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Pap Ndiyae sur BFM annonce des heures de renforcement en 6ème assurées par les professeurs de écoles, et la généralisation de “devoirs faits“. Autres déclarations à ToutEduc. Les classes tremplins (reportages hors EP)

4 janvier 2023

Collège : des professeurs des écoles interviendront en 6ᵉ pour une heure d’accompagnement supplémentaire, annonce Pap Ndiaye
La mesure annoncée par le ministre de l’éducation nationale vise à répondre aux difficultés des élèves en français et en mathématiques et à faciliter le passage du primaire au collège.

[...] Le ministre a plusieurs fois, depuis sa prise de fonctions, décrit le passage en 6e comme une « rupture trop forte » qui « renforce les inégalités scolaires plutôt qu’elle ne les réduit ». Le dispositif annoncé est calqué sur celui des « 6e tremplin » expérimenté dans six collèges de l’académie d’Amiens depuis la rentrée 2022, mais dont aucune évaluation n’a encore été faite.

Par Eléa Pommiers

Extrait de lemonde.fr du 04.01.23

 

Pap Ndiaye annonce des heures de renforcement en 6ème assurées par les professeurs de écoles, et la généralisation de “devoirs faits“ (BFM-TV)
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“Nous allons mettre en place une réforme de la classe de 6ème“ indique Pap Ndiaye mercredi 4 janvier sur BFM-TV, sur le modèle des 6èmes “tremplin“ expérimentées à Amiens.

Celle-ci, précise-t-il, passe par la création d’une heure hebdomadaire de renforcement ou d’approfondissement en français ou en mathématiques, par petits groupes selon le niveau des élèves et sera assurée par des professeurs des écoles. Il y aura ainsi “une superposition, un agrafage meilleur entre le primaire et le secondaire parce qu’on sait que la marche d’entrée en 6ème est très difficile“. Le deuxième élément mis en avant par le ministre de l’Education nationale est la généralisation du dispositif “devoirs faits“.

Pour Pap Ndiaye, “le collège c’est la priorité parce que nous avons des évaluations à l’entrée en 6ème qui sont problématiques, 27 % des élèves n’ont pas le niveau requis en français, un tiers en mathématiques“. Il évoque “une difficulté majeure en ce qui concerne les savoirs fondamentaux, le français et les mathématiques. Un rapport de l’inspection générale montre que pour le cours moyen le temps de rédaction, le temps d’écriture est sans doute trop faible." Le ministre de l’éducation nationale parle de mettre en place davantage de dictées et de conjugaison, notamment en CM1 et CM2.

Le ministère ajoute dans un communiqué qu’à compter de la rentrée 2023, tous les élèves de CM1 passeront des évaluations nationales en français et en mathématiques qui donneront aux professeurs des repères pédagogiques afin d’éviter que les difficultés ne s’installent.

Il est également question “de prendre en compte le jeune âge des élèves à leur entrée au collège“ alors que “l’enjeu de sécurisation de l’espace scolaire pour leur tranquillité et la construction de leur estime de soi est fondamentale“. Sont annoncés le renforcement des activités culturelles et de la pratique sportive (extension de la part collective du Pass culture en 6e et 5e et généralisation des 2 heures de sport hebdomadaires) et la mise en place de dispositions nouvelles “à l’appréciation des équipes, par exemple dans le cadre des concertations du Conseil national de la Refondation (organisation des espaces scolaires, accompagnement et tutorat par un professeur…)“.

Enfin, une “concertation“ sera engagée dans les prochaines semaines avec l’ensemble des acteurs de la communauté éducative “sur l’évolution des classes de 5e, de 4e et de 3e pour d’ici la fin du quinquennat faire du collège le lieu où tous les élèves progressent, s’épanouissent et préparent leur avenir. (..) Ces travaux pourront porter sur les modalités d’évaluation. Le Diplôme national du brevet sera révisé s’il le faut."

L’interview ici

Extrait de touteduc.fr du 04.01.23

 

Pédagogie : Permettre "à cent fleurs d’éclore" (Pap Ndiaye)

Le CNR-école "permet à cent fleurs (pédagogiques) d’éclore", assure Pap Ndiaye, interrogé ce 3 janvier par ToutEduc alors qu’il visitait l’école primaire (maternelle et élémentaire) Coppens de Montigny-lès-Cormeilles (95). Il conteste d’ailleurs que les projets suscités dans le cadre "Marseille en grand" soient décevants et cite en exemple un accueil d’enfants autistes dans une école élémentaire qui a organisé ses espaces en fonction de leurs besoins.

Quant à l’école visitée ce matin, qui ne s’inscrit pas dans ce dispositif, mais qui, selon les mots de son directeur, prend dans toutes les pédagogies, un peu de Montessori, un peu de Freinet, un peu de pédagogie institutionnelle et qui a mis en place des classes multi-niveaux, elle fait preuve de vitalité et elle est "en avance".

Deux enseignantes, sur une douzaine, sont arrivées cette année, au hasard du mouvement. N’auraient-elles pas pu refuser de s’inscrire dans le projet de l’école et de prendre une classe à plusieurs niveaux ? Le ministre constate que ça n’a pas été le cas, et précise qu’il n’a pas l’intention de "revenir sur le mouvement". Il compte, comme d’ailleurs la rectrice de Versailles, sur la formation pour accompagner les enseignants qui doivent s’intégrer à un collectif déjà constitué. Il ajoute que le code de l’éducation prévoit la possibilité de recruter sur des postes à profil, "ce n’est pas le cas ici, mais ce n’est pas inhabituel", commente-t-il.

L’’école, outre ses classes multi-niveaux et le travail des enseignant.e.s pour définir des outils de travail communs, que les élèves retrouvent lorsqu’ils changent de cycle et de professeur, développe une politique d’ouverture sur le quartier. Inaugurée il y a trois ans, elle a été conçue par la municipalité en ce sens, avec un "tiers lieu", un "fab lab" avec imprimante 3D, découpe laser, matériel de flocage, outils de menuiserie et un poste d’animateur pour recevoir les enfants et les jeunes, notamment les élèves passés au collège et parfois même les parents. Le projet, contrarié par l’épidémie, se met en place avec le souci constant de l’articulation du scolaire et du périscolaire, et “il commence à être identifié dans le quartier."

Pour Pap Ndiaye, ces pratiques pédagogiques nouvelles doivent "venir des initiatives" des acteurs et, ajoute-t-il en souriant, il ne publiera pas de circulaire sur les classes multi-niveaux par exemple. Il annoncera pourtant la semaine prochaine le "plan maternelle" avec un volet "diffusion des bonnes pratiques".

Extrait de touteduc.fr du 03.0123

 

LES CLASSES TREMPLINS DANS L’ACADEMIE D’AMIENS

6e Tremplin : Déplacement de Pap Ndiaye à Fresnoy-Le-Grand [hors EP]

Au lendemain des annonces concernant les mesures pour favoriser la liaison entre l’école et le collège, améliorer le niveau des élèves et entamer la transformation du collège, Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, se rendra jeudi 5 janvier au collège Villard de Honnecourt, à Fresnoy-le-Grand, dans l’académie d’Amiens où, depuis la rentrée scolaire 2022, un dispositif de 6e Tremplin est mis en place.

Extrait de education.gouv.fr du 05.01.23

 

Le dispositif « 6ᵉ tremplin » de l’académie d’Amiens, une source d’inspiration pour la réforme du collège de Pap Ndiaye

DÉCRYPTAGES Une expérimentation en cours depuis septembre dans six collèges de l’académie aide les élèves de 6ᵉ en difficulté en mathématiques et en français. Le ministre doit s’en inspirer pour des annonces à venir sur la classe de 6ᵉ.

Extrait de lemonde.fr du 25.11.22

 

Collège : à Fresnoy-le-Grand, on expérimente la « 6e tremplin »

Dans le cadre du dispositif « 6e tremplin », 24 élèves, identifiés en difficulté en fin de CM2, sont répartis sur deux classes de 6e. Serge Nied Studio Chlorophylle/Chlorophylle - stock.adobe.com
REPORTAGE - Le dispositif, expérimenté cette année dans six collèges de l’académie d’Amiens, dans les Hauts-de-France, cible des élèves avec des lacunes en lecture, en français, en mathématiques.

Un mercredi frisquet au collège Villard de Honnecourt, à Fresnoy-le-Grand, dans l’Aisne (Hauts-de-France). À 20 minutes de Saint-Quentin, grande ville la plus proche, les bus scolaires défilent aux abords de cet établissement rural de 367 élèves, venus de Fresnoy et des communes avoisinantes. Dans la cour de récré, quelques poules.

Comme tous les mercredis matin, le dispositif « 6e tremplin », expérimenté cette année dans six collèges de l’académie d’Amiens, mobilise deux professeurs de 6e et deux professeurs de l’école primaire de Fresnoy. Cible du dispositif : 24 élèves répartis sur deux classes de 6e (soit 30% de l’effectif), identifiés en difficulté en fin de CM2, avec des lacunes en lecture, en français, en mathématiques.

« Pas d’élèves en gros échec scolaire, qui font l’objet, eux, de dispositifs spécifiques, mais ce “ventre mou”, souvent en retrait, qui risque de décrocher », résume Corinne Passarella-Serrat, principale du collège qui accueille des élèves de catégories sociales défavorisées…

Extrait de lefigaro.fr du 04.01.23

 

Reportage
Classes tremplin : « Des fois c’est trop dur de lire, j’arrive pas à suivre »

Depuis septembre, six collèges de l’académie d’Amiens expérimentent une remise à niveau en maths et français pour les sixièmes en difficulté, grâce à des enseignants de primaire volontaires. Un dispositif généralisé l’an prochain, vient d’annoncer le ministre de l’Education.

« Je suis pas arrivé jusqu’à la fin, je me rappelle rien du texte », se désespère Sulyvan assis au premier rang. Cet élève de sixième au regard vif se sent totalement perdu dans l’évaluation de français du jour. La consigne : lire en deux minutes chrono un court extrait du Chat botté de Charles Perrault avant de retourner la feuille pour répondre à des questions de compréhension de texte. Sulyvan a bien essayé de se concentrer mais rien à faire, il ne trouve aucune réponse. Désemparé, il plonge la tête dans le creux de ses mains avant de jeter un coup d’œil autour de lui pour voir comment les huit autres enfants de la classe s’en sortent. Et ce n’est pas folichon.

Ces élèves de Villard-de-Honnecourt, un collège rural de la petite commune de Fresnoy-le-Grand (Aisne), font partie du dispositif « Sixième tremplin », expérimenté dans six collèges de l’académie d’Amiens depuis la rentrée de septembre et pour trois ans. Objectif : venir en aide aux élèves qui ne maîtrisent pas encore les savoirs fondamentaux, c’est-à-dire lire, écrire et compter. Un programme qui a inspiré le ministre de l’Education, Pap Ndiaye, lequel se déplacera ce jeudi dans le collège de Fresnoy-le-Grand pour observer la mise en place du dispositif après avoir annoncé la veille l’instauration à la rentrée 2023 d’une heure « de

Extrait de liberation.fr du 04.01.23

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