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Les élèves et la télévision dans les ZEP (Le Monde de l’éducation de novembre 2002)

1er novembre 2002

" Le Monde de l’Éducation " de novembre 2002

Les ZEP sont citées six fois dans cette livraison du " Monde de l’éducation " qui aborde dans son dossier principal la question des rapports entre l’école et la télévision.
A trois reprises, dans ce dossier, page 26, les ZEP sont citées :

 Par opposition aux quartiers chics : " Décidément insolente, la télévision produit en effet, mais à sa façon, la mixité sociale et la fameuse " culture commune " que l’école a tant de mal à créer. " En ZEP ou dans un quartier chic, dit Brigitte Cerveaux, militante syndicale du SNUipp et maître formateur à l’IUFM de Créteil pour le cinéma et l’audio-visuel, ce sont toujours les mêmes émissions qui passionnent les enfants " (…)

 Dans le témoignage d’Agnès Coignard, maîtresse spécialisée pour les enfants en difficulté de lecture, exerçant dans le groupe scolaire de l’Orme-aux-Chats à Ivry (Val-de-Marne) : " Nullement hostile en bloc ni par principe à la télévision – elle reconnaît par exemple le goût prononcé des enfants, jusqu’à 8 ou 9 ans, pour les documentaires animaliers, le fait qu’ils y apprennent des choses et s’en souviennent très bien -, cette enseignante qui a toujours travaillé en ZEP est aussi confrontée à des usages de la télévision qui posent problème. " On a l’impression, dit-elle, qu’il y a tout un pan de la vie, notamment en ce qui concerne l’appréciation de la réalité des dangers et les relations entre les personnes, où ils ont une vision un peu tordue des choses ".

 Enfin, dans un autre témoignage : " Si elle condamne tout en baissant les bras, l’école loupe le coche ", estime pour sa part Frédéric Teillard, professeur de français dans un collège parisien en ZEP, et écrivain. Pour lui, " la condamnation seule renforce l’attrait. Les capacités pédagogiques et éducatives de la télé sont très importantes, mais il faut pour cela mettre en place des méthodes ". (…)

Plus loin, page 48, un article de Rémi Barroux aborde la question de la décentralisation. Il analyse les positions de différents partis politiques et note à propos de l’effort éducatif du Conseil régional d’Ile-de-France : " Seul le Front national remet en cause les choix budgétaires des responsables de la région. " "Vous avez défini des critères de préférence décrivant les lycées à forte population étrangère. La dotation solidarité de 15% va aux lycées situés en ZEP et en REP dont les contours se calquent sur les zones de forte immigration, " s’exclame Jean-Louis d’André, responsable du groupe FN.

Page 79, Macha Séry traite des colles dans un article intitulé " Mieux utiliser l’heure de colle ". Divers exemples sont apportés, dont celui-ci, où l’heure de colle devient un lieu de dialogue afin de promouvoir une attitude responsable de l’élève : " Tel est le cas depuis quatre ans au collège Alain Gerbault, de Laval, seul établissement classé en ZEP en Mayenne. En sus des consignes traditionnelles pour devoirs non faits ou en retard, a lieu tous les jeudis de 16 h 30 à 17 h 30 une colle réservée aux élèves épinglés pour insolence ou petits faits de violence. Chaque semaine, entre 5 et 10 collégiens prennent place dans une salle en compagnie de Dominique Roger, CPE, et de Chantal Pigrée, assistante sociale, toutes deux à l’origine de cette initiative. " Il s’agit avant tout de mettre des mots sur des actes. Nous sommes juste là pour animer les échanges ". (…).

Enfin, la chronique " Une vie de prof ", page 6, intitulé ce mois-ci " Rire ou pleurer " présente un témoignage accablant. Le titre est, en effet, bien choisi : faut-il rire ou pleurer du manque de professionnalité des enseignants dont il est ici question ? La journaliste, Mara Goyet, se demande, elle, s’il faut rire ou pleurer de l’attitude décrite d’élèves de ZEP. Ces derniers, évidemment, sont condamnés par la description des faits. Il est sûr, en effet, que tout élève, qu’il soit de ZEP ou non, placé dans une situation totalement inadaptée à ce qu’il est, sans préparation, sans accompagnement, dans un environnement de toutes façons porteur de dérives, sans retour réflexif… devient un monstre dont on se demande s’il faut rire ou pleurer !

Espérons que les lecteurs du " Monde de l’Éducation " qui ne sont pas enseignants sauront analyser la situation pédagogique décrite et rire (ou pleurer) des professeurs plutôt que des élèves.

Extrait de www.ozp.archives/ de novembre 2001

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