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Estime de soi et difficultés scolaires, un cercle vicieux ? (The Conversation)

10 septembre Version imprimable de cet article Version imprimable

Estime de soi et difficultés scolaires, un cercle vicieux ?
Auteur
Delphine Martinot
Professeure des Universités en Psychologie Sociale, Université Clermont Auvergne (UCA)

La recherche montre que nous avons tous un fort et perpétuel besoin d’estime de soi, c’est-à-dire de penser que nous avons de la valeur, que nous sommes aimés et approuvés. Les élèves n’échappent pas à ce besoin. En raison de l’importance accordée par la société, les parents ou les enseignants à la réussite scolaire, les élèves qui font face à des difficultés et échecs scolaires, voient leur estime d’eux-mêmes menacée.

Ces élèves risquent de penser qu’ils ne sont pas « quelqu’un de bien ». Il leur sera alors impérativement nécessaire de retrouver de la valeur et, pour cela, ils disposent de mécanismes psychologiques autoprotecteurs. Le gros problème, c’est que chacun de ces mécanismes va nuire à leur motivation autodéterminée, c’est-à-dire venant d’eux-mêmes. Un élève est motivé de manière autodéterminée lorsqu’il choisit librement d’accomplir une tâche scolaire, estime que réaliser cette tâche est intéressant, important et valorisant.

Plus sa motivation est autodéterminée, plus l’élève développera et maintiendra les efforts indispensables aux franchissements des difficultés inhérentes à tout apprentissage. Cette motivation est en quelque sorte l’énergie indispensable au maintien des efforts de l’élève, au dépassement de ses difficultés. La présentation de trois des mécanismes psychologiques autoprotecteurs va mettre en évidence leur impact délétère sur les efforts des élèves.

[...] La description de ces trois exemples de mécanismes d’autoprotection permet de comprendre que l’élève en échec, pour protéger son estime de soi, adopte des conduites qui ne feront qu’accentuer ses difficultés. Il est toutefois possible d’éviter que les élèves recourent à ses mécanismes d’autoprotection. Il faut pour cela les aider à considérer les difficultés, les erreurs et les échecs comme des étapes normales de tout apprentissage, afin qu’elles ne remettent pas en cause leur valeur.

Extrait de theconversation.fr du 07.09.21

 

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