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Dans les annexes du rapport Grande pauvreté : Comment reconnaître un enfant pauvre ? - Qu’est-ce que la pédagogie explicite ?

13 mai 2015

[...] Votre école a-t-elle des enfants pauvres ? Extrait du rapport
Quelques signes permettant de repérer les enfants en situation de grande pauvreté
Observations des directrices et directeurs d’école de Pierrefitte
(académie de Créteil, notes prises par l’inspectrice de la circonscription)

- Problèmes vestimentaires (tenues non adaptées à la saison) ;
- Ils n’ont pas d’assurance scolaire ;
- certains élèves sont très fatigués en classe ;
- certains enfants disent dormir dans des voitures, dans des garages (marchands de sommeil) ;
- certains parfois arrivent sans avoir mangé et le disent à leur maîtresse ;
- parfois ils ne peuvent pas participer aux voyages scolaires pour des raisons financières ;
- certains ne peuvent pas payer les photos de classe ;
- certains parents disent arriver en retard pour chercher leur enfant car ils sont en recherche d’emploi ;
- certains parents demandent aux directeurs de les accompagner dans leur démarche administrative ;
- de nombreuses familles en transit sur la ville (hôtels sociaux, recherche de logement) ;
- les familles monoparentales ont des difficultés à accompagner ou venir chercher les enfants qui alors parfois restent dans la rue.

 

La pédagogie explicite : Un exemple tiré du rapport
Des méthodes actives au sein d’un enseignement explicite et structuré
Audition de Roland Goigoux, 17 mars 2015

1. Planification : objectifs bien articulés entre eux ; étapes modestes mais fortement structurées. (La progressivité des apprentissages est définie à partir des caractéristiques de la cognition enfantine dans les domaines considérés)

2. Étayage (ou un guidage) serré de la part de l’enseignant pour garantir la compréhension des notions par les élèves (conceptualisation) et pour faciliter l’apprentissage des procédures et/ou des connaissances visées

3. Clarté cognitive : pour les maîtres qui doivent précisément « savoir où ils vont » et pour les élèves qui doivent progressivement cerner les enjeux d’apprentissage et les procédures à leur disposition. Clarté facilitée par l’énoncé des apprentissages visés et celui des acquis réalisés à chaque étape

4. Régulation de l’attention des élèves, favorisée par une centration sur les informations importantes à comprendre et à mémoriser ; allègement de la charge cognitive en évitant de submerger les élèves par une trop grande multiplicité d’opérations à réaliser en parallèle.

5. Mémorisation : rôle de l’exercice et de l’entrainement favorisant l’automatisation des procédures et la mémorisation à long terme ; rôle des révisions fréquentes, hebdomadaires et mensuelles, des apprentissages effectués et renforcement des prises de conscience (clarté cognitive et métacognition).

6. Caractère exhaustif de l’enseignement : les compétences requises par la réalisation des tâches scolaires (autrement dit leurs préalables) doivent être prises en charge par l’enseignement. (Cf. l’effet socialement discriminant des pédagogies qui présupposent des compétences qu’elles n’enseignent pas).

7. Motivation : pas un préalable, la conséquence d’un sentiment de compétence, généré par des réussites progressives.

Extraits du rapport repris par le Café pédagogique du 13.05.15

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