Bonjour,
Je me demande si parfois, dans les présentations des dispositifs, il n’y a pas confusion entre PPRE (programme presonnalisé de réussite éducative), relevant des annexes de la loi sur l’école et PRE (programme de réussite éducative), relevant des dispositions de la loi Borloo du 18 janvier 2005.
Exemple pour le coordonnateur d’un dispositif PPRE ou encore dans la présentation de dispositifs.
Antoine Anderson
Bonjour, j’ai l’impression que tu t’emmèles (c’est vrai que c’est pas simple).
Les dispositifs de réussite éducative de Borloo n’ont aucun rapport (aussi grotesque que ça puisse paraître) avec la loi Fillon : tu peux vérifier en lisant le décret, pas de référence à la loi Fillon. Cela n’ôte rien à leur intéret, en particulier dans la lutte contre l’échec scolaire lié à la pauvreté des enfants.
Jean-Pierre
Quelqu’un sait-il ou se procurer la vidéo ou le CD de ce reportage ?
Que n’avais-je lu cet article avant !
GV di filippo
Si vous permettez, je vais vous faire part de ce que suscite en moi ce point , quitte à en ajouter à la confusion générale...vous me pardonnerez j’espère.
Je ne peux emboîter le pas au terme "discrimination" : en 1928, déjà, des lois en ont parlé, et on sait à quoi cela a abouti. Est-ce que ce retour du refoulé veut nous signifier quelque chose ? Ne s’agirait-il pas en ce moment de viser une population qui serait porteuse d’une fièvre qui la transmettrait à toute la société ? Ou bien n’est-ce pas la société qui fait porter la responsabilité de son front brûlant aux derniers arrivés dans son corps ?
Ce terme de discrimination, vous le réfutez également et cela est très bien. Le terme "action positive" est plus humain, plus ouvert, relevant de la raison. Si vous éprouvez le besoin de rétablir le véritable message de vos analyses, cela ne peut que contribuer à la réflexion de nous tous.
Une de ces mesures concerne l’appel des grandes écoles. Pour ma part, je pense que vouloir proposer à l’individu de franchir les portes d’écoles prestigieuses c’est perpétuer une forme pyramidale de la société. Je ne pense pas que "l’intégration" puisse se limiter à la fréquentation de certains lieux. Cela aura pour conséquence une rupture encore plus profonde entre l’individu et son origine "affective".
Il me semble que la véritable intégration a son origine à l’école. L’espace suivant, la commune doit prendre le relai de cet environnement culturel avec des propositions complémentaires, afin de construire un continuum civique, citoyen, pour s’inscrire dans le réel de la société : faire vivre le tissu social pour intervenir, et non proposer des décrochements vers des sphères "pour les meilleurs". Bref les pieds sur terre.
Gv di filippo
Bonjours,
Pouvez vous m’informer des coordonnées de David Koven, je suis éditeur et producteur musical et je travail avec le chanteur Moïse que david doit connaître.
Nous avons un projet de reprise de la chanson de David "Afrique" et je souhaiterais le contacter afin de lui faire une proposition.
Alain Paeps
Rue de la consolation 16
1030 Bruxelles
portable : 0032/2/476/453.825
Tel : 0032/2/415.98.52
alainpaeps@tiscali.be
quelle instance va établir les critères pour déterminer les SUPE ?
quelles instances vont les appliquer dans les départements ?
est-ce que les personnels auront la parole ?
Votre réponse me semble à la fois étrangère à l’objet de mon texte (quel accueil des enfants étrangers dans les CLAS ?) et dans le même temps au cœur même de ce que j’y développe : la question de l’altérité.
Il va de soi que cette question de "l’estime de soi" est cruciale pour les élèves (à l’école) et pour les enfants et les jeunes (dans les "quartiers"), comme pour les enseignants (et, ne les oublions pas, les autres personnels de la communauté scolaire : CPE, chefs d’établissement, personnels médico-social, surveillant, ATOS, qui ont ou peuvent aussi avoir un rôle éducatif), les éducateurs, les animateurs, les travailleurs du social, les policiers… Les attitudes des jeunes et des adultes à ce sujet sont souvent en miroir. Question importante, qui se pose à tous les acteurs sus-énuméré : comment accueillir l’autre quand on se sent soit même nié, incompris, dans un statut précaire… ?
A ne pas prendre en compte cette dimension, l’institution laisse des acteurs de l’éducation s’enfoncer ou dans le ressentiment face aux élèves qui ne sont pas ce qu’ils devraient être (!!!???) ou dans le sentiment permanent de l’échec personnel - on comprendra aisément que les deux attitudes ne permettent pas d’exercer au mieux sa mission éducative ! A quand dans l’éducation nationale, l’équivalent des groupes Balint ? Il me semble aussi qu’une manière de se sortir de cette tension entre les acteurs (j’y inclus aussi les familles bien sûr !), de cette méconnaissance ou de cette incompréhension ou de l’attitude qui consiste à tout faire porter à l’école (ou attitude inverse : la faute aux parents, aux élèves,…) est de sortir du "centralisme éducatif", des corporatismes divers, et de s’engager dans la voie de l’éducation partagée (cf. mon texte à ce sujet sur le site de l’OZP). Petite révolution dans la boutique éducation ? Utopie réaliste en tout cas.
(par hasard, je suis en ce moment en train de lire un bouquin salubre sur le sujet où je me retrouve assez, d’un pédo-psychiatre, Frédéric Jésu, Co-éduquer. Pour un développement social durable, 2004, Dunod. Chaudement recommandé !).
Bernard Bier
Après une première lecture, j’ai retenu qu’il y a tout un travail de la représentation de l’autre qui implique tous les acteurs. Cette "estime de soi" , concerne également les vecteurs de l’éducation, l’enseignant. Comment peut-on enseigner si le discours environnant est : l’école n’arrive plus à rejoindre son objectif.
Nous sommes pointés en coupables et nous n’avons pas de regard réciproque solidaire. Il se crée un fossé de plus en plus grand entre statuts catégoriels, puis à l’intérieur de la classe moyenne, entre "fonctionnaires " et "privés". Ne devrions-nous pas ressouder notre confiance en nous-même ,en connaissant cette auto-violence , pour être disponibles à l’accueil de cette "altérité" dont vous faites une analyse si complète ?
GV. di filippo
quel plaisir de savoir que vous êtes là ,vigilants, face à des discours dont il est bien nécéssaire de pointer
la "légérété".
Il me semble que cette proposition a déjà été faite il y a trois ans par votre association. Le découragement auquel vous faites allusion est peut-être davantage dû à une absence de volontarisme institutionnel qu’à un constat d’inefficacité dont on sait très bien qu’il repose sur des indicateurs contestables. Lorsqu’on sait le poids des problématiques sociales sur le devenir scolaire des élèves (cf rapport Hussenet-Santana) et l’accroissement de ces difficultés dans le contexte socio-économique actuel, il est difficile de s’attendre à des évolutions notables.
Quant au positionnement du plan de cohésion sociale, il vise à mon avis un public finalement peu pris en compte ces dernières années, celui de très grande difficulté sociale et scolaire.
Cordialement,
gregory massart profite du système
Merci de ces réponses. En fait, je connaissais ce texte et les indicateurs retenus ici sont majoritairement ceux qu’on utilise au moins depuis 7 ans sur notre ZEP pour évaluer (ou justifier ?). Mais je n’arrive pas à faire le lien avec l’aspect financier et budgétaire ? En quoi celà modifie t’il notre rapport à l’argent des projets d’action ?
A vous lire.
Oui : la LOI n° 2003-710 du 1er août 2003 a pour titre "Loi d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine"
Est -ce que ce ne sont pas les mêmes indicateurs que ceux qui figurent dans la loi sur la politique de la ville ?