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Après le résultat, témoignage d’un principal de collège REP à Montreuil (Le Parisien)

25 avril

Second tour de la présidentielle : Laurent, principal de collège, est soulagé du résultat mais « repart au combat »
Laurent Kaufmann, 53 ans, principal de collège à Montreuil (Seine-Saint-Denis), est satisfait de la victoire du président sortant, Emmanuel Macron, face aux « fascistes ». Mais l’électeur de gauche est déjà prêt à se mobiliser pour défendre l’école dans les cinq ans à venir.

« Yes ! » Le cri est sorti spontanément à 20 heures, à l’annonce des résultats. Assis sur son canapé, devant l’ordinateur connecté à France 2 – il a abandonné la télé depuis 10 ans –, Laurent Kaufmann sourit. Il se défend d’être trop content. Mais l’électeur de gauche, syndiqué au Sgen-CFDT qui a tenu à « faire barrage à l’extrême droite » en votant pour Emmanuel Macron cache mal son soulagement. La journée a été un peu particulière, vécue dans une certaine fébrilité. « Une inquiétude modérée », concède-t-il. « Je suis soulagé. C’est quand même un camouflet, pour elle », lance le cadre de l’Éducation nationale évoquant Marine Le Pen sans la nommer.

Autour de lui, dans sa petite maison, son logement de fonction accolé au collège REP (Réseau d’éducation prioritaire) où il officie comme principal à Montreuil (Seine-Saint-Denis) depuis des années, [...]

[...] Il attend surtout de lui « de l’écoute ». « Un véritable Grenelle de l’éducation, qui rassemble tout le monde, un véritable état des lieux de l’éducation », détaille Laurent Kaufmann. Tout n’est pas à rayer dans son programme, ajoute-t-il. « Mais pour l’instant, il n’y a que des mots, il n’y a donc rien », lance celui qui se déclare favorable à ce que les enseignants soient rémunérés au mérite, qu’ils soient évalués « mieux et plus souvent ».

[...] La pandémie a été particulièrement difficile dans le 9-3. « Pendant le Covid, on a dû donner à manger à des familles démunies dans mon collège, c’était la première fois. Il y a trop de gens et de territoires qui se sentent oubliés dans ce pays », rappelle-t-il.

Extrait de leparisien.fr du 25.04.22

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