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Le ministère maintient les évaluations de mi-CP. Deux syndicats soutiendront les enseignants et inspecteurs réfractaires

16 février

Le ministère maintient les évaluations de mi-CP
15 février - On aurait pu penser que dans le contexte sanitaire actuel, et compte tenu du retard déjà pris, les évaluations nationales de mi CP seraient annulées. Il n’en est rien. Edouard Geffray, Dgseco, a annoncé le 15 février leur maintien. Elles auront lieu à la rentrée des congés de février. Il en va aussi du programme présidentiel de 2022.

Le calendrier

Les évaluations de mi CP ont été reportées en raison de la situation sanitaire en janvier. Au retour des congés, les enseignants devront organiser les évaluations de mi-CP. Très précisément elles auront lieu une semaine après la rentrée. Et les enseignants auront encore une semaine après la passation pour les corriger.

Très précisément , les évaluations auront lieu du 28 février au 11 mars en zone B, du 7 au 18 mars en zone A et du 14 au 25 mars en zone C. Les cahiers seront les mêmes que l’an dernier.

Evidemment cela casse toute possibilité de comparer ces évaluations avec celles de l’année précédente, qui ont eu lieu en janvier, et d’une zone à l’autre tant le décalage est important.

Pourquoi ce maintien ?

Pour le ministère, ces évaluations sont indispensables... pour les enseignants. Il se base sur des réponses d’enseignants aux évaluations précédentes. Aux évaluations de cette rentrée 55% des enseignants ont déclaré qu’elles servaient à déceler des difficultés des élèves. Un taux très élevé par rapport aux années précédentes. Mais qui montre qu’au bout de 4 ans la moitié des enseignants de CP pense encore que ces évaluations ne servent à rien.

Comme le reconnait F Rosenwald, directrice de la Depp, cette année on ne pourra pas comparer les évaluations à celles des années antérieure, qui ont lieu en janvier. Comparer avec d’autres territoires sera relatif.

En lien avec la campagne d’E Macron

Alors pourquoi entrainer 780 000 enfants et leurs professeurs dans ces évaluations ? On touche là à l’héritage principal de JM BLanquer. Il a généralisé les évaluations nationales là où de simples échantillons suffiraient. S’il l’a fait c’est que c’est la base du nouveau management public que ce gouvernement veut affirmer dans l’école.

Ce que mesurent ces évaluations ce n’est pas seulement le niveau des élèves, ou ,plus réellement, leur capacité à répondre au test. C’est aussi l’évaluation de chaque enseignant, comme la Depp elle-même l’a montré en 2015.

Supprimer ces évaluations serait faire un pas en arrière dans un programme qui est, si l’on en croit les annonces sur le programme électoral d’E Macron, celui qui sera appliqué après 2022.

François Jarraud

Extrait de cafepedagogique.net du 16.02.22

 

Le syndicat FSU de l’inspection appelle à “ne pas contraindre les enseignants à réaliser les évaluations de mi-CP“, tout comme le SE-UNSA
Des évaluations “dont les résultats seront complétement faussés compte tenu de la désorganisation des écoles ces derniers mois et des absences des élèves comme de leurs enseignant·es“, et “qui viendront ajouter une charge de travail chronophage inutile“, estime Eric Nicollet, Secrétaire général du SUI-FSU.

Alors que le ministère de l’Education nationale a décidé de maintenir les évaluations de mi-CP hier 15 février (voir ToutEduc ici) “ignorant la demande unanime des organisations syndicales“, le syndicat FSU de l’inspection pégagogique demande en effet aux IEN de “n’exercer aucune pression sur les enseignant·es de CP ou leurs directeur·trices d’école pour les contraindre à réaliser ces évaluations“. Il leur propose en outre “de se consacrer aux aides et accompagnements nécessaires pour assurer la continuité des enseignements qui restera complexe à mettre en œuvre du fait d’absences encore nombreuses“. Le syndicat “apportera son soutien aux inspectrices et inspecteurs qui agiront dans cette perspective.“

A noter que le SE apportera également "son soutien aux enseignants qui feront le choix de ne pas faire passer ces évaluations", le syndicat UNSA des enseignants considère que ceux-ci "ne sont pas encore sortis de la gestion épuisante de l’épidémie", que ces évaluations représentent "une charge supplémentaire de travail dont l’intérêt pédagogique reste à démontrer dans ce contexte exceptionnel". Et pour le SE, "le ministre montre une fois de plus à quel point il est en décalage avec la réalité des écoles et avec les attentes des personnels.

Le communiqué ici

Extrait de touteduc.fr du 15.02.22

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