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Stupéfaction chez les Régions de France, oubliées du rapport de l’IGESR sur l’orientation (ToutEduc)

5 novembre 2021

Stupéfaction chez les Régions de France, oubliées du rapport de l’IGESR sur l’orientation

Leur réponse ne s’est pas faite attendre. Les présidentes et présidents de Régions ont fait part de leur “stupéfaction“ dans une lettre adressée au Premier Ministre concernant le rapport annuel de l’IGESR intitulé “L’orientation de la quatrième au master” et dont ToutEduc faisait le compte-rendu ici.

Par les voix de Carole Delga, présidente de Régions de France et de François Bonneau, président de la commission éducation-orientation-formation-emploi, l’association s’indigne d’un rapport qui, en 242 pages, “mentionne à peine la compétence des Régions“. Si celles-ci se sont notamment vu transférer les compétences en matière d’orientation (loi relative à la liberté de choisir son avenir professionnel du 5 septembre 2018), est précisé que “les 24 préconisations de ce rapport, de portée très générale, font totalement l’impasse sur la nouvelle mission des Régions“.

Pour les co-signataires de la lettre envoyée à Jean Castex, les rapporteurs de l’inspection générale sont “prisonniers d’une vision datée, purement nationale“ et invitent à “définir dans un texte de politique générale les attendus ministériels en matière d’orientation, identifier les bonnes pratiques ou former les enseignants à l’orientation“, tandis que “l’interaction avec le monde économique que permet la nouvelle compétence des Régions est passée sous silence“.

Les Régions sont chargées de mettre en œuvre les actions d’information sur les métiers et les filières de formation dans les établissements, collèges et lycées (loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale). Carole Delga et François Bonneau indiquent que “c’est aujourd’hui une responsabilité partagée de l’État et des Régions de fournir cette information aux jeunes de façon équilibrée sur le territoire. Vous le savez bien : les Régions ne sont pas les prestataires d’une politique verticale décidée au sommet de l’État.“

“Ce rapport n’empêche pas, concluent-ils, les Régions de remplir la mission qui leur est confiée par la loi, malgré le cadre et les moyens restreints qui leur ont été affectés en 2018.“ Les Régions de France demandent qu’un message fort soit lancé pour appuyer leur mission auprès des élus et des membres de la communauté éducative, en premier lieu les enseignants.

La lettre ici (PDF)

Extrait de touteduc.fr du 04.11.21

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