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Quelle place pour les fondamentaux à l’école ? Claude Lelièvre dans Les Cahiers

2 mars

Quelle place pour les « fondamentaux » à l’école ?
Lire, écrire, compter, et éventuellement respecter autrui : enseigne-t-on suffisamment ces « fondamentaux » en France ou faut-il les renforcer ? Qu’en dirait Jules Ferry, indépassable référence pour certains qui pourtant ne le connaissent pas vraiment ? Et si ce qu’on entend par « fondamentaux » était moins évident qu’il n’y parait ? Antidote à des idées reçues trop bien ancrées sur le sujet.

Renforcer la place des « fondamentaux » à l’école primaire pour ne pas se disperser.
Cette orientation est portée en ce XXIe siècle non seulement par des candidats d’extrême-droite à l’élection présidentielle, mais aussi par des candidats appartenant à la mouvance politique des « Républicains ». Cela avait été le cas par exemple de François Fillon à celle de 2017, c’est le cas de Valérie Pécresse pour celle de 2022. « Augmenter en primaire de deux heures par semaine l’enseignement du français, une heure par semaine celui des mathématiques. Cela permettrait d’arriver à 50% de français et 25 % de mathématiques en CP-CE1-CE2 » a-t-elle déclaré au Figaro dès le 11 octobre 2021. Et elle a réitéré depuis plusieurs fois cette orientation « fondamentale » pour elle, notamment lors de son « grand meeting » du 13 février 2022.

Cette proposition d’augmenter nettement les horaires dévolus à l’enseignement du français et des mathématiques à l’école élémentaire ne peut que susciter un vif étonnement si on a bien en tête ce qu’il en est dans la plupart des pays.

Les données que l’on peut lire dans Regards sur l’éducation de 2021 (une publication de l’OCDE) sont sans appel. Le pourcentage des horaires hebdomadaires d’enseignement dévolus à « la lecture, l’expression écrite et la littérature » d’une part et aux mathématiques d’autre part sont nettement plus élevés en France (respectivement 38 % et 21 % ) que pour la moyenne des pays de l’OCDE (25 % et 17 % ) ou pour la moyenne des vingt-deux pays de l’Union européenne (26 % et 17 % ).

Et cela, alors même que le nombre d’heures annuel de temps de classe dans l’enseignement primaire est plus élevé en France (864 heures) que pour la moyenne des pays de l’OCDE (807 heures) ou pour la moyenne des vingt-deux pays de l’Union européenne (766 heures).

Extrait de cahiers-pedagogiques.com du 01.03.22

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