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La révolution du réseau Canopé : recentrer ses missions sur la formation tout au long de la vie au et par le numérique (ToutEduc)

11 février

Les ambitions de Réseau Canopé

Sous le titre "Réseau Canopé fait sa révolution", sa directrice générale, Marie-Caroline Missir présentait, ce 10 février, les principaux objectifs assignés à l’opérateur depuis que le ministre en charge de l’Éducation nationale lui a demandé de "recentrer (ses) missions sur la formation des enseignants, notamment au et par le numérique, dès leur entrée dans le métier et tout au long de la vie", ambition qui est détaillée dans le nouveau "contrat d’objectifs et de performance". Un sondage BVA montre que les objectifs assignés à l’ancien réseau des CDDP, CRDP et CNDP (centres départementaux, régionaux et national de documentation pédagogique) correspondent aux attentes des Francais puisque 95 % d’entre eux jugent assez ou très importante la formation continue des enseignants. Ils sont encore plus de 80 % à juger important "l’enseignement du numérique dans le cadre scolaire".

Le contrat 2021-2024 met l’accent sur la nécessité d’ "un continuum entre des modalités d’apprentissage variées", virtuelles ou en présentiel, faisant une large place au partage d’expériences, supposant la disponibilité de ressources "qui accompagnent, complètent, enrichissent ou prolongent les parcours de formation", des formations courtes, de découverte, proposées sur Canotech et qui "donnent envie d’aller plus loin", notamment avec une formation "m@gistère".

Le premier objectif assigné à Canopé est de "devenir un réseau de formation tout au long de la vie". L’un des indicateurs de réussite sera que "82 % des formations (soient) complètement suivies" et aboutissent à une augmentation du "réinvestissement dans les pratiques professionnelles des acquis de la formation". Il faudra encore que 25 % des enseignants et que 250 000 personnes fréquentent les "Ateliers Canopé" (les anciennes structures départementales).

Second objectif, "porter une offre de formations" qui trouve sa place "dans les stratégies académiques" et dans le cadre des "futures écoles académiques de la formation continue", lesquelles "coordonneront les actions des différents acteurs institutionnels qui ont vocation à contribuer au plan académique de formation". Réseau Canopé devra donc nouer des partenariats avec "100 % des académies". Il s’agit aussi d’accorder "une attention particulière aux besoins spécifiques des enseignants, notamment des moins aguerris (stagiaires, néotitulaires et contractuels), sur des problématiques sociétales sensibles ou prioritaires telles que la gestion de la classe, l’enseignement à distance, les métiers de l’humain, la coopération, etc." (les formations purement disciplinaires ne sont pas du ressort de Canopé, ndlr).

Si "les formations proposées par Réseau Canopé utilisent déjà, dans leur grande majorité, le numérique", celui-ci devra, 3ème objectif, imaginer de "nouvelles solutions mixtes ou intégralement numériques pour répondre à l’acculturation croissante au numérique des enseignants, à leurs nouveaux besoins et à la demande de personnalisation des apprentissages", mais il ne devra "produire des ressources pédagogiques que si nécessaire" et celles-ci devront venir "en appui et en complémentarité des différents dispositifs de formation".

Il s’agit aussi de former 100 000 enseignants à l’usage de solutions EdTech françaises, "robustes, éthiques, responsables, respectueuses des données personnelles et attestant d’un intérêt pédagogique".

Le 4ème objectif du "contrat d’objectifs et de performance" porte sur la formation des personnels de Réseau Canopé, la reconnaissance de leur expertise professionnelle et de leur créativité.

Le 5ème objectif porte sur le modèle économique du réseau qui doit être "soutenable financièrement". Canopé doit donc proposer "une offre socle, gratuite pour les usagers, financée exclusivement par la SCSP (subvention pour charges de service public)" et qui "se déploie principalement sur la formation des enseignants". S’y ajoute "une offre complémentaire", financée "en partie par la SCSP et en partie par des cofinancements d’autres acteurs de l’écosystème éducatif (services académiques, collectivités territoriales, projets interministériels, projets PIA – Programme d’investissements d’avenir, etc)".

Réseau Canopé développe également "une offre purement commerciale, respectant les principes de la concurrence (et donc n’intégrant aucun financement par subvention)". Il s’agit de l’édition d’ouvrages, en moins grand nombre que précédemment, mais ayant vocation à faire des "best-sellers" dans la collection "bien vivre l’Ecole", avec des titres comme "L’Autorité par la confiance", "Décrochage scolaire" ou "Ecole et laïcité". Il s’agit aussi de "prestations de formation, de conception d’ingénierie de formation" et de formations d’enseignants à l’international ou d’appui à la création d’outils de formation à distance, en Egypte, au Liban, au Maroc, au Tchad. Le contrat prévoit une augmentation de 33 % "des recettes en lien avec les collectivités, de réduire la part des dépenses supports de 30 %, de diminuer "l’emprise immobilière" et d’atteindre au total 10,2 millions de chiffre d’affaires. A noter que les activités à l’international représentaient 640 000 € en 2020, plus de 1 million l’année dernière et devraient compter pour 2,3 M cette année, indique Marie-Caroline Missir.

A noter encore que le "e-INSPE" que prévoit de développer Réseau Canopé en est à sa version bêta, et que des discussions sont en cours avec le réseau des INSPE pour intervenir en complémentarité et "cibler les débuts de carrière et les contractuels".

Extrait de touteduc.fr du 11.02.22

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