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La crise du recrutement perdure dans l’enseignement (communiqués syndicaux)

21 juillet Version imprimable de cet article Version imprimable

La crise du recrutement perdure dans l’enseignement
Les candidats reçus aux différents concours de l’éducation ne sont pas assez nombreux par rapport au nombre de postes vacants.

« Rendre le métier d’enseignant plus attractif » : c’est l’un des engagements pris par le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, dans le cadre du Grenelle de l’éducation – grand-messe consacrée aux conditions d’exercice de son million d’administrés, qui s’est déroulée entre octobre 2020 et mai 2021 –, dont on attend encore d’ultimes arbitrages, en matière de primes notamment, d’ici à la fin juillet.

En attendant, un indicateur en dit long sur la perception du métier : les résultats des concours de l’enseignement qui ont tous (ou presque) été communiqués, et qui, une fois encore, ne « font pas le plein », comme disent les intéressés.

L’exercice est entendu : année après année, à la mi-juillet, le ministère de l’éducation d’un côté, les syndicats d’enseignants de l’autre, sortent leurs calculatrices pour comptabiliser le nombre d’inscrits aux concours, les présents, les reçus, à l’échelle nationale et par discipline pour le capes et l’agrégation ; à l’échelle académique pour le professorat des écoles… Pour en arriver à des conclusions qui ne se recoupent pas toujours.

Les syndicats donnent l’alerte
L’année 2021 ne fait pas exception : si, Rue de Grenelle, on salue une « tendance à l’amélioration », dans les rangs des syndicats d’enseignants, on donne au contraire l’alerte. « La crise du recrutement s’aggrave », assure-t-on au SNES-FSU, majoritaire dans les collèges et lycées. « L’attractivité du métier continue de se dégrader », souligne-t-on dans la même veine au SNUipp-FSU, majoritaire au primaire.

« En vingt ans, on a perdu 30 % de candidats. Un tel déclin ne se rattrape pas d’un claquement de doigts… », juge Guislaine David, porte-parole du SNUipp-FSU

Les différents protagonistes d’un débat vieux comme l’école s’accordent sur le nombre global de postes mis aux concours et restés vacants : la direction générale des ressources humaines du ministère de l’éducation les chiffre à 466 au primaire (sur 9 574 postes ouverts au concours du professorat des écoles) et à 645 dans le secondaire (sur un total de 10 600, agrégation, capes, CAPLP et capet réunis). Cela recoupe, peu ou prou, les calculs faits par les syndicats.

Mais alors qu’on se félicite, dans l’entourage de M. Blanquer, d’un « taux de couverture à la hausse » (hormis dans les lycées professionnels où l’on prend acte d’un « recrutement beaucoup plus difficile »), on redoute, sur le terrain, que ces chiffres masquent une partie du problème.

Extrait de lemonde.fr du 19.07.21

 

Session 2021 des concours de recrutement du second degré : des centaines de postes perdus pour les collèges et les lycées !
Des centaines de postes mis au concours en 2021 ne seront pas pourvus (du fait du manque de candidats, des doubles admissions, des démissions…)

Extrait de snes.edu. du11.07.21

 

La pétition du SNUipp

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