Comme c’est parfois amusant la vie .. administrative ... avec des personnes qui "inventent" des concepts novateurs ...
Tout d’abord je me réjouis qu’on parle enfin du travail personnel, cet "élément fondamental de l’échec scolaire" de tant d’élèves. On peut du moins le penser au vu du nombre de fois où ce coupable est cité dans les Bulletins.
Pour remonter dans le temps j’ai le clair souvenir au collège que je fréquentais, de ces études du soir, organisées jusque dans les années 65, encadrées par des enseignants, ... peut-être moins individualisées que nous y arrivons maintenant
Ensuite, dans des collèges ( ZEP ) de Gironde, cela fait déjà trois années que nous organisons des études du soir, gratuites, sur la base du volontariat des élèves ... trois soirs par semaine ( L, Ma et J ) de 17 h à 18h.
Cela a été possible (.Merci Mme la CPE ! ) grâce une gestion intelligente des services de suveillants, qui peuvent parfois démarrer à 9 h seulement pour terminer à 18h.
Au-dela de l’enrichissement de leur fonction cela a aussi permis un autre type d’échanges Vie scolaire - profs principaux , qui du coup sont aussi associés à l’inscription, et au suivi de certains progrès, car foin de la toute-puisssance nous savons bien que le remède à ces difficulités multi-sources est aussi multi-actions ...!
Cependant il est clair que la présence de professeurs, dans ces temps d’études dirigées, apporterait une plus value à l’accompagnement ( comme les PPRE par ex )
Comme dans tous les collèges, ce plus n’a pas règlé totalement le "problème du travail personnel" du soir ...
Nous avons donc aussi développé le principe d’un "Cahier du soir", unique support commun à tous les devoirs du soir, avec une présentation remise aux parents en 6e et 5e ... et multiplié les rencontres avec les parents, les remises individualisées de Bulletins scolaires, et le travail de soutien y compris pendant les vacances scolaires, à l’occasion de COllège ouvert par exemple ...
Mais ce qui m’amuse le plus dans cette affaire, c’est que cela fait 10 ( DIX ) ans que je propose à l’IUFM la création d’un module "Accompagnement scolaire en collèges ZEP" pour les étudiants de Première année, titulaires d’une Lcence. Ce qui correspond aux compétences de la plupart des surveillants et assistants d’éducation.
Ce module compterait 60 h maximum réparties entre une quarantaine devant les élèves ( donc soit 2 x 1 heure pendant un trimestre, soit 1 h année ) et une vingtaine d’heures de réflexion sur l’échec scolaire pour un ( mini ) Rapport, sur les leçons qu’ils tirent de ce temps de travail ( le leur et celui des jeunes ).
Cela permettrait que de jeunes futur(e)s enseignant(e)s intègrent plus naturellement cette question du travail personnel de l’élève dans leur pratique professionnelle.
La réponse que j’ai reçue de l’Insitution, à plusieurs reprises, a été un refus poli, soulignant que
"cela prendrait du temps sur une année où les étudiants sont plus focalisés su la préparation de leur concours".
Et je dois dire que je n’ai jamais compris,( et je refuse de me résigner à admettre ! ) que des étudiants puissent préparer un concours comme celui d’enseignant, sans en avoir pratiqué la part la plus importante : celle qui concerne l’élève ... Comme je l’ai entendu dire à Bernard Charlot, "Je suis bien certain que les professeurs maîtrisent les programmes .. .Ce qui me semble le plus intéressant c’est comment les jeunes digèrent les cours auxquels ils assistent et/ou participent ... et comment les enseignants se préoccupent de ce problème ??
Car depuis quelques années, nous voyons aussi apparaître comme stagiaires, des personnes qui passent simultanément les concours d’attaché territorial ou des impots et d’enseignant ... et qui ne sont plus vraiment impliqués dans l’ascenseur social que peut encore constituer l’école ... ( Oui je suis et je me revendique être un vieil utopiste ..! ). Cela n’empèche pas la plupart de ces enseignant sdébutants d’être très vite de très bons professeurs ...
Mais je dis, j’écris et je répète, au moment où la condition enseignante doit être ré-évaluée, qu’en refusant ces modules "Accompagnement scolaire en collèges ZEP" - l’institution affiche son refus de prise en charge de cette part essentielle de la réussite des élèves : le temps de maturation personnelle, le travail personnel du soir.
Alors "nous" pouvons toujours employer de belles expression comme "ne laisser persoinne au bord du chemin" ... comme personne ne prend, ou n’a, le temps de s’arrêter avec eux ... sur le bord du chemin, pour les remettre en route .. en réussite !
Il restera à traiter d’autres questions, celle de la motivation ( intrinsèque.. ) du jeune, de l’image de soi ... celle du partenarriat de co-éducation avec les parents ...
J-Y Champigneul Principal COllège ZEP Gironde
bonjour suite a votre texte sur madame DELAUNE c’est vrai qu’elle était très gentille et aussi moi quand je les
connue elle ma trés bien remonter le moral que je n’avait plus a ce moment j’avait de très mauvaise penser comme
le sucide ,c’est pour sa que maintenant je pense toujour a elles mesdames DELAUNE et BERNARD je suis très
reconnaissante a se quelle mon dit et pour le soutient y a pa de mots pour les remerciez .
C’EST TOUT SIMPLE JE LES ADORENT.
votre ancienne eleve PAGE Jennifer
Bonjour,
Je vous envoie ce mail pour savoir comment puis je avoir plus d infos sur votre établissement, j’ai 2 fréres en plein echec scolaires, leurs cas nous inquiète énormément. l’un a 17 ans et l’autre 15 ans et ne connaissent depuis quelques années que des redoublements
Que faire
Merci
Je m’interroge toujours quand des décideurs ou des acteurs locaux font semblant de penser que le coût, l’argent public dépensé est un indicateur de valeur d’une politique publique.
Dépensez beaucoup... ou peu ; mais surtout pourquoi ?
Et quels sont les résultats ?
Il ne faut pas (malheureusement) s’étonner de cela... c’était explicitement indiqué dans le programme du candidat Sarkozy ; si les gens avaient lu un peu attentivement les propositions des uns et des autres, peut-être leur choix aurait-il été différent ?
Les français ont été 54% à penser que Sarkozy leur parlait, lorsque ce dernier flattait leur concupiscence en leur laissant croire qu’ils gagneraient plus et paieraient moins : quelle bonne blague !
Pourquoi ne parle-t-on pas plus de ceci dans la presse ?
Parce qu’elle est déjà bien occupée à parler a) des vacances du président b) des bourrelets qu’on lui a gommés sur les photos c) de l’angine de son épouse d) du livre de Yasmina Reza e) de son omniprésence f) de je-ne-sais-quoi encore...
A part Le Canard, Charlie Hebdo et Marianne, chacun dans leur genre, il serait vraiment temps que les journalistes s mouillent un peu plus et/ou fassent le forcing de leurs rédactions pour diffuser un peu plus de vraie info.
Cordialement
Mon fils qui aura 15 ans en décembre est inscrit au lycée expérimental de Saint Nazaire pour la rentrée 2007.
Le lycée n’ayant pas d’internat nous avons fait une demande au foyer de jeunes travailleurs Avenue Luther King, malheureusement il faut avoir 16 ans pour être admis.
La rentrée étant le 10 septembre, notre situation devient très urgente.
D’autre part habitant le Mans à priori il n’y a pas d’aide pour les transports.
Il est vrai qu’un internat serait le bienvenu pour beaucoup de Familles.
Pour clore le débat de la gratuité et des moyens qu’utilise la Ville (dotation de l’état de part la communauté de commune) voilà le résultat de l’état !
Drancy serait trop riche !
voici l’article du journal municipal
Drancy a besoin de la solidarité nationale
Un sujet crucial pour la ville et son budget était au centre du conseil municipal du 1er juin : la perte de la Dotation nationale de péréquation.
Début juin, Drancy immédiat se faisait l’écho d’une nouvelle pour le moins inquiétante pour la ville et son budget : l’inéligibilité de Drancy en 2008 à la Dotation nationale de péréquation qui permet de compenser l’écart entre la richesse de certaines communes et le manque de recettes fiscales de notre ville. Si aucune réforme législative ne vient modifier cette décision basée sur un mode de calcul aux effets pervers, Drancy perdra 1.392.159 € de recettes.
En effet, les données financières de la ville entrant dans le calcul de la dotation n’ont que très peu évolué. Et au vu de la très faible présence d’entreprises sur le territoire drancéen en particulier, ces données sont et resteront parmi les moins bonnes d’Île-de-France. Même si Drancy était au maximum d’impôts autorisés, ce ne serait pas encore assez pour qu’elle soit éligible à la dotation.
Une mobilisation maximale
Dès l’annonce de cette nouvelle, la Ville a déposé un recours gracieux auprès du Préfet de Seine-Saint-Denis. Mais c’est sur le plan législatif que la réforme de cette dotation doit se faire. Conscient de la mobilisation déterminante des Drancéens aux côtés de la municipalité, Jean-Christophe Lagarde, via Drancy immédiat, les a invités à signer une pétition adressée au ministre des Comptes publics. À ce jour, plus de 2000 retours ont été enregistrés. D’autres sont attendus.
Lors de la séance du 1er juin, le maire a également soumis au conseil municipal une motion. En voici un extrait : “les mécanismes de péréquation sont tellement complexes que même les spécialistes sont incapables de déterminer les conséquences des décisions, mêmes mineures, qui sont prises. Face à cette injustice, puisque aucune mesure corrective ne peut être prise au niveau de la ville pour mettre fin à cette anomalie, le conseil municipal de Drancy demande au ministre des Comptes publics de proposer une modification de l’attribution de la dotation nationale de péréquation qui permette à notre ville de disposer de cette recette légitime”.
Le maire a souligné l’importance de cette démarche faite au nom du conseil municipal. “Pour écarter cette menace grave qui pèse sur notre ville, je vais avoir besoin de la mobilisation de tous par-delà les sensibilités politiques”, a-t-il dit. C’est à l’unanimité que les conseillers ont adopté cette motion. Celle-ci demande, outre le cas particulier de Drancy, “une refonte complète du système de dotation de l’État et de la fiscalité locale afin de diminuer les disparités financières existant entre les communes”. Jean-Christophe Lagarde, député-maire, a d’ores et déjà demandé rendez-vous de toute urgence au nouveau ministre afin de lui démontrer l’injustice dont sont victimes Drancy et ses habitants.
Qui se souvient des déclaration de Fadela Amara dans les jardins du ministère de la ville, lorsqu’elle a prononcé : "Moi, en tant que musulmane, je" ? Je cherche désespérément à savoir si c’était bien dans les jardins du Ministère de la ville, ou si c’était plutôt dans les jardins de Matignon. Merci pour votre précision. Salma
Très bien.
Mais une fois de plus on considère le collège RAR comme un isolat, un corps simple, un îlot éloigné des autres terres. Rien sur le premier degré, rien sur le quartier. C’est une conception absurde de l’éducation prioritaire et même de l’éducation en général.
Mais ne boudons pas ce petit progrès : peut-être se rappellera-t-on plus tard qu’un collège - surtout en RAR - n’est qu’un moment et qu’un lieu de la scolarisation.
Je ne vais pas m’étendre sur l’aspect de la politique gouvernementale qui vise à ne pas remplacer un nombre important de fonctionnaires partant à la retraite ( entre 1 sur 2 et 1 sur 4 ) et sur les conséquences néfastes de cette politque tant pour l’éducation nationale que pour les autres services publics, donc pour la Nation.
J’aimerai juste que l’on puisse m’expliquer comment des HSE ( puisque c’est cette rémunération qui sera celle des heures d’accompagnement d’aprés le B.O ), pourra créer ou maintenir des postes, puisque ces heures ne peuvent être utilisées qu’en heures supplémentaires ( c’est à dire au dessus des 18 h de service ).
Ces heures ne créeront pas d’empois ( à moins d’avoir mal compris le dispositif ).
Bruno Hérot
Rien à voir, en effet, avec l’éducation prioritaire au sens où l’OZP emploie ces termes : cette réédition n’a donc pas lieu d’être dans cette revue de presse, si ce n’est pour indiquer qu’il ne s’agit pas de ce qu’on pourrait croire.
Voilà un « Plan Langevin-Wallon » pour le XXIème siècle présenté avec légèreté, sans prétentions et sans approfondissements. Une bonne soirée de lecture.
Merci de cette information. Responsable d’une association d’un quartier toulousain, je m’étonne de ne voir qu’à peine évoquée la place des associations qui assurent déjà l’aide aux devoirs et le développement culturel. Quel est le devenir de ces actions, comment devrons-nous intervenir à la rentrée, sur quels fonds pourrons-nous fonctionner, quid des salariés, ... ?
Trois questions :
1 Comment parler d’accompagnement éducatif sans même évoquer les parents ?
2 Quelle articulation avec le Contrat Local d’Accompagnement à la Scolarité ?
3 Quelle articulation (supplémentaire) avec le PRE ?
Place des IUFM dans l’ encadrement de l’"accompagnement éducatif" : une expérience transposable
Les étudiants et les stagiaires (PE et PLC) en formation dans les IUFM pourraient être amenés à intervenir dans ce cadre, bénévolement pour compléter leur formation, soit par du volontariat en première année, soit de façon volontaire ou optionnelle ou obligatoire la deuxième année, comme cela commence à se faire en partenariat , entre autres, avec des étudiants d’écoles d’ingénieurs.
Un dispositif particulier d’accompagnement scolaire (qui n’est pas une aide aux devoirs) est en cours d’expérimentation depuis quatre ans, dans quatre écoles élémentaires situées en zone sensible dans la ville de Saint-Germain en Laye (78), en partenariat entre la Ville (Maire-adjoint en charge de la prévention), l’Inspection académique (IEN de la circonscription), et le site IUFM (coordination de la formation PE1). Des étudiants PE1, volontaires et bénévoles, préparant le concours de Professeurs des Ecoles, encadrent cet accompagnement scolaire à raison d’une heure par semaine. Des réunions sont organisées régulièrement pour assister les étudiants dans leurs projets.
Les bilans, réalisés cette année, s’avèrent globalement positifs pour chaque partie, aussi bien pour les enfants et leurs parents, pour les maîtres que pour les étudiants eux-mêmes. Les relations nécessaires entre les maîtres et les étudiants, sur le contenu en lien avec les apprentissages, peuvent encore être améliorées.
Un tel dispositif réclame peu de moyens. Ne pourrait-il pas être facilement généralisé ?
et alors ?