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Le baromètre international sur la santé des enseignants de 2021 révèle un nette dégradation du ressenti professionnel chez les enseignants français et une forte demande de travail en équipe et de formation (The Conversation)

17 novembre 2021

La crise sanitaire met la santé du personnel enseignant sous haute tension

[...] Une enquête représentative menée en 2013 auprès des enseignants français écornait l’idée qu’ils allaient mal : une large majorité des enseignants se déclaraient alors satisfaits de leur métier et de leur qualité de vie, même s’ils exprimaient également un certain nombre d’insatisfactions ou de difficultés. Huit ans plus tard, le baromètre international santé/bien-être des personnels de l’éducation, réalisé en mai-juin dernier par le Réseau Éducation et Solidarité et la Fondation MGEN pour la Santé publique, offre une réactualisation opportune de l’état des lieux de 2013.

[...] Au premier rang de ces contrepoids figure le travail en équipe et les échanges avec les collègues, voire les élèves et leurs parents. De fait, par comparaison à 2013, la crise sanitaire pourrait avoir renforcé une prise de conscience, celle de la nécessité du collectif de travail et du lien de confiance entre enseignant et familles. Plus généralement, en filigrane des réponses des enseignants se dessinent certains leviers qui pourraient être, selon eux, actionnés pour promouvoir leur bien-être.

S’il est un besoin qui s’exprime avec vigueur et persistance, c’est celui de la formation : 76 % des enseignants déclarent effectuer des tâches pour lesquelles ils auraient besoin de plus de formation. Les thématiques des formations sollicitées dépendent de l’ancienneté : plutôt pédagogie/gestion des élèves pour les jeunes enseignants, et outils numériques pour les plus expérimentés.

Également, les enseignants plébiscitent non seulement une certaine autonomie d’action, un collectif de travail soudé, une communication verticale fluide, mais aussi une revalorisation salariale du métier, de réelles possibilités d’évolution et une véritable prise en compte de la thématique de la qualité de vie au travail par l’institution scolaire. Notamment, ils mettent en avant des attentes fortes vis-à-vis de la médecine du travail, selon eux quasi-inexistante.

Extrait de theconversation.com du 15.11.21

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