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Le gouvernement va élargir le dispositif des petits déjeuners gratuits en s’appuyant sur un indice de position sociale et non plus seulement sur l’appartenance à un territoire prioritaire

16 mars Version imprimable de cet article Version imprimable

Soutenir les familles fragiles, réduire les inégalités alimentaires, favoriser les apprentissages : multiplier les petits déjeuners à l’école

Les petits déjeuners gratuits pour les écoles situées dans les territoires prioritaires ont été mis en œuvre dès le mois de mars 2019 pour permettre aux enfants de ne pas commencer la journée le ventre vide, de rester concentrés pendant toute la matinée et ainsi d’apprendre dans les meilleures conditions. Malgré le coup d’arrêt lié à la crise sanitaire, les distributions ont repris à la rentrée 2020, en tenant compte des mesures sanitaires. L’élargissement de ce dispositif à tout le territoire en 2021 s’inscrit au cœur de la politique d’égalité des chances conduite par le ministère.

Ci-dessous en pièce jointe, le dossier de presse (12 p.)

EXTRAIT (pp. 10-11)

A partir de 2021
Déployer les petits déjeuners à grande échelle
La revalorisation de l’aide de l’État de septembre 2020

Dès le 1er septembre 2020, l’aide de l’État est passée de 1 € par petit déjeuner à
1,3 € en métropole et 2 € en Outre-mer.
Cette augmentation permet de prendre en compte les observations remontées
par les acteurs depuis la mise en place de la mesure :
• Une meilleure couverture des frais des établissements ;
• Pour les départements d’Outre-mer, l’accès plus onéreux aux produits nécessaires à la composition de petits déjeuners équilibrés ont justifié une majoration du soutien financier apporté par l’État.
La mobilisation du Gouvernement et des acteurs territoriaux
Aujourd’hui, ce contexte de difficultés sociales et économiques impactant de
nombreuses familles nécessite une mobilisation d’autant plus forte de l’État et des
collectivités autour du redéploiement des petits déjeuners, dès ce printemps 2021 et
dans la perspective d’une pleine mise en place à la rentrée prochaine.
Jean-Michel BLANQUER, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des
Sports, Olivier VÉRAN, ministre des Solidarités et de la Santé, Nathalie ÉLIMAS,
secrétaire d’État en charge de l’Éducation prioritaire et Adrien TAQUET, secrétaire
d’État en charge de l’Enfance et des Familles, ont souhaité mobiliser l’ensemble les recteurs et les directeur académique des services de l’Éducation nationale, informer
les maires des grandes villes et des grandes agglomérations et associer les fédérations de parents d’élèves pour favoriser le déploiement le plus large possible de la mesure.
• Mobiliser les recteurs et les IA-Dasen ;
• Informer les maires des grandes villes et des grandes agglomérations ;
• Associer les fédérations de parents d’élèves.

Une mise en œuvre renforcée pour la rentrée 2021
Dans le cadre du renforcement du dispositif, l’enveloppe de 14 millions d’euros votée
lors du projet de loi de finances pour 2021 pourra être triplée.
Il s’agit d’accroitre significativement le nombre et la fréquence de distribution des
petits déjeuners en s’appuyant sur de nouveaux leviers de mise en œuvre :
• Au-delà des écoles de l’éducation prioritaire, les petits déjeuners pourront être
proposés dans les établissements que les élus et les services académiques identifient comme prioritaires ;
• Dans les écoles les plus défavorisées (Éducation prioritaire renforcée en premier lieu), sera privilégié une distribution quotidienne des petits déjeuners pour permettre la prise régulière de ce premier repas de la journée ;
• Tous les niveaux du premier degré peuvent être visés, du cours préparatoire au cours moyen si l’organisation le permet, sinon les cycles 1 et 3 sont à privilégier pour les aspects éducatifs comme dans la préconisation initiale ;
• Une nécessaire souplesse de l’organisation sera adoptée pour amoindrir les contraintes logistiques (investir les lieux extérieurs notamment, préau, cour de
récréation, etc) ;
• Tout en respectant les règles sanitaires, les parents seront associés dans la mesure du possible à l’organisation de ces petits déjeuners, pour un moment de coéducation qui pourrait être intégré dans le projet d’école ;
• En partenariat avec la municipalité, des partenaires peuvent renforcer l’encadrement humain le matin (services civiques, associations d’étudiants, etc) et d’autres acteurs peuvent être associés (épiceries sociales, CCAS, ARS, DRAAF, etc) ;
• Dans le cadre de la Dotation d’Équipement des Territoires Ruraux (DETR) des
solutions financières peuvent être dégagées pour la mise œuvre pratique (achat
de réfrigérateurs ou de matériels spécifiques) ;
• La Dgesco (Direction générale de l’enseignement scolaire) qui a beaucoup accompagné cette mesure dans ses aspects pédagogiques et éducatifs en 2019, va proposer une nouvelle version du « vademecum petits déjeuner » pour ce redéploiement, avec cette fois une entrée destinée aux élus, mettant en avant de nombreux exemples et illustrant l’adaptation possible aux contraintes et aux réalités des écoles du territoire.
Pour réussir cette montée en charge, une attention particulière sera accordée à l’efficacité de la coordination du dispositif entre tous les acteurs concernés. Au niveau
territorial en particulier, le directeur d’école, l’inspecteur de l’éducation nationale (IEN) de la circonscription et la municipalité peuvent tous demander la mise en œuvre du dispositif renforcé dès aujourd’hui en présence d’indicateurs très dégradés.

Extrait de education.gouv.fr du 16.03.21

 

Écoles : le gouvernement veut largement redéployer les petits-déjeuners gratuits

[...] Cette mesure, inscrite dans le plan pauvreté annoncé en 2018 par le président de la République, concernait initialement les « territoires prioritaires ». Pour en bénéficier, les écoles devaient être volontaires et se situer dans une zone REP (réseau d’éducation prioritaire), REP + ou quartiers politique de la ville ou encore certaines zones rurales. En 2019-2020, quelque 153.000 élèves en ont bénéficié, 2,3 jours par semaine en moyenne, selon les cabinets des ministères de la Santé et de l’Éducation nationale. Mais l’an dernier, la crise sanitaire a freiné son déploiement, souligne-t-on au cabinet de Nathalie Élimas, secrétaire d’État chargée de l’éducation prioritaire. « Pour faire baisser les inégalités alimentaires qui conduisent à des inégalités dans les apprentissages », le gouvernement souhaite élargir le périmètre des écoles éligibles. Désormais, ce sera l’indicateur de positionnement social (IPS), un outil de mesure quantitatif de la situation sociale des élèves, qui indiquera quels établissements peuvent bénéficier du petit-déjeuner gratuit.

« On va pouvoir toucher davantage d’écoles rurales ou orphelines », c’est-à-dire privées des moyens de l’éducation prioritaire, se félicite-t-on au gouvernement. « On veut pouvoir proposer un petit-déjeuner tous les jours aux élèves des écoles qui se trouvent dans des poches de pauvreté ». Alors que seuls les élèves de CP, CE1 et CM2 pouvaient jusqu’ici en bénéficier, tous les niveaux du primaire seront désormais concernés.

Extrait de lefigaro.fr du 16.03.21

 

Voir aussi
Extrait de cafepedagogique.net du 29.11.19

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