défavorisées parmi les élèves de CPGE devrait passer de 13 à 18 %. Alors que la différence entre le nombre d’élèves par classe au collège entre REP+ et hors éducation prioritaire n’était que de 4 élèves en 2019, elle devrait être de 5 l’an prochain et de 6,5 en 2023.

De même le ministère espère améliorer la proportion d’enseignants ayant 5 ans et plus d’ancienneté dans un collège en éducation prioritaire, et passer de 46 % en 2019 à 50 % en 2022 alors qu’elle était de 61 % hors éducation prioritaire en 2019 et proche de 63 % en 2020.

A noter encore que le pourcentage d’heures d’enseignement non assurées (pour non remplacement d’enseignants absents) devrait passer de près de 5 % en 2019 à 3 % l’année prochaine et même 1,5 % en 2023.

Par ailleurs, le nombre d’assistants d’éducation prévus au titre de la mise en œuvre du dispositif de préprofessionnalisation pour l’année scolaire 2021-2022 est de 2 991.

Le "bleu" donne aussi les crédits de paiement par action. C’est ainsi que pour l’enseignement en collège sont prévus un peu plus de 12 Mds€ (12 037 447 134) auxquels s’ajouteraient 800 000 € de fonds de concours et d’attribution de produits. On y apprend que, "à compter de la rentrée 2021, dans un cadre expérimental, les académies (...) pourront (sic) proposer un enseignement facultatif ’Français et culture antique’ (FCA) aux élèves des classes de sixième de collèges relevant notamment des réseaux d’éducation prioritaire et dont les résultats aux évaluations nationales en français en sixième signalent des besoins cruciaux pour les élèves. Près de 300 collèges se sont déjà portés volontaires et ont été retenus par les académies."

Pour l’enseignement général et technologique en lycée, sont prévus 7,5 Mds€ (7 550 499 537).

Pour l’enseignement professionnel sous statut scolaire, sont prévus 4,5 Mds€ (4 565 154 665) auxquels devraient s’ajouter 10 000 € de fdc et adp.

Pour l’apprentissage, sont prévus 7,2 M€ (7 216 142), pour les BTS et CPGE, sont prévus 2,2 Mds€ (2 195 732 233).

Pour les élèves à "besoins éducatifs particuliers" est prévu 1,3 Md€ (1 324 196 955), il s’agit d’élèves "en situation de handicap, avec des troubles de la santé (notamment les élèves avec des troubles spécifiques du langage et des apprentissages), malades, en grande difficulté d’apprentissage ou d’adaptation, les élèves à haut potentiel, en situation familiale ou sociale difficile, nouvellement arrivés en France, les enfants du voyage et les mineurs en milieu carcéral, ou les jeunes scolarisés en centre éducatif fermé".

Pour l’aide à l’insertion professionnelle, 58 M€ (58 028 642) sont prévus. "L’obligation de formation des jeunes de 16 à 18 ans (...) constitue un levier essentiel pour lutter contre le décrochage scolaire (...). 60 000 jeunes de 16 à 18 ans ne seraient ni en formation, ni en études, ni en emploi, qu’ils soient diplômés ou non (...). Un meilleur repérage des jeunes mineurs relevant de l’obligation de formation est à l’œuvre grâce à l’évolution du système d’information dédié au décrochage scolaire (Système interministériel d’échange d’informations) (...)."

Pour l’information et l’orientation, 334 M€ (334 569 579) sont inscrits au PLF. Il est précisé que "le rôle de l’Onisep national est recentré sur la constitution des bases documentaires nationales des formations diplômantes et certifiantes et sur la production éditoriale de ressources pédagogiques en matière d’orientation".

Pour la formation continue des adultes, sont prévus 129 M€ (129 032 480).

Pour la formation des personnels enseignants et d’orientation 684 M€ (684 689 840). En ce qui concerne le "plan mathématique", le "bleu" indique que "près de 300 laboratoires de mathématiques en lycée et collège ont été mis en place depuis 2018". Ils sont définis comme des "lieux d’échanges entre pairs".
Pour les remplacements 1,5 Md€ (1 500 824 095) est inscrit au PLF.

Pour l’action "pilotage, administration et encadrement pédagogique" sont prévus 3,6 Mds€ (3 602 237 665) auxquels s’ajoutent 350 000 € de fdc et ap. A noter que le nombre des IA-IPR a augmenté d’une cinquantaine de postes cette année, tandis que le nombre des IEN diminuait de 2 unités.

Pour les "personnels en situations diverses" 97 M€ (97 008 857) sont inscrits au PLF.

A noter encore que sont prévus 31 575 891 € pour les "crédits pédagogiques".

A noter aussi la liste des diverses indemnités qui représentent au total près de 1,9 Md€ (1 897,3 M€, hors cotisations employeurs) dont

- indemnité de suivi et d’orientation des élèves : 680,6 M€,
- régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel : 170,8 M€,
- prime Grenelle d’attractivité : 192,1 M€,
- indemnités allouées aux chefs d’établissement : 86,8 M€
- indemnités pour l’éducation prioritaire : 179,7 M€,
- indemnités de tutorat : 20,6 M€,
- indemnités allouées aux professeurs des écoles affectés dans le second degré : 23,0 M€,
- indemnité de charges administratives aux vice-recteurs et aux personnels d’inspection : 24,3 M€,
- indemnité de sujétions spéciales de remplacement : 17,0 M€,
- prime d’entrée dans le métier : 16,4 M€,
- indemnité de caisse et de responsabilité allouées aux comptables d’EPLE : 9,6 M€,
- indemnités des conseillers en formation : 10,4 M€,
- indemnité de sujétions particulières des personnels d’orientation ou fonctions de documentation : 13,1 M€,
- indemnité compensatrice de la hausse de la CSG : 147,8 M€,
- indemnités allouées aux enseignants des CPGE : 7,2 M€,
- indemnité pour missions particulières : 115,6 M€,
- prime d’équipement informatique : 72,2 M€
- protection sociale complémentaire : 77,1 M€.

Il faut aussi compter avec 1 Md€ (1 071,6 M€) pour "heures supplémentaires d’enseignement et crédits de vacations et de suppléances"

Le bleu est téléchargeable ici

Extrait de touteduc.fr du 10.10.21

 

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