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Des pistes de revalorisation des enseignants : aspects non budgétaires et aspects salariaux (article d’un économiste)

10 février

Le déclassement des enseignants vu par un économiste libéral
" Si le déclassement des enseignants est indéniable, il faut néanmoins le mesurer correctement si l’on souhaite formuler un diagnostic pertinent sur ses causes, et éventuellement tenter d’y remédier. Si le ratio entre le salaire des enseignants et le SMIC n’a cessé de diminuer, c’est en partie pour des raisons économiques structurelles de long terme, en partie à cause de facteurs qui sont communs à l’ensemble de la fonction publique, et enfin pour certaines raisons qui sont spécifiques aux enseignants", explique l’économiste Charles Dennery (EPFL) [École polytechnique fédérale de Lausanne] sur le site Telos-Eu, un site qui se présente comme "réformiste" mais dont le comité éditorial penche à droite. Pour C Dennery le déclassement enseignant est le simple résultat des lois du marché , particulièrement l’absence de gains de productivité et le système de retraite des enseignants. S’ils acceptaient d’y renoncer on pourrait améliorer les salaires en début de carrière. Enfin c’est la faute aux enseignants : ils ont refusé les primes qu’on leur a proposé. Effectivement ce qui sépare les enseignants des autres fonctionnaires de catégorie A c’est la maigreur de leurs primes. Les autres ministères ont versé des primes compensant le gel du point d’indice. Les enseignants aimeraient probablement voir leurs primes grossir. Mais leur "productivité" augmente sans doute moins vite que celle des fonctionnaires des autres ministères... Plus sérieusement le cout salarial des enseignants français est très nettement en dessous de la moyenne OCDE...

L’article

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Extrait de cafepedagogique.net du 09.02.22

 

EXTRAIT DE L’ARTICLE

[...] Quelles pistes de revalorisation ?
Que faire alors pour revaloriser le métier d’enseignant ? Il y a des aspects non budgétaires : la violence autour des collèges-lycées et dans leur sein, les agressions des enseignants par les élèves et les parents, le « pas de vague » pratiqué par les Rectorats, et plus généralement la considération et le respect… Mais pour les aspects salariaux, on ne reviendra pas sur la démocratisation scolaire et la baisse de l’avantage salarial lié au diplôme. Pour ce qui est de la maladie des coûts, il n’est pas forcément impossible de dégager quelques gains de productivité. Avec des établissements plus gros[6], et moins de personnels administratifs ou support, la part des dépenses d’éducation allouées aux enseignants pourrait rebondir. Une refonte du métier d’enseignant, avec moins de cours magistraux, plus d’utilisation du manuel ou des supports numériques, et éventuellement des heures accrues de soutien scolaire, pourrait permettre de faire plus et mieux avec autant ou moins d’enseignants. Cela impliquerait, évidemment, un investissement très conséquent en salles, équipements et logiciels de la part de l’Etat ou des Régions : les gains de productivité nécessitent des investissements et du capital.

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