Jospin avait été ministre de l’Education nationale et, à ce titre, avait décidé et piloté la première relance des ZEP. Il en connaissait donc l’importance. Les autres premiers ministres de la Vème soit n’avaient pas connu directement ce dossier (par exemple Mauroy, Juppé ou Hamon) soit le connaissaient pour l’avoir administré mais n’en faisaient pas un élément intéressant de leur programme de gouvernement (Fillon).
Le discours d’investiture de Jospin en 1997 sera donc le seul, au cours de la Vème République, à comporter l’éducation prioritaire comme élément explicite du travail du gouvernement.
Merci monsieur bourgarel alain de votre générosité et gentillesse pour les cités transit et toutes les écoles de france zep vous étiez mon instituteur en cp à la cité du port de gennevilliers
J’ai eu monsieur bourgarel en cp au port de gennevilliers il était gentil comme instituteur et nous etions heureux même entasser dans une cité transit je me rapel la solidarité entre nous voila je tiens à remercier monsieur bourgarel de tout coeur.
Ce qui serait bien c’est de pouvoir choisir soi-même la pondération des critères afin de pouvoir comparer ce que l’on estime comparable.
C’est une bonne idée d’évolution pour mon site http://www.classement-lycees.com
Bonjour,
Je voudrais connaître la procédure pour s’inscrire au colloque.
Le site indiqué ne fonctionne pas.
En vous remerciant par avance,
Cordialement.
Corine Pons
Bonjour,
Dans le cadre de mon mémoire portant sur la conduite du changement et l’épuisement professionnel, je réalise une enquête afin de recueillir votre témoignage sur la manière dont vous avez vécu le changement au sein de votre entreprise.
A noter que ce questionnaire est anonyme et que votre témoignage est important. J’aimerais montrer que l’épuisement professionnel est quelque chose qu’il faut prendre au sérieux et que c’est du rôle de la direction des ressources humaines et du supérieur hiérarchique de faire attention à la santé mental et physique de ses salariés. J’aimerais montrer grâce à ce questionnaire l’importance du phénomène d’épuisement professionnel mais aussi montrer que le facteur humain dans une conduite du changement est pour la plupart du temps négligé dans sa totalité.
LIEN :
https://docs.google.com/forms/d/1m_jg4sDKlVYNzcvFwiQIAMHA6vd7HyQv_g0FaSxVY0c/viewform
Je vous remercie d’avance d’avoir accepté et consacré quelques minutes pour répondre à cette étude de la manière la plus sincère possible. Je me tiens à votre entière disposition, pour toute information supplémentaire.
Bonjour,
La classe relais Rive Droite de Brest pour le projet intergener@tions était aussi présente dans les 30 actions invitées. Cette classe accueille sur proposition de la CLSA (commission locale de la scolarité alternative) des élèves des collèges environnants. Pour information il existe deux classes relais sur Brest.
Se pose la question de la prime pour les coordonnateurs ... qui n’en ont pas actuellement dans les réseaux ECLAIR. On annonce qu’elle sera triplée en REP+. C’est bien, mais ... 3 fois 0, cela fait 0 !
Faut-il comprendre que les coordos auront enfin droit à cette prime ?
J’ai entendu Thomas Legrand, chroniqueur politique de France-Inter, et j’en ai été éblouie : enfin quelqu’un qui comprend notre vrai problème en ZEP. C’était en décembre et, profitant des vacances, je recherche en vain la trace sur le site de l’OZP. Aussi, je vous la donne :
Il disait, notamment, ceci :
En dehors de tous les outils pédagogiques et même en dehors de toutes les solutions budgétaires en direction des écoles des zones défavorisées, la solution (à moyen terme du moins) est dans l’urbanisme et le logement. Dans le respect beaucoup plus draconien de la loi SRU qui oblige chaque municipalité à tendre vers un taux de 25% de logements sociaux.
Le respect d’une loi sur la construction de logements sociaux pour lutter la dégradation du niveau scolaire ?
Oui, L’inégalité scolaire est d’abord une inégalité spatiale. C’est la mixité, le mélange entre les classes sociales et les origines ethniques (pour ce qui est de la population immigrée) qui créent les conditions d’une relative égalité scolaire. Cette mixité ne peut être réalisée que dans le cadre d’une urbanisation qui favorise les mélanges. Le sociologue, spécialiste de l’urbanisme Jean-Claude Chamboredon –dans les années 70- voulait montrer les limites des effets de la mixité sociale tant vantée. Il disait "la proximité spatiale n’empêche pas la distance sociale"... Mais en matière d’éducation c’est l’inverse. Il est certain qu’un enfant dont les parents ne maîtrisent pas le français a toutes les chances de rater sa scolarité s’il n’est entouré que de ses semblables dans une cité de banlieue parisienne, lyonnaise ou toulousaine. Alors qu’il aurait toutes les chances de la réussir s’il allait en classe à Neuilly, où il n’y a que 3% de logements sociaux !
Le contournement de la carte scolaire par une partie de la population aisée, dans des quartiers où la mixité existe, est attisé par cet esprit de compétition qui ronge l’éducation française et par cette idée que le mélange des populations tire le niveau vers le bas. Les écarts de niveau scolaire entre établissements selon l’environnement urbain est si béant qu’une forme de vertige prend bien des parents à l’idée que leurs enfants se retrouvent en minorité ethnique ou sociale.
La solution pour redresser le niveau scolaire générale est donc entre les mains des ministères en charge de la ville, de l’urbanisme, du logement, de l’aménagement du territoire. Entre les mains de ceux qui sont chargés de faire respecter la loi SRU. Bien plus qu’entre celles du ministre de l’éducation...
Thomas Legrand, France-Inter 04 12 13
Bizarre message pour une jeune enseignante à qui personne n’a jamais dit ça. On ne m’a jamais parlé de ces affaires d’éducation prioritaire, sauf la rumeur : "c’est l’enfer et la prime c’est ridicule". Avec ce que je vis dans mes classes et avec ce que je vois sur votre site, je sais que ce n’est pas l’enfer (pour la prime, la rumeur est juste). Si l’éducation prioritaire c’est vraiment pour les territoires très déshérités, alors il faudrait faire le ménage dans la carte scolaire.
Il manque une parole gouvernementale, ou plutôt deux. Les mouvements revendicatifs dans des RRS et des ECLAIR face aux dotations pour la rentrée 2014 et ces nouvelles déclarations de Bartolone et Leroux sont le résultat d’un flou sur la nature de l’éducation prioritaire.
– Soit il s’agit d’une formule administrative pour gérer l’adaptation nécessaire du système scolaire français à une partie de la population scolaire, disons « les milieux populaires ». Dans ce cas, beaucoup de territoires peuvent revendiquer le maintien ou l’entrée dans l’éducation prioritaire. C’est plus de 20% aujourd’hui, pourquoi pas 25 ou 30 %, ou plus ? Ce serait tout à fait justifié pour une grande partie des territoires ruraux, mais aussi de larges zones dans le Nord-Pas-de-Calais, de Lorraine, du Gard et de l’Hérault… sans oublier la majeure partie de la Seine-Saint-Denis et nombre de banlieues de métropoles françaises.
– Soit il s’agit d’un dispositif provisoire visant à sortir d’un mécanisme négatif cumulant les difficultés sociales et éducatives certains territoires où l’Education nationale ne parvient pas à remplir ses missions premières, ou n’y parvient qu’avec un projet interdegrés et partenarial adapté appliquée par des équipes soudées et déterminées. Là, les effets de stigmatisation sont inexistants – on connait la situation et une étiquette ne change rien – mais l’urgence est grande – même si ça fait des dizaines d’années que ça dure.
Avec des déclarations présidentielles, gouvernementales et ministérielles annonçant une série de mesures tout à fait intéressantes, mais sans avoir rappelé de quoi on parlait, sans avoir défini à nouveau l’éducation prioritaire, les collègues de RRS et d’ECLAIR ont pris ces annonces pour une arrivée massive de moyens.
Et c’est là l’autre parole manquante : l’éducation prioritaire tourne autour d’un projet éducatif local adapté à une situation particulière. Ce n’est pas une distribution de moyens. La mise à disposition de moyens supplémentaires ne peut être que la conséquence technique de mise en œuvre du projet. Et cela n’a pas été dit lors des annonces de relance.
Bartolone et Leroux connaissent la Seine-Saint-Denis mais ne semblent pas savoir ce qu’est l’éducation prioritaire.
L’énoncé fondateur de l’éducation prioritaire serait donc de « donner plus à ceux qui ont moins » ? Cette affirmation de Choukri Ben Ayed doit être relevée car son texte est par ailleurs extrêmement intéressant. Beaucoup de commentaires pourraient être faits, mais restons-en ici à ce point de « départ ».
L’éducation prioritaire n’a pas ces mots pour fondation. La volonté d’Alain Savary et de Christian Join-Lambert lors de leur installation rue de Grenelle au printemps 1981 était de sortir d’un marasme éducatif et social des zones dont on n’admettait pas, jusque là, l’existence même. Pour y parvenir, un projet interdegrés et partenarial de réussite scolaire adapté aux circonstances locales. Voilà l’énoncé fondateur. Les textes réglementaires, les discours d’Alain Savary et les recherches universitaires le prouvent.
Si cette affirmation (qualifiée aussi de « mythologie institutionnelle ») erronée de Choukri Ben Ayed doit être relevée c’est qu’elle entraîne une erreur sur la nature-même de l’éducation prioritaire. Relever cela ne doit pas masquer le grand intérêt du texte, ce n’est que l’un des commentaires possibles qu’il entraîne.
« Donner plus à ceux qui ont le moins » a pour origine un éditorial de François Garrigue, alors secrétaire général du SGEN-CFDT dans la revue « Syndicalisme universitaire » en 1972. Garrigue devait présenter l’idée de ZEP devenue une revendication de ce syndicat. Ayant la plume vive et une volonté de communication, ce professeur d’université spécialiste de la littérature du XVIIIème siècle a visé juste : avec ce titre, dans les jours et les semaines qui ont suivi, la formule fut largement reprise dans la presse nationale. D’où ce sentiment de fondation historique.
Pourtant, la formule est contraire à ce que voulait Alain Savary pour 3 raisons :
– Tout d’abord, il ne s’agit pas de « donner ». Le don est un acte moral gratuit admirable. En 1981, Savary voulait que la réglementation applique le droit constitutionnel du droit à l’éducation. Ce n’était pas le cas, ni en pratique, ni même dans les esprits, y compris à gauche. Il fallut attendre 1995 et le Rapport sur l’égalité dans la République française pour que le Conseil d’Etat admette que l’application du droit à l’égalité dans le domaine éducatif entraîne des modalités dans le fonctionnement du système scolaire selon les territoires.
– Ensuite, donner « le plus » entraîne l’idée d’une dotation particulière, d’un supplément quantitatif, d’un sac de pièces d’or pourrait-on imager la scène. Or, il ne s’agissait pas de cela. Ce qui était nécessaire et urgent, c’était de mettre au point un projet de réussite scolaire adapté à une zone précise, là où l’Education nationale ne parvenait pas à remplir ses missions premières. Le projet entrainait-il des moyens supplémentaires ? On veillerait à y pourvoir. Les moyens supplémentaires – éventuels – ne seraient que la conséquence de la mise en œuvre d’un projet de zone.
– Enfin et surtout, Choukri Ben Ayed le comprendra très bien, définir une population négativement « ceux qui ont le moins » est un délire et un scandale pédagogique. Inutile avec lui de détailler : il suffit de reprendre le combat incessant des universitaires comme Jean-Yves Rochex ou lui pour que les enseignants de ZEP aient la conviction que leurs élèves, en dépit parfois des apparences, peuvent apprendre.
« Donner à ceux qui ont le moins » est une formule triplement dangereuse et n’ayant rien à voir avec l’éducation prioritaire. Sauf qu’elle est passée dans les idées reçues. Dans un texte si intéressant, il n’était pas possible de ne pas relever cette erreur lui donnant le titre « d’énoncé fondateur de l’éducation prioritaire ».
je ne sais pas quelle est la source de ce texte, dont des passages entiers emanent des documents mis en ligne par le ministere mais il oublie de préciser que les indemnités doublées,même pour les 100 rep+ , ce n’est que pour 2015...règle valable y compris pour l’académie de Créteil...
Merci, très bonne initiative, remarquable travail qui va en faire un outil bien utile
Cordialement
PS