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Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, dénonce le coût des études dans les Grandes écoles (notamment la Femis) et estime que les opérations d’ouverture sociale constituent "surtout une façon de faire de la communication autour de l’égalité des chances"

30 mai 2008

Extrait du site de l’Observatoire des inégalités du 29.05.08 : Des grandes écoles pour enfants fortunés

Pour suivre les enseignements des filières dites d"excellence" il faut avoir des parents qui financent. Du moins, c’est ce qu’en disent ces écoles. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

"L’enseignement à la Fémis [école nationale supérieure des métiers de l’image et du son] est à temps plein, il n’est donc guère possible de travailler parallèlement à ses études (notamment à mi-temps). De petits boulots [l’expression est celle du document administratif...] sont envisageables éventuellement le week-end. Nous invitons les candidats à s’assurer de leurs moyens financiers en cas de succès au concours". Vos parents ne peuvent pas vous financer vos études ? Comme le montre ce texte qui figure dans le document de présentation du concours d’entrée à la Fémis, les écoles les plus prestigieuses du système scolaire français, privé comme public, ne veulent pas vraiment de vous. Les études sont si denses qu’il est impossible de financer son parcours en travaillant en parallèle, des assouplissements étant très rarement prévus [1]. Une situation riche d’enseignements.
[...]

Avec la Fondation Culture et diversité [2], l’établissement a mis en place des « ateliers de l’égalité » pour favoriser l’entrée de quelques élèves des zones d’éducation prioritaires. Une politique pratiquée dans de plus en plus d’établissements élitistes, suivant en cela l’exemple de l’Institut d’études politiques de Paris qui, il a plusieurs années, a mis en place un concours d’entrée parallèle. Elle a le mérite de poser la question de l’ouverture sociale, mais constitue surtout une façon de faire de la communication autour de l’égalité des chances, d’afficher sa bonne volonté sans avoir à mettre en place des réformes structurelles permettant en pratique une réelle ouverture du recrutement social. Les « ateliers de l’égalité » de la Fémis ne permettront en rien au bon élève de ZEP de financer par la suite son cursus... si ses parents n’en ont pas les moyens et il devra suivre à la lettre l’avertissement de l’école et renoncer à postuler...
[...]

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Notre précédent article sur l’action de la Femis en direction d’élèves de l’éducation prioritaire

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