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Les parents des élèves de CP et CE1 en éducation prioritaire ont ressenti plus difficilement le confinement mais se sont plus impliqués que les autres (Depp)

27 janvier

Confinement et fermeture des écoles au printemps 2020 : le vécu des familles d’enfants scolarisés en CP et en CE1
Depp, Note d’information 22.03, janvier 2022

Extrait de education.gouv.fr de janvier 2022

 

Note du QZ : Contrairement à son habitude le site de l’OZP n’a pas cru nécessaire de publier des extraits concernant l’éducation prioritaire car la comparaison entre le hors éducation prioritaire, l’éducation prioritaire et le privé occupe l’ensemble de la note d’information. Nous ne reproduisons donc que les en-tête des paragraphes et le dernier paragraphe :

Des parents qui en très grande majorité ont consacré davantage de temps à leurs enfants
Un confinement vécu plus difficilement par les familles en éducation prioritaire
Des parents qui se sont très majoritairement mobilisés pour accompagner leurs enfants dans le travail scolaire
Selon les parents, les principales difficultés des enfants pour travailler étaient l’autonomie et la motivation mais c’est moins souvent le cas en éducation prioritaire
Les principales difficultés des parents : motiver leurs enfants et s’organiser
Des familles qui estiment très majoritairement que leurs enfants ont maintenu leur niveau d’acquisition, voire progressé
La moitié des parents davantage stressés par rapport au retour à l’école contre seulement un quart des élèves
Une communication et des échanges avec l’école qui sont plus fréquents pour un parent sur deux

Un niveau de confiance très élevé pour la scolarité de leur enfant
Enfin, malgré un contexte particulier, la grande majorité des parents d’élèves interrogés se déclarent confiants pour la scolarité de leur enfant en CP ou en CE1, quel que soit le secteur de scolarisation (voir « Pour en savoir plus » – figure 10). Si l’on agrège les modalités de réponse « plutôt confiant » et « très confiant », le niveau de confiance pour la scolarité des enfants est très élevé, puisqu’il est supérieur à 86 % quel que soit le secteur de scolarisation.

 

Confinement : Le soutien des professeurs n’a pas fait défaut
"Quel que soit le secteur, selon les parents, la quantité de travail donnée par les professeurs était globalement adaptée et le soutien des professeurs n’a pas fait défaut", pendant le confinement, estime la Depp dans une nouvelle étude sur le confinement et la fermeture des écoles au printemps 2020. Cette affirmation s’appuie sur la consultation de 22 628 familles. Elle arrivera peut-être à faire oublier la campagne de prof bashing lancée lors du déconfinement sur les "milliers" de professeurs qui avaient disparu. Campagne alimentée à l’époque par des déclarations ministérielles. Selon la Depp, "les parents ont réaménagé leur temps afin de s’occuper davantage de leurs enfants, que ce soit pour leur travail scolaire ou leurs loisirs. Le confinement a été vécu plus difficilement par les familles en éducation prioritaire en termes d’effets psychologiques et en termes de conditions matérielles mais pas dans les relations avec l’école... Sept sur dix considèrent que leur enfant a progressé et un sur deux qu’il a acquis de l’autonomie ou découvert de nouvelles méthodes d’apprentissage. Pendant cette période, les principales difficultés rencontrées par les enfants pour travailler ont été, selon leurs parents, le manque d’autonomie et de motivation".

Extrait de cafepedagogique.net du 27.01.22

 

La période de confinement a mis en évidence la grande implication des parents d’élèves en éducation prioritaire (DEPP)

Quels impacts la période de fermeture des écoles, au printemps 2020, a-t-elle eu sur les familles et les enfants scolarisés en CP et CE1 ? La note que publie la DEPP ce 25 janvier au vu des réponses apportées par 22 628 familles confirme le fait "que les familles les plus défavorisées investissent beaucoup de temps à l’aide au travail scolaire en primaire, notamment les mères les moins diplômées", comme d’autres études l’avaient déjà montré*.

"Plus de 97 % des familles indiquent que leurs enfants ont effectué du travail scolaire donné par leur professeur durant la période de fermeture de l’école", et ils sont près de 3 sur 4 à avoir donné du travail supplémentaire, notamment en éducation prioritaire (77 % contre 73 % dans le public hors éducation prioritaire et 68 % dans le privé). Autre enseignement, si 40 % des parents estiment que "la capacité à travailler en autonomie et le manque de motivation" ont été "les principales difficultés
rencontrées par les enfants", "c’est bien moins le cas en éducation prioritaire" (30 %) que dans le secteur privé (49 %). En revanche, les difficultés matérielles sont beaucoup moins souvent citées, "seulement un parent sur dix pointe le manque de matériel nécessaire pour travailler ou le manque de soutien du professeur et moins de 8 % estiment que leur enfant a éprouvé des difficultés pour comprendre les travaux donnés par le professeur ou qu’il a souffert d’un manque de place au domicile."

Mise à part l’aide à la compréhension des travaux demandés, pour laquelle ce sont les parents de l’éducation prioritaire qui ont été légèrement plus en difficulté (10 % contre 6 % dans le public hors éducation prioritaire et 5 % dans le privé), ce sont les parents dont l’enfant est scolarisé dans le secteur privé qui ont eu le plus de mal pour toutes les autres dimensions interrogées : motiver l’enfant (29 %), s’organiser face à la charge de travail variable (20 %), l’aider ou vérifier ce qu’il fait (19 %), planifier le travail scolaire (18 %). Près de 50 % des parents estiment que leur enfant a gagné en autonomie durant cette période, (61 % en éducation prioritaire pour 49 % dans le public hors éducation prioritaire et 43 % dans le privé). En revanche, aux dires des parents, les enfants en éducation prioritaire auraient vu leur niveau de stress augmenter durant cette période (27,5 % vs 24 % dans le public hors éducation prioritaire et 20,5 % dans le privé.

A noter que "près de 70 % des parents affirment que la quantité du travail donnée par le professeur était adaptée. Environ 10 % d’entre eux considèrent qu’elle était trop légère et 20 % estiment qu’elle était trop lourde."

Pour faciliter la lecture de cette présentation succincte, les pourcentages ont été arrondis.

* voir INSEE première n° 996 de 2004, ici

Extrait de touteduc.fr du 25.01.22

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