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Le Gouvernement présente le Contrat d’Engagement Jeune pour les jeunes les plus éloignés de l’emploi

4 novembre 2021

Emploi : présentation du Contrat Engagement Jeune
Mardi 2 novembre 2021, le Gouvernement a présenté le Contrat d’Engagement Jeune pour les jeunes les plus éloignés de l’emploi. Dans la lignée du plan « 1 jeune, 1 solution » mis en place en juillet 2020, le Gouvernement entend ainsi leur proposer un accompagnement profondément renouvelé avec un objectif d’entrée plus rapide dans l’emploi.
Le Contrat Engagement Jeune c’est de l’engagement, de l’assiduité, de la motivation et un État qui accompagne tous les jeunes de moins de 26 ans sans formation ni emploi depuis plusieurs mois.

À compter du 1er mars 2022, les jeunes qui souhaitent s’engager activement dans un parcours vers l’emploi se verront proposer par les Missions locales ou par Pôle emploi :
 un programme intensif d’accompagnement de 15 à 20 heures par semaine minimum ;
 avec une mise en activité systématique et régulière du jeune du premier au dernier jour, pendant une période pouvant aller jusqu’à 12 mois (et jusqu’à 18 mois sous conditions).
 une allocation pouvant aller jusqu’à 500 euros par mois – sous condition de revenus, d’assiduité et d’acceptation des offres d’activité qu’ils recevront – pour les jeunes qui en ont besoin, c’est-à-dire des jeunes sans ressources qui ne sont pas en mesure de suivre un accompagnement exigeant tout en subvenant à leurs besoins.

Les jeunes pourront se voir proposer plusieurs solutions pendant leur parcours :
 Des préparations pour entrer en formation (ex. : les prépa apprentissage, les prépa compétences) ;
 Une formation qualifiante ou préqualifiante ;
 Une mission d’utilité sociale (ex. : service civique) ;
 Des mises en situation en emploi (ex. : stages ou immersions en entreprise) ;
 Une alternance (ex. : contrat d’apprentissage ou de professionnalisation).
Un référent unique tout au long du parcours du jeune…
Chaque jeune sera accompagné par un conseiller de Mission locale ou de Pôle emploi qui restera son référent tout au long de son parcours, y compris quand le jeune suit un programme extérieur à sa Mission Locale ou à Pôle emploi (ex. : une formation, une école de la deuxième chance (E2C), un EPIDE, etc.). Ce référent l’accompagne ra jusqu’à ce qu’il soit durablement inséré professionnellement.

…et une appli pour mettre le jeune au centre de l’accompagnement, lui faciliter les échanges avec son référent et le suivi de son parcours
Cette appli doit permettre au jeune d’être plus autonome, de respecter ses engagements et de faire preuve d’assiduité et de motivation.
Parmi les fonctionnalités : un accès à un espace personnalisé, un module conversationnel avec son conseiller référent, un agenda partagé, un accès à son contrat d’engagement et son suivi d’accompagnement, une estimation du montant de son allocation, un accès facilité à des offres d’alternance, de stage et d’emploi et à un grand nombre d’aides (mobilité, hébergement, mentorat, etc.).

Plus de droits pour les jeunes bénéficiaires, mais aussi plus de devoirs
Le Contrat d’Engagement Jeune fonctionne à une condition : être motivé, accepter les formations, les stages, les emplois qui seront proposés. Le dispositif sera suspendu en cas de refus du bénéficiaire.

Tout comme pour le plan « 1 jeune, 1 solution », le Contrat d’Engagement Jeune mobilisera les entreprises pour favoriser les découvertes de métiers, les immersions dans un collectif de travail et la formation en alternance.

Consulter le dossier de presse

Extrait de travail-emploi.gouv.fr du 02.11.21

 

Contrat d’engagement jeune : déception des associations et des syndicats
Les acteurs de terrain saluent un « premier geste » qui manque toutefois d’ambition.

Copie à améliorer. Voilà, à grands traits, l’appréciation qui est portée sur le « contrat d’engagement jeune » par les associations et par les syndicats. Ces organisations attendaient beaucoup du dispositif dévoilé, mardi 2 novembre, par Emmanuel Macron et par le premier ministre, Jean Castex, pour favoriser l’insertion des moins de 26 ans en situation de précarité. Après les annonces du pouvoir exécutif, elles expriment souvent de la déception, tout en reconnaissant qu’il y a des avancées.

Extrait de lemonde.fr du 03.11.21

 

CEJ : ATD Quart Monde regrette que ce ne soit pas un droit

[...] Pour ATD Quart Monde, ce contrat permet au Gouvernement "de sortir par la petite porte du débat sur l’ouverture du RSA aux moins de 25 ans", c’est un dispositif au lieu d’être un droit. L’association note que, depuis l’annonce du président de la République au mois de juillet, l’enveloppe qui lui est dédiée "a fondu, passant de 2 milliards d’euros à 550 millions d’euros", le nombre de jeunes ciblés diminuant de moitié. L’association dénonce des critères d’éligibilité "trop contraignants" et une "limite de temps qui ne permet pas (aux jeunes) de se stabiliser". Elle note que le Gouvernement préfère parler de "contrat d’engagement" plutôt que de "revenu d’engagement" et s’incrit dans "la logique de droits et devoirs, qui met une pression inutile et inefficace sur des jeunes qui n’ont souvent plus confiance dans les institutions et dont la situation de grande précarité demande de la souplesse". Elle ajoute que ce contrat a "été pensé sans les jeunes concernés" alors que "la participation des personnes concernées est une condition incontournable de l’efficacité de toute politique publique".

Extrait de touteduc.fr du 02.10.21

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