> ENSEIGN. SUPERIEUR et OUVERTURE SOCIALE > Cordées de la réussite > Cordées de la réussite (Actions locales et académiques) > "Apprendre à lire ? : un jeu d’enfant !" à l’école REP+ Auxence Contout de (...)

Voir à gauche les mots-clés liés à cet article

"Apprendre à lire ? : un jeu d’enfant !" à l’école REP+ Auxence Contout de Cayenne

9 novembre Version imprimable de cet article Version imprimable

 

Apprendre à lire ? Un jeu d’enfant !
En quelques mots
Donner à chaque élève un bagage significatif de correspondances graphophonémiques dès les premières semaines de l’année de CP, l’aider à
faire siens les référents utilisés grâce au mime et à l’ancrage dans le vécu
sensoriel et affectif de chacun afin que chaque enfant retienne et mobilise plus
facilement ces correspondances. Donner à tous les élèves la possibilité d’avancer à leur rythme et ne pas les freiner par une étude trop lente du code.

Contact
Ecolefétablissement : REP+ Auxence Contout
Adresse : Bld de la République — 97300 Cayenne
Nom : Bou Bernadette Fonction : coordonnateur REP+
Tél : 0594 29 39 00 Mél : coordonnateur-reseau9730092m@ac-guyane.fr
Site en ligne (obligatoire) : https://clg-auxence-contout.eta.ac-guyane.fr/

Action
Constat à l’origine de l’action
Les méthodes de lecture utilisées proposent habituellement une progression
uniforme, ne donnant pas la possibilité à chaque élève de progresser à son
rythme. Certains élèves auront besoin d’un étayage plus fort, alors que d’autres
pourraient rentrer plus tôt dans la lecture de sons complexes par exemple.

Objectifs poursuivis
Faciliter l’apprentissage de la lecture
Donner à chaque élève, dès le début du CP, un bagage conséquent de correspondances graphophonémiques avant de rentrer dans l’apprentissage de
la lecture tel que fréquemment rencontré.
Introduire ces correspondances de façon ludique et les ancrer dans le vécu de chaque élève afin que le phonème, le graphème, le geste associé, ne soient
plus aléatoires mais rattachés au vécu de chaque enfant, à ses émotions, et ce
grâce au mime et à fa verbalisation.
Mémorisation des correspondances grâce à la perception visuelle, perception
auditive, perception motrice. Importance des rituels
Permettre une différenciation très tôt dans l’année de CP, grâce à une autonomie accrue.

Nombre d’élèves et niveau(x) concernés
3 classes de CP — Ecole Marie-Lucette Bons
Description et modalités de mise en oeuvre
Introduction de 22 phonèmes en 6 semaines, de septembre aux vacances de
Toussaint, selon une progression définie.
Une histoire et donc un son par jour pendant les premières semaines, puis deux
Sons par jour.
Pour chaque correspondance, une illustration, le graphème, une histoire à
mimer, sur laquelle chaque élève s’exprime et qui permet donc un ancrage
émotionnel, et un geste en lien avec l’histoire.
L’enseignant veille à ce que chaque élève puisse s’exprimer afin que ce
référent, choisi par l’adulte, devienne sien.
Ex : En associant la lettre R à une illustration de moto, en demandant à chaque élève de parler de « sa » moto, celle qu’il a « rencontrée » dans sa vie, ta correspondance ne sera plus aléatoire, et si dans la mémoire de t’élève, la lettre ne le renvoie pas à un son, alors il pourra aussi s’aider de l’illustration, du geste associé, du moment de mime, pour se remémorer la correspondance.
Où ? Au coin regroupement. En termes d’organisation, cela permet aux élèves de démarrer l’année de CP dans le prolongement de la maternelle.
Reprise des mimes en EPS
Supports une méthode Mimetson à acquérir pour chaque classe un cahier de sons construit en classe, jour après jour. Chaque soir, l’enfant révise les sons avec ses parents grâce à ce cahier et cela dès la première semaine de classe. II permet de mettre en place une routine de travail à la maison.
A l’issue de cette introduction des CGP, les élèves combinent déjà des sons.
Chaque enseignant peut alors démarrer l’entrée dans ta lecture avec la méthode de son choix. Les référents utilisés toute l’année sont ceux de Mimetson, et les rituels restent quotidiens durant les premiers mois.
En cours d’année, introduction des digrammes, trigrammes, selon le même procédé.
Préalable : Dès les mois de mai-juin, rencontre du coordonnateur de réseau avec les enseignants concernés pour préparer la rentrée, préparer les outils (dont plastification de nombreux documents), convenïr des modalités d’introduction des correspondances, étudier la progression proposée, lister les possibilités de rituels, prévoir l’organisation dans la classe, l’organisation des affichages.

Moyens mobilisés
Utilisation de l’outil MIMETSON, conçu par Mme Mouveroux, et commercialisé
par l’association MIM’EDITE.www.mimetson.fr
Nécessité d’acquérir 4 méthodes (3 CP + 1 pour le PDMQDC)
Partenariat et contenu du partenariat*
Observation, accompagnement et évaluation de l’expérimentation par le conseiller pédagogique, un formateur académique.
Cc-animation avec le coordonnateur de réseau dans les classes concernées

Liens éventuels avec la Recherche
Extrait de la synthèse du rapport de R Goigoux sur la pratique de l’enseignement de la lecture et de l’écriture — septembre 2015
B.3 L’enseignement du code — Page 44
8.3.1 Les performances des élèves [...]
8.3.2 Les pratiques des enseignants [...]
8.3.3 l’influence des pratiques sur les performances des élèves
La vitesse d’études des correspondances graphophonémiques -
Page 47
Un tempo rapide s’avère bénéfique aux apprentissages des élèves en code et en
écriture. En code, cette influence atteint son maximum pour un tempo de 74 ou de
15 CGP étudiées pendant les neuf premières semaines. Les élèves initialement
faibles progressent davantage en code lorsque le tempo est compris entre 12 et 14.
Les tempos les plus lents, inférieurs à 8, freinent les apprentissages des élèves, en
code, bien sûr, maïs aussi en écriture,
Ce résultat est contre-intuitif pour bon nombre d’enseignants qui considèrent qu’il ne
faut pas aller trop vite dans l’étude du code afin de ne pas pénaliser les élèves
initialement peu performants.
Nous montrons le contraire : lorsque ces derniers n’ont pas suffisamment d’élémentsà leur disposition pour réussir à décoder les écrits proposés en classe, ils
progressent moins. Nous trouvons ici confirmation pour le français des résultats
établis en langue anglaise et synthétisés parle National Reading Panel(2000).
Le choix d’un tempo rapide est bénéfique car il accroit la clarté cognitive des élèves
et leur capacité d’auto-apprentissage, tout en évitant découragements et
tâtonnements hasardeux. En sélectionnant les textes supports en fonction des
correspondances étudiées et en proposant des tâches de déchiffrage à la portée des
élèves, les enseignants favorisent leurs réussites, mobilisent leur attention et leur
mémorisation tout en développant leur sentiment de compétence.

Extrait de Mediatheque/89/28

Répondre à cet article