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Les enseignants des écoles en REP et REP+ de l’académie de Toulouse sont appelés à la grève ce lundi pour protester contre la suppression de la pondération pour manque de remplaçants

7 décembre 2021 Version imprimable de cet article Version imprimable

Toulouse : les enseignants de l’éducation prioritaire se mettent en grève, lundi 6 décembre
Le manque d’enseignants dans de nombreuses classes des écoles toulousaines du réseau d’éducation prioritaire est de nouveau pointé du doigt par les syndicats enseignants qui appellent à la grève, lundi 6 décembre, avec un rassemblement devant le rectorat de Toulouse.

Les enseignants des écoles classées dans le réseau d’éducation prioritaire de l’académie de Toulouse, soit sept départements*, sont appelés à se mettre en grève et à se "mobiliser", lundi 6 décembre à 14 heures, devant le rectorat de Toulouse, pour dénoncer une "pénurie d’enseignants".

Extrait de la depeche.fr du 02.12.21

 

La lettre proposée à la signature par le SNUipp :

Monsieur le DASEN,
Monsieur l’IEN-A

L’année dernière, le dispositif TR REP+ a été mis à mal en raison de la crise sanitaire. En effet, la pondération avait été supprimée pour les enseignant.es de REP+ afin de récupérer des moyens de remplacement. Cette décision n’a pas été sans conséquences pour notre école, nos élèves et l’équipe enseignante, d’autant plus après une période de confinement qui a creusé les inégalités et a fragilisé encore davantage les plus précaires.

Si cette organisation différente du temps de service est inscrite dans le référentiel de l’Education Prioritaire depuis 2014, c’est bien pour que les enseignant.es puissent disposer de conditions particulières d’exercice leur permettant notamment de développer et de faciliter le travail collectif et la formation continue.
Vous n’êtes pas sans savoir que les dimensions pédagogiques et la spécificité des conditions d’exercice du métier en éducation prioritaire nécessitent plus qu’ailleurs de la relation aux familles, du travail en équipe, des collaborations éducatives qui doivent être prises en compte afin de « donner plus à ceux qui ont moins ».

Plusieurs annonces de votre part en fin d’année scolaire nous ont assuré que ces temps de concertation seraient désormais« sacralisés » pour l’année 2021-2022, en y supprimant toutefois, faute de moyens suffisants, les 3 journées de formation statutaire prévues par la loi.
Or, dès le début de l’année, le volant de remplaçant.es dédié à la mise en œuvre de cette pondération était insuffisamment calibré pour assurer ce droit à tous les enseignant.es de REP+ du département. La mise en route du dispositif s’est faite tardivement et avec des moyens insuffisants créant désorganisations dans les écoles et situations difficiles tant pour les élèves que pour les équipes.

Nous savons que depuis la rentrée, un nombre très important de TR est d’ores et déjà bloqué sur des postes à l’année, amputant de manière conséquente les capacités de remplacement des circonscriptions.
Nous sommes conscient.es de la problématique globale mais nous ne rentrerons pas dans cette gestion de la pénurie : assurer la pondération pour que les enseignant.es de REP+ puissent se concerter ou bien remplacer les enseignant.es absent.es. Nous voulons avoir les moyens de bien faire notre travail et d’assurer les missions qui nous sont confiées.
Nous vous demandons donc de nommer les TR REP+ à hauteur des besoins afin que chaque enseignant.e puisse bénéficier de son droit statutaire à se réunir 12 demi-journées dans l’année. Des solutions existent pour pallier le manque d’enseignant.es via la liste complémentaire du CRPE qui doit être recrutée et abondée.
Les réorganisations opérées au mois d’octobre ont conduit à l’annulation de ces temps pour plusieurs écoles et à des adaptations contraintes de dernière minute pour d’autres, sans qu’aucune information institutionnelle ne nous soit parvenue. Nous ne pouvons plus accepter ce manque de considération pour les élèves, les équipes et les TR REP+.
Sans les garanties de reprise du dispositif de remplacement dans sa totalité, nous nous verrions contraint.es de décider d’actions à mener collectivement avec les autres écoles de REP+ (annulation de projets, non participation aux réunions institutionnelles, non participation aux conseils école-collège, non passation des évaluations CP en janvier, informations aux parents d’élèves, grève administrative de l’équipe, rassemblement, grève, communications aux médias…).

A Toulouse, le …………………………………..
Le conseil des maîtres.sses de l’école…………

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