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Présidentielle. Autres prises de position syndicales : Appel intersyndical contre l’extrême droite, Cgt’éduc, FO (qui demande l’arrêt de l’Ecole du futur à Marseille)

15 avril

Personnels de l’éducation
Toutes et tous ensemble contre l’extrême droite

Le monde de l’éducation a jusqu’alors majoritairement résisté à la percée de l’extrême-droite de ces dernières décennies. En cette année d’élection présidentielle, nous avons toujours un rôle à jouer : toutes et tous ensemble, faisons front contre l’extrême-droite, ses intentions et ses idées, dans nos lieux de travail comme dans le débat public !

Nos valeurs, en tant que professionnel·les de l’éducation, sont à l’opposé de l’extrême-droite.
En effet, nous sommes :

POUR l’héritage des Lumières, la raison, les valeurs républicaines, la laïcité
CONTRE l’obscurantisme, l’exaltation des préjugés et des divisions.

POUR la tolérance et le vivre-ensemble
CONTRE le racisme, l’antisémitisme, les LGBTIphobies, le sexisme et toutes les discriminations

POUR une école de l’égalité, la liberté pédagogique, l’émancipation des élèves
CONTRE une école rétrograde, ségrégative et excluante

L’extrême droite a une vision réactionnaire et antirépublicaine de l’école : la mise en œuvre de son programme aurait des effets terribles. L’extrême-droite ne condamne jamais l’insuffisance des moyens, ni ne parle de la dégradation des conditions de travail. Jamais elle ne porte un regard critique sur les inégalités scolaires et sociales des élèves qui n’ont cessé de se renforcer. On ne trouve rien dans les programmes d’extrême droite qui permettrait de résoudre les fragilités actuelles du système éducatif. En revanche, voici quelques aspects qui ressortent des interventions des candidat·es d’extrême droite ou de ce qui est d’ores et déjà mis en œuvre dans des municipalités tenues par l’extrême droite :

• Un enseignement organisé autour d’un objectif politique passéiste, et rétrograde : concourir « par tous moyens, chez ceux à qui il est destiné, à faire naître, développer et affermir les sen­timents patriotiques et la conscience de l’unité nationale » (proposition de Loi de M.Le Pen, février 2021)
• La mise sous surveillance des personnels et des pratiques pédagogiques : l’extrême-droite veut un « plan de contrôle des enseignements », qu’elle suspecte d’être « utilisés à des fins idéologiques » (Plan Le Pen pour les banlieues) « Nous chasserons des classes de nos enfants le pédagogisme, l’islamo gauchisme, et l’idéologie LGBT » (Discours de Zemmour, Villepinte, 5 décembre)
• Des programmes et des horaires réduisant la diversité des domaines d’étude et réorientés vers l’exaltation nationaliste : « réserver la moitié du temps d’enseignement au français » en primaire (programme de M.Le Pen, 2017), mise en place d’un « roman national » à visées identitaires au lieu d’un enseignement scientifique de l’Histoire (Programme du RN).
• Lecture révisionniste de l’histoire (« Pétain a sauvé des juifs français » pendant la guerre. E Zemmour (CNews 2019)

• Mesures antisociales, ciblant les populations défavorisées : fin de la gratuité des transports et de la cantine pour les familles pauvres, suspension des allocations familiales en cas d’absentéisme
• L’école selon Zemmour « ne doit plus chercher à toute force à être la plus inclusive possible, mais au contraire rétablir le culte du mérite et de l’effort. » ( Discours de Villepinte, 5 décembre 2021)
• La suspicion systématique contre les élèves d’origine étrangère ou issus de l’immigration allant jusqu’à la suppression de certains enseignements comme l’arabe (programme du RN).
• La mise en place d’une politique scolaire venant de la théorie xénophobe du « grand remplacement » (programme Zemmour)
• Un renforcement des mesures de discriminations systématiques des familles étranger·es, et des expulsions de familles sans-papiers

• Le renoncement à la démocratisation scolaire au profit d’une école ayant vocation à stigmatiser les victimes des inégalités sociales
• La promotion du privé confessionnel, au détriment du service public :
« l’école privée a connu de grandes réussites (…) elle a constitué une alternative efficace au système public gangrené » ( Programme Zemmour)
• La promotion de la sélection au nom d’une « méritocratie » sans moyens qui favorise la symétrie des inégalités sociales et de la réussite scolaire, avec en particulier la fin du collège unique
• Les menaces sur le droit syndical et la démocratie sociale, sur la liberté d’expression des personnels

Contre ces projets, mobilisons-nous ! Dans l’unité syndicale, les organisations UNSA éducation, FSU, CGT Éduc’action, Sgen-CFDT, Sud éducation réaffirment leur opposition à l’extrême-droite et à ses idées, et appellent les personnels à débattre de ses effets sur leur lieu de travail, à travers des réunions syndicales communes, des prises de positions qui favoriseront l’engagement du plus grand nombre, la participation à une campagne de photographies (devant les établissements scolaires, avec des pancartes pour réaffirmer nos positions, et postées sur les réseaux sociaux).

Extrait de education-contre-extreme-droite.fr

 

Après le 10 avril, construisons la riposte !
Communiqué

À l’issue du 1er tour des présidentielles le duel Macron/Le Pen que beaucoup d’entre nous redoutions, aura bien lieu. C’est un coup terrible pour celles et ceux qui portent un projet de transformation de la société pour la justice sociale, prenant en compte les enjeux environnementaux et l’émancipation de toutes et tous.

La CGT Éduc’action s’est toujours mobilisée contre l’extrême droite. Parce que les idées réactionnaires et xénophobes n’ont pas leur place dans notre société, parce que les travailleurs et les travailleuses, comme le reste de la population, n’ont rien à gagner à voter pour un parti qui allie racisme et idéologie ultralibérale. Le projet d’École que nous propose le RN est un projet rétrograde qui représente un danger pour l’École publique, pour la liberté pédagogique, la liberté d’expression des personnels et surtout pour nos élèves, en particulier celles et ceux issu·es de l’immigration : roman national en histoire, répression des élèves sous couvert de restauration de l’autorité, casse de la voie pro au profit de l’apprentissage… mais rien sur un plan d’urgence pour les moyens. Le projet politique de l’extrême droite est à l’opposé de celui que porte la CGT Éduc’action et c’est la raison pour laquelle, pour elle, pas une voix ne doit aller à l’extrême droite.

Emmanuel Macron est grandement responsable de ce résultat, lui qui, par cynisme électoral, a contribué à rendre centraux les thèmes de l’extrême droite notamment par ses lois sécuritaires et son instrumentalisation/dévoiement de la laïcité. En ce qui concerne l’École, le projet de Macron constitue l’aggravation de ce qui nous a été imposé pendant 5 ans : tri social à tous les étages, renforcement des hiérarchisations intermédiaires, renforcement de la concurrence entre établissements, destruction du caractère national des diplômes…Par ailleurs, ce qui s’annonce au niveau social n’est guère plus réjouissant avec une réforme des retraites qui serait un nouveau coup dur pour les salarié·es de ce pays.

Quelle que soit l’issue de ces élections, les personnels de l’Éducation, par leur détermination, auront à imposer leurs revendications, que ce soit en matière de salaire, de conditions de travail, de moyens ou de projets éducatifs. D’ores et déjà la CGT Éduc’action appelle au 1er mai, journée internationale et unitaire des travailleuses et travailleurs et construira dès le second tour, aux côtés des personnels de l’Éducation, les mobilisations indispensables pour imposer un autre projet d’École et un autre projet de société.

Extrait de cgteduc.fr du 14.04.22

 

Après le 1er tour des élections présidentielles
13 Avr, 2022 Communiqué

Attachée à l’indépendance syndicale, la FNEC FP-FO, avec sa Confédération, ne donnera aucune consigne de vote à l’occasion du 2ème tour des élections présidentielles, comme au 1er tour.

Alors que le Président-candidat Macron en appelle à un « grand mouvement d’unité nationale », la FNEC FP-FO rappelle qu’elle ne s’engagera dans aucune politique d’accompagnement ou « d’union sacrée » avec le prochain gouvernement, quel qu’il soit, et sous aucun prétexte. Elle n’acceptera pas la destruction de l’École publique, de nos conquêtes sociales, en particulier de nos retraites et de nos statuts.

La FNEC FP-FO réaffirme son attachement à la République, une et indivisible, garante de l’égalité de droits, à l’universalisme républicain, à la laïcité, à la séparation des Églises et de l’État, et son refus de vivre sous un régime d’état d’urgence liberticide et permanent.

Dans la continuité des puissantes mobilisations de ces dernières années (grève contre le projet de réforme des retraites, manifestations en défense des hôpitaux, contre les lois liberticides, grève du 13 janvier…), l’heure est à la résistance, à l’action revendicative et à la reconquête des droits.

Pas touche à nos retraites, maintien de tous les régimes et du Code des pensions civiles et militaires !
Augmentation de la valeur du point d’indice (d’au moins 22%) pour rattraper la perte de pouvoir d’achat et faire face à l’explosion des prix !
Non à la destruction-privatisation de l’enseignement public et de l’Université !
Abandon de l’expérimentation Macron, à Marseille comme ailleurs !
Des milliards pour créer des postes statutaires, pas pour la guerre ! Annulation de toutes les suppressions de postes et de classes à la prochaine rentrée !
Un vrai statut, un vrai salaire pour les contractuels, AED, AESH ! Abandon des PIAL !
Rétablissement du Baccalauréat, comme diplôme national et premier grade universitaire !
Extrait de fo-fnecfp.fr du

 

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