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Une nouvelle évaluation nationale CP/CE1 traite aussi des effets du dédoublement. Les commentaires du Café et de Touteduc

12 janvier Version imprimable de cet article Version imprimable

Note d’information Depp n° 2021, janvier 2022
Évaluations Repères 2021 de début de CP et de CE1 : les effets négatifs de la crise
sanitaire de 2020 surmontés en 2021

 À la rentrée 2021, l’ensemble des élèves de CP et de CE1 a été évalué en français et en mathématiques (près d’1,6 million d’élèves dans 33 000 écoles) après une année scolaire encore perturbée par la crise sanitaire en 2020-2021.
En début de CP comme en début de CE1, on observe une augmentation de la part des élèves ayant une maîtrise satisfaisante, quel que soit le domaine évalué par rapport à 2020. Les résultats des élèves reviennent au niveau de 2019, voire le dépassent.
En début de CP, les exercices reconnaître des lettres parmi des lettres et associer
un nombre à une position , qui sont régulièrement les moins réussis, enregistrent,
cette année, la progression la plus importante depuis 2020 et même 2019.

En début de CE1, en français les exercices de fluence demeurent les moins bien réussis, bien que les élèves y soient plus performants qu’en 2019. En mathématiques, les élèves restent en difficultés face à la résolution de problèmes et la ligne numérique, malgré des progrès marqués. Le calcul en ligne voit une forte progression de son taux de maîtrise.
Entre 2020 et 2021, ces évolutions s’accompagnent, notamment en CE1, d’une baisse
des écarts des performances entre les élèves de l’éducation prioritaire et ceux scolarisés hors éducation prioritaire, contrairement à la hausse observée en 2020.
En mathématiques, comme les années précédentes, les performances des élèves selon le sexe s’inversent à l’entrée en CE1 au profit des garçons à l’inverse du début de CP.

Extrait de education.gouv.fr de janvier 2022

EXTRAIT
[...] Entre 2020 et 2021, en CP, baisse des écarts de performances entre le public hors éducation prioritaire et l’éducation prioritaire
[...] Les écarts de performances entre les élèves scolarisés dans le secteur public hors éducation prioritaire et ceux scolarisés en éducation prioritaire se réduisent entre 2020 et 2021 après la hausse entre 2019 et 2020 pour atteindre un niveau comparable à 2019 (écarts inférieurs à 1 point sauf en
comparaison de nombres)  figures 3 et 4.
Entre 2020 et 2021, la réduction des écarts est plus importante entre le secteur hors
éducation prioritaire et les REP+ (douze domaines sur quinze voient leur écart se
réduire de plus d’un point et jusqu’à près de 4 points) qu’entre le hors éducation prioritaire et les REP (seulement trois domaines voient une réduction de leur écart dépasser 1 point) (voir Pour en savoir plus - – figure 9).
En CP, entre 2020 et 2021, la baisse des écarts de performances entre le secteur public hors EP et l’EP dépasse même 2 points dans deux domaines : reconnaître des lettres parmi des lettres (- 2,7 points) et comparer des nombres (- 2,3 points). Elle passe même à près de 4 points pour reconnaître des lettres parmi des lettres si l’on compare les élèves de REP+ et ceux du secteur public hors EP.
En mathématiques, les écarts de performances selon le secteur de scolarisation
demeurent les plus élevés pour l’utilisation des nombres, en particulier pour la résolution de problèmes (près de 25 points de différence entre REP+ et public hors éducation prioritaire pour cet exercice, si l’on s’intéresse aux élèves
au-dessus du seuil 2), et les moins importants dans la lecture des nombres entiers (7,3 points) (voir Pour en savoir plus - – figure 15).

 

[...] Entre 2020 et 2021, baisse des écarts de performances entre le public hors éducation prioritaire et l’éducation prioritaire en CE1
En CE1, l’année 2020 avait été marquée par une augmentation des écarts entre les
performances des élèves scolarisés dans le secteur public hors EP et ceux scolarisés en EP.
On observait ainsi une hausse des écarts de plus de 3 points dans cinq domaines évalués en français. La hausse des écarts était moins marquée en mathématiques mis à part pour deux domaines : + 4 points pour lire des nombres entiers et écrire des nombres entiers.
En 2021 on observe par rapport à 2020 une baisse des écarts de performances entre
les élèves du secteur public hors EP et ceux scolarisés en EP qui peut atteindre jusqu’à 4,3 points pour lire des nombres entiers et 4,1 points pour écrire des nombres entiers en mathématiques, et 3,2 points pour comprendre de phases lues seul et 2,8 points pour la fluence ( lire à voix haute des mots et lire à voix haute un texte )
 figures 7 et 8. Cette diminution des écarts est encore plus importante si on limite la comparaison entre élèves de REP+ et élèves du secteur public hors EP (3,8 points pour comprendre de phases lues seul , 3,2 points pour lire à voix haute des mots et lire à voix haute un texte , 4,9 points pour lire des nombres entiers et 4,7 points pour écrire des nombres entiers ) (voir Pour en savoir plus - – figure 16).
En 2021, les écarts en début de CE1 sont en baisse et retrouvent presque les niveaux
observés en 2019, après la hausse de 2020. Ainsi, que ce soit en français ou en
mathématiques, la différence entre les écarts constatés entre le secteur public
hors EP et l’EP en 2019 et en 2021 n’excède jamais 1 point (voir Pour en savoir plus - – figures 24 et 25). Il en va de même lorsque l’on s’intéresse aux écarts entre le secteur public hors EP et les REP+, à la seule exception du domaine écrire des syllabes simples et complexes pour lequel la différence est de 1,1 point entre 2019 et 2021.
Comme les années précédentes les écarts les plus marqués selon le secteur de scolarisation sont constatés en compréhension orale : l’écart atteint 32,3 points en 2021 (contre 34 points en 2020) en compréhension de mots lus par l’enseignant entre REP+ et public hors EP pour les proportions d’élèves présentant une maîtrise satisfaisante (audessus du seuil 2) (voir Pour en savoir plus - – figure 21). Les écarts sont les plus faibles dans le domaine de l’écriture de syllabes ou de
mots (respectivement 12,6 points contre 15,4 en 2020 et 13,2 points contre 16,1 en 2020).
En mathématiques, au sein du secteur public, c’est en résolution de problèmes
que les écarts sont les plus marqués entre les performances des élèves de REP+ et
ceux scolarisés hors éducation prioritaire : écart de 22,1 points entre les proportions
d’élèves présentant une maîtrise satisfaisante (voir Pour en savoir plus - – figure 22).
On observe aussi des différences importantes dans le domaine associer un nombre à
une position (19,4 points). Concernant additionner et soustraire , les écarts
s’élèvent respectivement à 14,7 et 12 points mais sont en baisse de près de 5 points par rapport à 2020 (pas de comparaison possible avec 2019 car ces exercices ont été modifiés en 2020). En géométrie et en calcul mental, les écarts sont respectivement de 11,1 et 12 points.

 

 

Derrière les évaluations nationales, le bilan Blanquer...
"En début de CP comme en début de CE1, on observe une augmentation de la part des élèves ayant une maîtrise satisfaisante, quel que soit le domaine évalué par rapport à 2020. Les résultats des élèves reviennent au niveau de 2019, voire le dépassent", écrit la Depp dans une nouvelle Note publiée le 11 janvier. "Entre 2020 et 2021, ces évolutions s’accompagnent, notamment en CE1, d’une baisse des écarts des performances entre les élèves de l’éducation prioritaire et ceux scolarisés hors éducation prioritaire, contrairement à la hausse observée en 2020". Il faut comprendre que les écarts entre les classes dédoublées de l’éducation prioritaire et les autres sont aussi importants en 2021 qu’en 2019. Un nouveau signe de l’échec de cette politique qui devait, selon JM Blanquer réduire fortement les écarts sociaux de réussite scolaire.

Retour aux résultats de 2019

La Depp (division des études du ministère de l’éducation nationale) publie les résultats des évaluations nationales de début d’année 2021-2022 de Cp et Ce1. Ces évaluations , passées en septembre 2021, ont été imposées par JM Blanquer malgré la résistance de nombreux enseignants. Conçues sur le modèle des standards qui se sont imposées dans l’optique du New Public Management, ce sont des clés de voûte de la politique de JM Blanquer.

La Note montre qu’à la rentrée 2021 les élèves retrouvent en gros les mêmes résultats qu’en 2019. "En début de CP, les exercices "reconnaître des lettres parmi des lettres" et "associer un nombre à une position", qui sont régulièrement les moins réussis, enregistrent, cette année, la progression la plus importante depuis 2020 et même 2019. En début de CE1, en français les exercices de fluence demeurent les moins bien réussis, bien que les élèves y soient plus performants qu’en 2019. En mathématiques, les élèves restent en difficultés face à la résolution de problèmes et la ligne numérique, malgré des progrès marqués. Le calcul en ligne voit une forte progression de son taux de maîtrise". On reste loin du 100% de réussite proclamé en 2017...

Les écarts entre genres

Elle montre aussi comment se construit la supériorité masculine dans l’école. "En mathématiques, on constate un renversement à l’entrée en CE1 par rapport à l’entrée en CP. En effet, à l’image de l’an dernier, les garçons présentent en CE1 de meilleures performances que les filles dans l’ensemble des domaines évalués dans cette discipline à deux exceptions près : la géométrie et le calcul mental. La différence la plus élevée concerne l’addition : 12,8 points d’écart en faveur des garçons si l’on s’intéresse à la proportion d’élèves qui présentent une maîtrise satisfaisante. Pour la soustraction, l’écart est de 6,8 points". C’est à l’école que cet écart apparait.

Des écarts persistants avec l’éducation prioritaire

"Entre 2020 et 2021, ces évolutions s’accompagnent, notamment en CE1, d’une baisse des écarts des performances entre les élèves de l’éducation prioritaire et ceux scolarisés hors éducation prioritaire, contrairement à la hausse observée en 2020", note la Depp. En CE1, "En 2021 on observe par rapport à 2020 une baisse des écarts de performances entre les élèves du secteur public hors EP (éducation prioritaire) et ceux scolarisés en EP qui peut atteindre jusqu’à 4,3 points pour "lire des nombres entiers"et 4,1 points pour "écrire des nombres entiers" en mathématiques, et 3,2 points pour "comprendre de phases lues seul" et 2,8 points pour la fluence ("lire à voix haute des mots" et "lire à voix haute un texte"). Cette diminution des écarts est encore plus importante si on limite la comparaison entre élèves de REP+ et élèves du secteur public hors EP (3,8 points pour "comprendre de phases lues seul", 3,2 points pour " lire à voix haute des mots " et lire à voix haute un texte", 4,9 points pour "lire des nombres entiers" et 4,7 points pour "écrire des nombres entiers").

Mais ce que montre surtout la Depp, par exemple dans le graphique 7, c’est que les écarts de performance retrouvent en 2021 le même niveau que ceux de 2019. Ils sont toujours bien là et peuvent être très importants (27 points pour comprendre des mots à l’oral, 18 points pour comprendre des phrases, 19 points pour la résolution de problème, 15 points pour placer un nombre sur une ligne par exemple). Pour pas mal d’entre eux ils ont même augmenté entre 2019 et 2021.

A quoi servent les dédoublements ?

Dans ce cas on peut se demander où sont les progrès apportés par les dédoublements ? Cette politique fort coûteuse (plus de 10 000 postes) est l’étendard de la politique sociale du gouvernement. Or elle n’a pas fait ses preuves 4 ans après son déploiement. C’est quelque chose qui est déjà apparu dans une autre évaluation Depp publiée en septembre 2021. On pouvait voir que le niveau des élèves de milieu populaire non scolarisés en éducation prioritaire était l’équivalent de ceux scolarisés en Rep et Rep+. L’évolution était aussi la même. Il n’y avait donc pas de gain à être scolarisé dans une classe dédoublée. La politique de dédoublement s’affirme de plus en plus comme une erreur de ce ministère. En tous cas elle ne règle pas à elle seule la question des inégalités sociales de réussite.

Et à quoi servent ces évaluations ?

La Note Depp évacue aussi une autre question. Celle de l’utilité de ces évaluations. Elles entrent bien sûr dans un modèle de gestion du système éducatif importé d’Amérique où il a été largement amendé et remis en question. Mais que pensent les enseignants de ces évaluations ? En principe elles devraient permettre à l’enseignant de découvrir les difficultés des élèves et d’y remédier. En fait, selon Une autre étude Depp c’est à peine la moitié des enseignants qui lui reconnaissent une certaine influence. Seulement 30% la juge utile pour découvrir des difficultés d’élèves. Elle sert surtout pour se justifier lors de rencontre avec les parents (65% des professeurs) mais sert très peu entre enseignants (27% en conseil d’école). Les seuls professionnels qui s’en servent sont les IEN qui déclarent à 90% qu’elle sert pour le plan de formation.

François Jarraud

Extrait de cafepedagogique.net du 12.01.22

 

Malgré les dédoublements, les écarts entre hors et en éducation prioritaire majoritairement en hausse entre 2019 et 2021 (DEPP)

“Les résultats des élèves reviennent au niveau de 2019, voire le dépassent“, explique la DEPP dans sa dernière note consacrée aux “évaluations repères“. En 2021, en début de CP comme en début de CE1, “on observe une augmentation de la part des élèves ayant une maîtrise satisfaisante, quel que soit le domaine évalué par rapport à 2020“, poursuit le service statistique de l’Education nationale.

Ces évaluations souhaitent permettre “aux professeurs de bien apprécier les acquis des élèves, afin de pouvoir remédier le plus vite possible aux besoins de chaque élève“. Mais si la note s’intitule à juste titre “les effets négatifs de la crise sanitaire de 2020 surmontés en 2021“, il n’en est pas de même au regard de l’année 2019, année “classique“ (ante-pandémie) et dont la comparaison avec 2021 permet de discerner les effets de la politique ministérielle en cours, à savoir les dédoublements de classe en GS, CP et CE1.

Globalement, en 2021 au CP, selon le service statistique de l’Education nationale, en français “la réussite des élèves revient au moins à un niveau similaire à celui de 2019, voire le dépasse d’au moins un point pour ‘connaître le nom des lettres et le son qu’elles produisent‘ (+ 1,3 point) et ‘comprendre des mots lus par l’enseignant‘ (+ 1 point)“, “l’exercice de reconnaissance des lettres connaît même une progression de 5 points“.

En revanche la DEPP ne mentionne pas les items “Comprendre des phrases à l’oral“ et “Comprendre des textes à l’oral“ dans lesquels la proportion d’élèves présentant une maîtrise satisfaisante diminue (- 0,7 et – 0,1 point).

En mathématiques, en 2021, “la réussite des élèves revient au moins à un niveau comparable à celui de 2019, voire supérieur“ apprend-on également, même si “ ‘lire des nombres‘ et ‘quantifier des collections‘ présentent des niveaux de maîtrise stables“ sur la période et “reproduire un assemblage“ voit ses résultats légèrement baisser (- 0,3 point).

Au CE1, toujours en 2021, le niveau de maîtrise des élèves en français est “au moins équivalent à celui de 2019“. Les proportions sont en effet supérieures, mais assez faiblement, seul l’exercice de lecture à voix haute de mots connaît une forte progression (+ 2,3 points). En mathématiques en revanche, “la réussite des élèves en 2021 est en hausse et devient même supérieure à celle observée en 2019 dans tous les domaines.“

Mais qu’en est-il des écarts entre REP/ REP+ et zones non prioritaires ? Comment ont-ils évolué ? Au CP, la DEPP explique longuement que “les écarts de performances entre les élèves scolarisés dans le secteur public hors éducation prioritaire et ceux scolarisés en éducation prioritaire se réduisent entre 2020 et 2021 après la hausse entre 2019 et 2020 pour atteindre un niveau comparable à 2019 (écarts inférieurs à 1 point sauf en comparaison de nombres).“

Des écarts qui augmentent pourtant en français, notamment en “compréhension des mots à l’oral“ (+ 0,4 point), en “compréhension des phrases à l’oral“ (+ 0,9 point) mais également pour comprendre un texte à l’oral, manipuler des syllables ou des phonèmes.. Seule la comparaison des suites de lettres voit son écart de performance en français en CP entre élèves scolarisés dans le secteur public hors EP et élèves scolarisés en EP diminuer de 0,3 point en deux ans.

En mathématiques, idem, l’écart progresse pour la lecture et l’écriture des nombres entiers, la quantification de collections, la reproduction d’un assemblage.. Il diminue fortement en comparaison des nombres (- 2 points) et très légèrement pour placer un nombre sur une ligne numérique (- 0,2 point).

Au CE1, le constat est le même. En français, entre élèves scolarisés dans le secteur public hors EP et élèves scolarisés en EP, l’écart de performances augmente en écriture des syllabes simples et complexes ou en écriture de mots, en lecture ou en compréhension. Seule la compréhension des phrases lues voit son écart de performance se réduire de 0,5 point entre 2019 et 2021. L’écart de performances pour comprendre les mots à l’oral est de 25,3 points en 2021 entre élèves hors EP et REP/REP +, supérieur de 0,2 point à celui de 2019.

“Comme les années précédentes, ajoute le service statistique de l’Education nationale, les écarts les plus marqués selon le secteur de scolarisation sont constatés en compréhension orale“, avec un écart qui atteint 32,3 points en 2021 en compréhension de mots lus par l’enseignant entre REP+ et public hors EP pour les proportions d’élèves présentant une maîtrise satisfaisante (au-dessus du seuil 2).

En mathématiques sont constatées des hausses (pour 5 items) tout comme des baisses d’écarts (pour 3 items). L’écart de performances entre EP et élèves hors éducation prioritaire est de 17,6 points en 2021 pour résoudre des problèmes. Il était de 16,7 points en 2019.

La DEPP précise qu’en mathématiques “au sein du secteur public, c’est en résolution de problèmes que les écarts sont les plus marqués entre les performances des élèves de REP+ et ceux scolarisés hors éducation prioritaire“ avec un écart de 22,1 points entre les proportions d’élèves présentant une maîtrise satisfaisante en 2021, contre 21 points en 2019.

En septembre 2021, près de 1,6 million d’élèves de 33 000 écoles publiques et privées sous contrat, entrant en cours préparatoire (CP) ou en cours élémentaire première année (CE1) ont passé une évaluation standardisée sur support papier.

La note de la DEPP ici

Extrait de touteduc.fr du 12.01.22

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