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Thèse. Développement des processus inférentiels chez l’enfant de 8 à 11 ans lors d’une activité de compréhension en situation de lecture, par Hélène Guinet, 2023 (en partie dans des écoles REP de Trappes)

14 décembre 2023

PRETA Développement des processus inférentiels chez l’enfant de 8 à 11 ans lors d’une activité de compréhension en situation de lecture

Auteur(s) : GUINET Hélène

Date de soutenance : 2023

Thèse délivrée par : Université Paris 8

Section(s) CNU : section 16 : Psychologie, psychologie clinique, psychologie sociale

Sous la direction de : Carine ROYER & Sabine GUÉRAUD

Jury de thèse : Emmanuel SANDER ; Florence BARA ; Nathalie BLANC ; Hélène LABAT

"Comprendre un texte, c’est être capable de construire une représentation cohérente de la situation évoquée par le texte, qui repose essentiellement sur l’habileté à produire des inférences. Les études réalisées chez les enfants rapportent une augmentation quantitative et qualitative de cette compétence au cours du développement (i.e. Ackerman, 1986 ; Casteel, 1993 ; Paris & Lindauer, 1976). Cependant, les chercheurs se sont longtemps intéressés au produit de la compréhension et à l’influence de facteurs spécifiques sur cette représentation mentale une fois construite, si bien qu’ils n’ont permis d’apporter que des explications partielles. De ce fait, plusieurs hypothèses explicatives co-existent sans qu’aucune soit consensuellement partagée et considère le fonctionnement au moment où les processus opèrent. Ce travail de thèse se propose ainsi d’approfondir les connaissances sur le fonctionnement des processus inférentiels au cours du développement. Pour répondre à cet objectif, nous avons choisi d’aborder la production d’inférences sous l’angle des processus et d’examiner dans quelle mesure les facteurs qui impactent ce fonctionnement peuvent expliquer les différences de performances avec l’avancée en âge. Nous avons ancré notre réflexion au sein du modèle RI-Val (Cook & O’Brien, 2014, 2015 ; O’Brien & Cook, 2016a, 2016b) qui présente l’avantage de décrire l’ensemble des processus menant à l’instanciation d’une inférence au sein du modèle de situation (i.e. activation, intégration, validation). Le déroulement de ces processus automatiques et continus est conditionné par l’intervention de deux facteurs : la rapidité d’accès aux informations sémantiques et la position du lecteur au sein du déroulement des trois processus au moment où il se déplace dans sa lecture (i.e. seuil de cohérence). Notre travail porte sur le développement des processus inférentiels chez l’enfant âgé de 8 à 11 ans, lors d’une situation de lecture, et cherche à examiner dans quelle mesure ces deux facteurs permettent d’expliquer le développement des performances inférentielles. Nous suggérons un rôle différent des facteurs au cours du développement : la vitesse d’accès aurait un rôle plus important dans l’explication des performances chez les plus jeunes, tandis que la capacité à déplacer le seuil de cohérence aurait un rôle plus important dans l’explication des performances chez les plus âgés. Deux études ont été menées pour étudier d’une part le processus d’activation et le rôle de la rapidité d’accès aux informations, et d’autre part le processus de validation et le rôle de la capacité à déplacer le seuil de cohérence sur la manière dont une inférence peut être instanciée au sein du modèle de situation. Chaque étude comporte trois types d’analyses : longitudinale, transversale et par clusters selon les compétences langagières de l’enfant. Les résultats obtenus mettent en évidence un effet de la vitesse d’accès significatif chez les enfants de CM1 et chez les enfants présentant un bon niveau de vocabulaire, ce qui souligne l’étroite relation entre la construction du réseau sémantique et la rapidité d’accès à ces informations. Le rôle de la capacité à déplacer le seuil de cohérence sur les performances inférentielles serait plus tardif dans le développement et dépendrait à la fois des caractéristiques du texte et de la tâche (i.e. indices contextuels et objectif de compréhension). Dans l’ensemble, ces résultats corroborent un fonctionnement inférentiel chez l’enfant en trois processus tels que décrits par le modèle RI-Val et permettent également d’apporter des pistes d’explication concernant l’augmentation des performances au cours du développement, selon la rapidité à rendre les informations disponibles et la capacité à prendre en compte une inférence activée au sein du modèle de situation. Ils interrogent néanmoins sur la manière dont le modèle peut rendre compte du développement des capacités inférentielles et apportent des pistes de réflexion dans une perspective pédagogique."

Je tiens également à remercier les différents partenaires du projet ANR, les inspectrices
et inspecteurs de l’Éducation Nationale, ainsi que l’ensemble des écoles qui ont accepté de
participer et sans lesquelles notre recherche n’aurait pas pu aboutir : les écoles [REP] de Trappes (Jean
Cocteau, Irène Joliot-Curie, Louis Pergaud, George Sand, Stendhal), de Levallois (Buffon,
Anatole France, Saint-Exupéry, George Sand, Françoise Dolto), de Domont (Pierre Brossolette,
Gabriel Péri), de Bouffémont (Les Hauts-Champs), d’Ivry (Jacques Solomon) et de Paris 11e
(Godefroy Cavaignac). Je tiens à saluer l’accueil qui m’a été réservé par les chefs de ces
établissements et l’ensemble du personnel enseignant et leur sais gré de leur flexibilité
d’organisation et surtout de leur intérêt pour notre recherche de

https://hal.science/tel-04315530v1/document

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