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Panel des élèves entrés en CP en 2011 - L’estime de soi est plus grande chez les élèves en éducation prioritaire (Depp, mai 2022)

20 mai

Note d’information Depp,
.n° 22.14 – Mai 2022
Panel des élèves entrés en CP en 2011 -
Performances à l’école élémentaire selon le niveau scolaire initial et l’origine sociale

Les données longitudinales recueillies auprès du panel d’élèves entrés en CP en 2011
offrent la possibilité d’étudier l’évolution des acquis des élèves à l’école élémentaire.
Cette étude met en exergue des profils d’élèves qui semblent davantage prédisposer
à la réussite scolaire, en fonction notamment de leur niveau d’entrée en CP et de
leur environnement socio-économique. Mais on voit aussi que la moitié des élèves
les plus en difficulté à l’entrée en CP ne le sont plus en CM2, aussi bien en français
qu’en mathématiques. La progression de ces élèves dépend beaucoup du profil socio-économique du milieu familial de l’élève et plus particulièrement en mathématiques.
Par ailleurs, on constate des évolutions des compétences selon le sexe entre le CP et le
CM2, et ce particulièrement en défaveur des filles en mathématiques. Enfin, l’estime de
soi des élèves en CM2 est différenciée selon le sexe, le secteur de scolarisation et le niveau
des acquis.

Extrait de education.gouv.fr de mai 2022

EXTRAIT
En fin de CM2, une estime de soi différenciée selon le sexe et le secteur de scolarisation
Désormais très présentes dans le champ de l’évaluation des élèves, les compétences socio-comportementales sont souvent considérées comme liées à la réussite scolaire.
Elles sont ici abordées en fin de CM2 au travers d’un questionnaire relatif à l’estime de soi.
À la fin de l’école primaire, plus de la moitié des élèves se déclarent tout à fait d’accord avec l’affirmation « Je suis content de moi ». Ce sentiment est plus prononcé chez les garçons que chez les filles (62,1 %
contre 56,2 %) æfigure 4. Moins de la moitié des élèves sont tout à fait d’accord pour considérer qu’ils travaillent bien à l’école.
Ici, ce sont les filles qui se distinguent (50,1 % contre 42,6 % pour les garçons). Seulement
un tiers des élèves sont très confiants quant à leur capacité à trouver les réponses aux
questions posées en classe. C’est davantage le cas chez les garçons que chez les filles
(35,4 % contre 29,3 %).
Les réponses à ces questions varient peu selon que les élèves soient scolarisés dans le
secteur public hors éducation prioritaire ou dans le secteur privé æfigure 5. En revanche,
les élèves scolarisés en éducation prioritaire sont à la fois plus contents d’eux, ont
davantage le sentiment de bien travailler à l’école, de se rappeler ce qu’ils y apprennent
et de répondre correctement en classe.
Malgré cela, ils sont moins nombreux à considérer qu’en classe, ils y arrivent aussi bien que les autres (30,1 % contre 36,3 % dans le secteur public hors éducation prioritaire).

 

Note du QZ : Les résultats de cette étude approfondie contredisent heureusement l’image de mauvaise estime de soi qui est souvent donnée des élèves de l’éducation prioritaire.

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